Adimiron - Timelapse

 

Originaire du pays de la pizza et du bunga bunga, Adimiron est la groupe de progressif européen qui monte doucement. Après des tournées avec Death Angel, Vader, Obituary, Annihilator ou encore The Ocean en Europe et Suffocation aux USA le groupe a publié Timelapse, son quatrième album, en novembre dernier via Scarlet Records (DGM, Necrodeath, Whyzdom).

On a tendance à assimiler le metal moderne au djent ces derniers temps. Il faut dire que les transfuges de Meshuggah sont désormais légions et polluent une scène qui n'a pas besoin d'autant de rythmique syncopée. Pourtant le metal moderne peut être original, inventif et se tenir loin du metalcore ou du djent.

Arno Strobl (Carnival In Coal, We All Die (Laughing))avait dit dans Rock Hard à propos de Back To Where You've Never Been (2013), le dernier Hacride, que sa direction musicale pleinement dans l'ère du temps mais tout à fait personnelle, ferait sans nul doute des émules. Et à l'écoute de Timelapse, quatrième album des italiens d'Adimiron on ne peut que lui donner raison.Entre le thrash, death, l'ambiant et le progressif le quartet ne sais pas vraiment vers quoi son cœur balance faisant de Timelapse un grand melting pot de metal moderne puissant.

L'on pense parfois à Darkane et leur album Layer Of Lies dans cette approche résolument avant-gardiste du thrash. Tandis que « The Giant And The Cow », « Liar's Paradox » (sur lequel le groupe appose des sons dissonants assez désagréables et doté d'un break qui rappelle Opeth) et « The Burning Of Methuselah » (qui lorgne du côté de nos compatriotes de Gojira sur la fin) sont plus death metal, permettant à Federico Maragoni de placer des blast beats de méchants (grr!).

Si l'influence de Meshuggah est indéniable, à l'instar de nos chers compatriotes d'Hacride les « ritals » ne l'utilisent pas comme unique référence. C'est un tapis qui leur permet de créer et de poser des rythmiques changeantes, preuves de leur passé purement prog.

Timelapse a de quoi plaire aux fans de metal moderne mais aussi aux fans de thrash à la Darkane ou de progressif rentre dedans. Un bel ouvrage qui évite les pièges de ses contemporains.