ADX - Ultimatum

ADX, un nom qui parle aux plus âgés des fans de metal français. Un son qui ramène forcément au début des années 80 alors qu'on se base sur la NWOBHM pour l'accélérer et inventer un style aujourd'hui complètement disparu : le speed metal. Après quelques soucis ces derniers temps entre des problèmes de santé pour Dog (batterie) et le départ du bassiste Klod nous étions en droit de nous demander si ADX résistait encore et toujours à la mode et à la sénilité.

Déjà avec une pochette comme celle d'Ultimatum impossible pour les fans d'être perdus. On retrouve la guillotine chère à nos passionés d'histoire. Immortel l'album précédent avait légèrement déçu, la faute à un chant pas des plus appliqués.

Pourtant Phil s'il n'a plus les gueulantes suraigues d'antan reste un très bon chanteur. Comme il le prouve à nouveau sur Ultimatum dès Commando Suicide, qui fait suite à la Division Blindée. Son refrain des plus simples risquent de faire un tabac en live et voilà le disque vraiment lancé après l'intro éponyme.

Le chant est beaucoup plus propre et mieux maîtrisé sur ce nouvel album, Phil nous gratifiant même de quelques parties plus rentre dedans sur quelques passages (Caresse Du Tyran,). On retrouve le ADX qu'on aime (ou pas d'ailleurs) avec des speederies rappelant toujours un peu les premiers Helloween (Commando Suicide, Paracelse, La Caresse Du Tyran, Divine Menace).

Betov et PY se lancent dans d'excellentes parties de guitares, comme ce solo à la tierce sur Red Cap. Loin de se cantonner à la vitesse, le quintet délivre des mid tempo tout aussi efficaces avec Brave Des Braves et Le Dernier Carré. Le refrain de ce dernier étant l'un des meilleurs de l'album. Niveau refrain on retiendra aussi celui de 1572, plus envolé. Avec Les Coeurs Eteints ADX propose même une sorte de power ballade sur laquelle s'invite une gratte acoustique. La prod est très bonne et met en avant la basse du nouveau venu Julien Rousseau (ex Fallen Joy).

En guise de « bonus » les « darrons » ont réenregistré King Of Pain de leur album en anglais Weird Visions et sans l'information dur dur de savoir que ce titre a été écrit en 1990.

Alors certes les textes en français d'ADX auront toujours un aspect désuet mais force est de reconnaître qu'en jouant le heavy metal qu'il a toujours affectionné (en a-t-il vraiment besoin?) le quintet frappe encore là où ça fait mal.

Le metal francophone est loin d'être mort.