Blobfishkiller - Blobfishkiller

 

Blobfishkiller est un quatuor marseillais, fondé l'année dernière dans le but de réunir leur passion pour le rock'n'roll, l'alcool, la drogue et les filles. Leur but : « éradiquer la race de poisson la plus laide au monde ». Leur titre « Party Hard » apparaissait sur les compilations Nawak Posse #12 et Hard Rock Mag #50. Ce trois titres est leur première sortie en collaboration avec Dooweet (Evenline, Naïve, 9 Fake Reasons).

Line-up :

Bleu (chant)

César (basse/choeurs)

Flo (guitare)

JP (batterie)

En lisant ces lignes l'on s'attend vraiment à un groupe orienté hard rock mais l'on se rend compte en quelques secondes que Blobfishkiller en est très loin. Il y a bien du rock'n'roll dans la musique des marseillais mais elle n'est qu'une composante de ce qui s'apparenterait plutôt à un rock/metalcore. Entre ce que leurs compatriotes de Butcher's Rodeo ou Dwail peuvent pratiquer mais bien plus encore comme les chefs de meute Everytime I Die aux USA.

Le groupe s'avère cependant moins metalcore que les « ricains » et beaucoup moins mélodique. La voix de Bleu est toujours screamé ce qui peut être un peu casse tête pour les moins coreux d'entre nous. Mais dans le genre, les quatre ont un talent certain ! Avec des riffs en béton armé et des pures mélodies (cette guitare sur le refrain de « Erotic Palace »!!!) le cocktail est assurément explosif. Le riff un peu plus néo de « Party Hard » risque fort de faire mal aux têtes des courageux qui oseront s'aventurer dans les eaux de BFK (oui je me lance dans des abréviations hasardeuses, ce nom est beaucoup trop long et chiant à écrire). La production est excellente et exergue le mélange pas forcément très original mais très efficace du combo. « Erotic Palace » s'avère être le meilleur exemple de cette efficacité avec son refrain scandé et son pré-refrain bien énervé.

Les paroles traitent uniquement de sexe et de fête, rien d'étonnant vu les titres me répondront les petits malins à juste titre, et les textes comportent finalement peu de lignes différentes. Le mot « bitch » atteignant le joli nombre de vingt et une occurrences en seulement douze minutes de musique. Un bien exploit pour nos amis qui vont plus que droit au but. Ici pas de blague potache à la Steel Panther le groupe affirme que tout ce qui compte c'est de se taper des « bitches », des lignes et des bières. Le mâle alpha en moi ayant le pouce levé je vous laisserais seuls juges de la démarche.

Le petit reproche qu'on trouvera à ces trois titres est leur côté un peu foutraque, probablement totalement assumé. L'ensemble est très chaotique et donne parfois l'impression de partir dans tous les sens tout en tentant de conserver le schéma couplet/refrain.

Ce trois titres est une belle carte de visite, qui espérons le, permettra à Blobfishkiller de tourner un peu partout. Sa musique étant clairement taillé pour le live, le groupe doit s'affirmer comme une valeur montante dans ce domaine s'il veut vraiment se lancer dans la course rock'n'core. A voir si le groupe saura sublimer sa formule sur un album et l'ouvrir un peu pour rester intéressant mais cette première sortie est une réussite qui mérite les encouragements du jury. Affaire à suivre.