Avenged Sevenfold- The Stage

Ce nouvel opus d’Avenged Sevenfold a débarqué un jour dans le plus grand secret, annoncé aux U.S.A au détour d’un live, sans tapage médiatique, sans extrait, mais il est là et compte bien marquer cette fin d’année 2016.
The Stage est le septième album du groupe Américain et autant vous le dire d’entrée, cet album va en surprendre plus d’un (moi le premier...), d’un côté musicalement parlant, car le combo s’aventure dans des sphères musicales inédites et aussi une première pour le groupe d’Huntington Beach, en la présentation d’un concept album qui comme l’annonce la pochette, une vision futuriste du monde, de la condition de l’Homme face à la machine et ses évolutions. La Deathbat, emblème du combo Californien est encore bien là mais subtilement enchevêtrée dans une nébuleuse à l’aura encore incertaine. Que nous révèle donc ce visuel accrocheur et énigmatique.  
 
Line up
 
M. Shadows - Vocals
Synyster Gates - Lead Guitar
Zacky Vengeance -Guitar
Johnny Christ - Bass
Brooks Wackerman - Drums
 
Avenged Sevenfold a toujours été amateur de formats plutôt longs pour ses morceaux, The Stage ne déroge pas à la règle avec seulement deux titres sous les cinq minutes. Celui-ci est nettement moins accessible à la première écoute que ses prédécesseurs et notamment Hail To The King (2013) qui avait fortement divisé par son manque d’identité propre. Procédons à un Reset de ce que l’on pensait savoir du combo car le concept élaboré par le combo est au coeur des compositions de The Stage. Chaque titre remet les pendules à l’heure, The Stage recélant en son sein les ingrédients d’un album qui fera date dans la carrière du combo et servira probablement de fer de lance pour la transition voulue par le groupe vers une musique plus étoffée, à la dimension progressive.
Je ne vous cache pas que les premières écoutes sont un peu déroutantes pour l’oreille car on découvre Avenged Sevenfold sous un nouveau jour encore mais en préparation de cette je me suis replongé dans les anciens albums et il est net que le groupe va beaucoup plus loin avec The Stage notamment dans les ambiances et l’alternance de climats très différents. Prenons par exemple « Higher », ce dernier illustrant parfaitement ce désir. Les ambiances sont contrastées et poussent le morceau dans son ultime aboutissement. c’est un enchevêtrement de riffs tranchant, de surprises rythmiques qui pose les arrangements comme autant de pépites venant sublimer un refrain tout en envolé et mélodie. « Sunny Disposition » (Cuivre en avant et mélodies néoclassique rappelant la trame musicale de Diablo) vient agréablement titiller l’oreille, croisement de mid tempo et de blast, les thèmes prennent formes au fil du titre et façonnent le morceau avec beaucoup de subtilité et de force pour s’achever sur un solo endiablé.

De cette philosophie progressive, le combo ayant en permanence à l’esprit d’alterner les passages Speed/Trash à d'autres Groovy, posés et franchement ambiants. La mélodie et les atmosphères sont au centre des débats. The stage et Paradigm qui ouvre l’album plantent le décor. Nous allons avoir affaire à onze compositions stylisées, d’une originalité toute nouvelle pour Avenged Sevenfold, estampillées de la virtuosité et de l’inventivité de Synyster Gates. Si les albums précédents nous avait déjà convaincu du talent du bonhomme, The Stage porte le coup et le positionne en songwriter de premier plan. La qualité est omniprésente, la variété de tons et de sonorité confère à cet album une dimension épique. The Stage ne comporte pas un style mais bien un croisement de références qui sont maitrisées à la perfection et font sonner « Fermi Paradox », « Angel » ou « Roman Sky » comme les futurs titres incontournables du groupe.
 
The Stage est un album à écouter plusieurs fois et attentivement afin d’en saisir toute l’essence et prendre complètement part des compositions complexes et à la quête proposée via le concept futuriste développé. Chaque titre révèle une surprise qui se pose comme la pierre indispensable à l’équilibre de l’album. Une prise de risque très audacieuse pour les Californiens mais au final une réussite totale.