Blame - The Resilience

Voici une région dont on parle peu et une fois n'est pas coutume je vais tenter de pénétrer ses terres par le biais de la musique.
Je découvre le "death from lorraine" avec Blame.

Formé en juillet 2004, les lorrains se sont attelés à la réalisation d'une autoprod pour pouvoir s'exporter, sous forme d'un mini 5 titres qui verra le jour en novembre 2007.

A partir de ce moment plus rien ne sera comme avant. Un accueil plus que positif leurs seras réservé par la presse specialisée et les connaisseurs. Cette notoriété naissante va leur permettre de se pencher sur la question d'un éventuel premier album mais avant même cette question qui n'est pas a prendre à la légère, ils vont s'offrir des premières parties plus que prestigieuses afin de se forger un nom et une réputation. Ainsi ils se verront ouvrir pour des groupes telle que Amon Amarth, Crematory, Textures, Quo vadis entre autres.

C'est donc avec une grande maturité qu'ils vont refaire parler d'eux. Après avoir fait appel au 'Kohlkeller studio' (Benighted, Crematory) et au 'K-Sound Studio' (Recueil Morbide, Tortured Soul) voici le premier album de Blame "Résilience".

Il aura fallu six années de dur labeur pour accoucher de ce bébé, à force de travail et de détermination le combo va toucher du doigt la perfection. Cet album s'annonce plutôt 'core' dans les dix premières secondes puis très rapidemment (avant la première minute) il va montrer les crocs et s'imposer dans un death/trashy plutôt recherché.

Je vais saluer le démarche de chanter dans la langue de Molière qui, reconnaissons le, est loin d'être la plus simple à mettre en musique et ainsi assumer pleinement ses origines. Le parolier qui est également le chanteur du groupe jouit d'une aisance littéraire à faire pâlir nombre d'écrivain.

C'est avec une facilité déconcertante qu'il va multiplier les figures de style, assonances et alliterations, étant ses alliers dans cette bataille. En alternant les growls et les grunts, il va offrir un tranchant et une richesse suplementaire aux morceaux qui sont déjà bien fournis techniquement par les musiciens.

Chacun y allant de ce qu'il sait faire de plus technique et de plus brutal, c'est avec une précision chirurgicale qu'ils vont nous disséquer les tympans. En alternant les blasts-beats et les passages plutôt mélodiques très recherchés, le groupe a su ajouter à cette recette de nombreuses petites subtilités qui font toute la différence.

L'avant dernière piste qui est instrumentale nous offre une envolée métallique tout juste monumentale, d'ailleurs elle aurait aussi pu s'intituler '7ème ciel' tant elle relève de l'orgasme auditif.


On sent que le travail réalisé n'est pas des moindres, les morceaux sont complets et complexes mais fleurent bon la spontanéité, débordant d'énergie et d'intensité les compos du groupe sont à la hauteur de leurs ambitions. Les enfants on ne joue plus là on est dans la cour des grands, faire de la musique en amateur à un niveau professionnel, c'est indiscutable tant le potentiel du groupe est évident. Pour le côté visuel qui est égalemment de très haut niveau c'est sur Michal "XAAY" Loranc (Nile, Vader, Decapitated) qu'ils ont pariés, et pour le coup ils ont gagnés !

Le contenant magnifiant simplement le contenu, la recette est absolument parfaite.

L'équipe Metal Cunt souhaite le meilleur pour le futur du groupe.