Bad Bones - Snakes & Bones

Nous nous retrouvons avec le groupe Bad Bones, pour une nouvelle chronique. Déjà 3 albums au compteur, dans l'ordre, leur premier Smalltown Brawlers sortie en 2009 (Red Pony Record) suivi de A Family Affair 2010 (Madehouse music) et Snakes & Bones (Madehouse Music/Bagana Records).

L’album qui nous intéresse est leur dernier, sorti le 9 novembre 2012, composé de 11 titres.
Bad Bones est un groupe de Hard Rock Italien crée en 2007, qui présente les caractéristiques et les qualités propres au genre que l’on retrouve assez facilement sur des chansons telles que Don’t Stop Me, Snakes and Bones, Am I Walking Alone ?
Il s’agit du premier album du groupe sous la forme d’un quatuor, Max Malmerenda ayant rejoint la formation pendant la tournée du précédent opus A Family Affair.
Le Line-up actuel : Lele Bone (Batterie), Steve Bone (Basse), Meku Bone (guitare), Max Bone (chant).

A la première écoute, on ressent toute l’énergie et bases du Hard/Rock, avec des riffs bien montés et une voix timbrée, qui dévoile des aigües assez surprenant !
La qualité audio est correcte, il n’y a pas grand-chose à redire sur le plan du mixage. Des guitares bien saturées et bien agencées permettent aux possesseurs  de l’album de se retrouver dans le charme des années 80-90.
Pas vraiment de similitude possible sur un plan vocale, le style est propre même si déjà travaillé plus d’une fois par plus de 3000 groupes actifs recensés.
Cependant ne délimitons pas le genre par de simples riffs, la recherche va au-delà des plans posés comme à la AC/DC, les refrains sont suffisamment différents de la structure des couplets pour nous faire bouger.
Une bonne surprise à l’écoute du titre Desert Star Blues, qui nous offre une atmosphère très blues (comme son nom l’indique). Solos de guitare basés sur la gamme pentatonique, et une bonne maitrise du rythme. Une bonne transition qui tient une bonne place sur l’album dans son écoute générale.
Le groupe reste cependant proche de son style. Plusieurs titres, rien que de noms vous feront peut-être deviner le registre musical. On citera Rebel Radio, Jumping White Devil.

Pas de point noir sur ce CD qui offre un bel aperçu du potentiel du groupe. Tous les fans de groupes HardRock seront satisfaits.

La performance des musiciens est correcte,  une bonne maitrise des instruments à 6 cordes, on retrouvera l’utilisation de bottlenecks , wah wah,  et la mixture des techniques Hard Rock sans pour autant être un vulgaire copier/coller.

Un morceau acoustique figure sur l’album Follow The Rain, qui, à nouveau, amène une transition logique à Snakes & Bones. On découvre une autre facette du groupe, hors de l’agressivité, mélodique et délicat. Un très bon moyen d’être transporter dans un cadre moins violent.
De même pour Nowhere Girl , bien que le riff principal est signé, nous sommes à nouveau dans un côté parallèle quand arrive le refrain. L’énergie n’est pas la même et suscite une certaine curiosité. Le solo figurant sur cette chanson colle très bien à l’image que souhaite faire transmettre le groupe à travers celle-ci.

Alors certes nous pourrions tout à fait dire que le Hard/Rock est forgé et ne peut être changé. Cependant prendre le côté énergétique du milieu en le rendant polyvalent, notamment dans les refrains, est une bonne méthode pour essayer de créer un style personnalisé et qui saura peut être dans un futurs proche est reconnaissable pour tous, Bad Bones est un nom à retenir.