Alcatraz 2017 - Jour 1

L’Alcatraz Festival ouvre son édition 2017 et par là même n’oublie pas de célébrer ses dix années d’existence avec une seconde scène baptisée la Swamp Stage (sous chapiteau).  Toujours situé sur les terres de Courtrai en plein milieu du campus étudiant, le cadre est définitivement un endroit cool à retrouver. Un festival à taille humaine, une programmation toujours sélective et éclectique. C’est sous le regard de l’officier Nice (dessinée par Ed Repka, créateur de la mascotte de Megadeth) que le festival s’embrase, Metal Cunt était sur place afin de partager avec vous cette nouvelle édition. Let’s go!

 
Pour ce premier jour huit groupes se succéderont sans aucun temps mort et les deux scènes, suffisamment proche, permettent d’assister au show sans quasiment rien louper de chaque prestation. Dyscordia, groupe de Courtrai a la lourde tâche de lancer le festival. Avec un EP et deux albums dont le dernier est nommé World In Ruins. Le groupe s’en tire vraiment bien, absolument pas intimidé par le lieu et l'enjeu.



Dyscordia
lâche son Heavy Prog Mélodique pendant quarante minutes. Une des particularités de Dyscordia est d’avoir trois guitaristes et leur complémentarité se fait clairement entendre donnant une ampleur épique appréciable. j’ai de plus pour ma part beaucoup apprécié la rage des grunts envoyés par Stefan Segers officiant également à la gratte rythmique. Une belle entrée en matière et à compter le nombre de tee-shirt arborant le logo de Dyscordia le public ne s’y trompe pas, Dyscordia est entrain de se faire une belle place dans le coeur des fans.


18h10 migration vers la Swamp Stage pour se prendre en pleine figure Evil Invaders, et la aussi les tee-shirt à l’effigie du logo sont plutôt nombreux. Une énergie énorme se dégage du groupe Belge. Evil Invaders envoie du Speed/Trash comme à l’époque d’Exodus, Onslaught ou Overkill. Pas de prise de tête, on branche et on joue.


ET pour jouer sa joue... le groupe est dans son élément sur scène et distille sa set-list de façon ultra dynamique et carrée. Dommage que le son
pour l’heure trop agressif sous le chapiteau (manque de basse...) altére un peu le rendu de la prestation du quatuor car les gars arpentent la scène de long en large faisant le boulot au niveau du jeu et dans la relation avec la fosse. Bref, le temps qui leur était alloué passe assurément trop vite. 

Le vent capricieux et les soucis techniques viendront perturber le set des Danois de Pretty Maids. Le malheureux Ken Hammer fera d’incessant A/R backstage afin de solutionner ses soucis de guitare qui amèneront le groupe à stopper le set pendant quelques minutes, le temps à Rene Shades de faire réagir le public sous les notes de riffs de basse mondialement connues. Néanmoins le live est frais, Ken et le groupe n’en perdant pas leur fun et leur enthousiasme.

Passage au stand des rafraichissements et me voici devant Hell. j’essaie de rentrer mais le son encore agressif me fait reculer et là... je me prends une claque phénoménale, le son est meilleur hors du chapiteau, presque top. Hell livrera à mon sens le meilleur live de la journée et surement une des meilleures prestations du festival. David Bower, le prêtre/chanteur est d’un charisme incroyable, il vampirise son auditoire, faisant preuve d’une fougue et d’une maitrise totale du côté thêatrale de Hell sur scène. C’est totalement grisant, on en redemande mais c’est déja fini.

C’est au tour de krokus de s’emparer de la main stage et les Suisses vont faire un show de très bonne facture. Energique, bouillonnant, le combo distille ses riffs HardRock’n roll. On tape du pied, on bouge la tête et d’évidence le groupe prends son pied à refouler une scène sur le territoire Belge.


Ma petite pause au stand Friet On Desire m’empêchera d’assister au live des deux ex-guitaristes de Merciful Fate, Michael Denner et Hank Shermann,  mais de ce que j’ai entendu, le public nombreux semblait comblé.

Ghost s’emparera de la scène alors que la nuit se pose sur le site de l’Alcatraz. Le parterre est copieusement rempli et compte bon nombre de fans arborant maquillage et déguisement Emeritusien en avant. Le live se déroule sans fausse note, l’ambiance est là, les nouvelles Nameless Ghouls sont en bonne forme et taquines avec le public.


Papa Emeritus semble lui un peu absent sur les premiers titres avec une voix fatiguée sur les deux premiers, mais il reprend possession de ses ouailles à la présentation des deux Sisters Of Sin du soir. Niveau set-list, pas de surprise, le choix des titres est le même que pendant la dernière tournée mais ne boudons pas notre plaisir, le live fût addictif tant la musique de Ghost est vorace de nouvelles âmes. Quelques feux d’artifice viennent ponctuer le final de « Monstrance Clock » au moment où je reprends le chemin de la Swamp Stage.


Malgré les très nombreuses poubelles en mode tri sélectif mise à la disposition des festivaliers, c’est un slalom entre les verres en plastics, les déchets de nourriture... le sol est une déchetterie... Vraiment dommage à une époque où le principe des eco-festivals a prouvé sa fiabilité que le public ne joue pas le jeu, c’est pourtant si simple d'utiliser une poubelle...!

Dirkschneider clôt cette première soirée et l’heure et demie qui lui est octroyée sera riche en testostérone. Avec Dirkschneider, on retrouve les grands standards de la période du chanteur avec Accept. Ne voulant plus jouer de morceau d’Accept en live avec son autre groupe U.D.O (au line up identique!) ce dernier créé et met en place Dirkschneider pour ôter toute confusion pendant les lives d’U.D.O et contenter les fans toujours friands des titres du frontman d’avec ses copains d’avant. « Metal Heart », « Midnight Mover », « Restless and wild »... vont débouler sans coup férir et entendre les titres de cette période est toujours un bonheur.  Fidèle à son habitude, le frontman ne bouge que très peu mais envoie encore beaucoup d’énergie. Sa voix rocailleuse semble être figée dans l’éternité tant son timbre reste le même qu’aux grandes heures d’Accept.



Fin de cette premiére journée... allez au dodo!