Beneath - Enslaved By Fear

Beneath est un groupe venant d’Islande, île situé au Nord de l’Europe qui est surtout connu  dans la scène métal pour avoir fait naître des groupes tels que Skálmöld ou encore Sólstafir jouant une musique plus penchée respectivement vers le Black Viking et le Folk. Cependant, on ne retrouve rien de tout ça ici. Pour ce premier album, le groupe a préféré ne pas faire dans la dentelle et jouer un death metal bien bourrin.

Signé chez Unique Leader Records, label américain spécialisé dans le death, le groupe se compose de membres de Changer et Diabolus, deux autres formation Death du pays.

Avant la sortie de Enslaved by Fear, le groupe fondé en 2007 avait déjà à son actif une démo autoproduite sorti en 2009 dont les chansons seront reprises dans leur EP Hollow Empty Void sorti l’année suivante avec en bonus deux chansons lives.

L’album commence par As Gods Walk The Earth, chanson qui nous annonce une claque à venir pour le reste de l’album. Et c’est bien ce que l’on ressent durant l’écoute des 8 autres titres qui compose cet album. On a ici affaire à des chansons montrant une influence certaine des groupe de Black Metal, on pense notamment à la chanson éponyme Enslaved by Fear  (à noter au passage sa petite interlude vers le milieu de la chanson, pour finalement repartir de plus belle avec un nouveau riff bien Black) et la chanson instrumental Heretics. Mais on a aussi un death metal bulldozer, qui est tout au long de l’écoute le genre mis en avant avec des chansons comme Lies of the Dead, No One Above, ou encore Bloodlust.

Alors que l’album touche à sa fin, le groupe décide de placer Monolith, chanson lente et longue de près de 10 minutes, qui commence par un son qui touche presque au Doom pour finalement atteindre un son pouvant presque être défini comme du Black Metal Atmosphérique. On termine finalement par un Sacrificial Ritual qui vient achever l’auditeur.

Au fil des différentes chansons, le groupe réussit à suffisamment réinventer son jeu afin que l’auditeur n’est pas cette impression de déjà entendu, le jeu de guitare des frères Sigurðsson y contribuant en grande partie. Du côté du chant et de la batterie, le problème ne vient ni du son (il n’y a d’ailleurs rien à dire à ce sujet, le mixage étant très bien effectué) ni des musiciens chez qui on ressent pleinement la technique et le talent mais on remarque une certaine tendance à se répéter et à trop rester dans un jeu conventionnel. Mais il ne s’agit que d’un élément secondaire, le boulot a été parfaitement exécuté et le groupe peut se vanter d’avoir réalisé un très bon album et d’avoir montré qu’il avait les capacités pour continuer et sortir, je l’espère, de nouveaux albums aussi brutaux.