Bloody Mary - Shoot Me

Fiche Technique :

Aujourd’hui chers lecteurs, je vous propose de découvrir un groupe de Heavy Rock Français qui, il y a environ un an de cela, a sorti son deuxième album, Shoot Me.
Bloody Mary est un groupe de heavy rock fondé par son chanteur et guitariste Peter Von Toy, complété par Max Keller (basse) et Nicolas Adam (batterie). Leurs larges influences allant du classic rock au metal résultent en une musique fédératrice, unique et moderne.

Le trio est actuellement en pleine promotion européenne de Shoot Me, leur deuxième opus sorti en 2012 chez Bad Reputation (CRUCIFIED BARBARA, KORITNI, AMERICAN DOG), et ils ont déjà donné plus de 300 concerts en France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni, Luxembourg & République Tchèque.

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Avec un CV plus qu’impressionnant, Bloody Mary à joué aux côtés de :
METALLICA, AIRBOURNE, URIAH HEEP, PAPA ROACH, WEDNESDAY 13, CRUCIFIED BARBARA, VADER, BLAZE BAYLEY, AMERICAN DOG, PETER PAN SPEEDROCK, KORITNI, LOUDBLAST, RECKLESS LOVE, KROKUS, MASS HYSTERIA, THE LORDS OF ALTAMONT, THE METEORS, BLACK RAINBOWS, GODSIZED, FREEDOM CALL, BANG TANGO & WILD T.

Bloody Mary a joué au:
SONISPHERE FRANCE (2013 & 2011) RAISMES FEST (2010), TRIBAL FEST (2013 & 2010), STICKY FINGERS FESTIVAL (2012), CHAOS FESTIVAL (2012), PRESTENICE FESTIVAL (2012)


Discographie:
SHOOT ME (2012 - Bad Reputation)
WE ROCK, YOU SUCK! (2009 – Season Of Mist)


On se lance avec l’album Shoot Me ? Allez oui, on y va pour s’écouter cette dernière production de chez Bad Reputation, avec une ouverture assez typique du Heavy Rock, Sx.In.Xs (très probablement significatif de sex in excess). Pas besoin de faire de la poésie, de toute manière, il n’en n’a jamais été question dans ce registre musical. D’ailleurs, il suffit de se pencher quelque peu sur le look de nos trois musiciens pour vite se rendre compte de leur mentalité. Une apparence commune au style qui accentue encore plus le sérieux du trio dans la musique qu’ils composent.

Un punch et une vitalité appréciable, une bonne sonorité, avec des riffs guitares qui nous feront aisément penser à quelques morceaux signés Slash, cela est d’ailleurs accentué par les double bend présents sur le solo du premier titre. Cependant n’en restons pas à la simple idée que les structures sont essentiellement basées sur des riffs hard rock qui parsèmeront et seront omniprésents dans les différentes chansons du groupe. On retrouvera certes, l’agressivité des riffs qui composent l’ossature des compositions, mais aussi une touche de modernité, notamment dans les couplets, qui sont plus puissants et peut être plus accessibles. Difficile de ne pas être accessible dans le milieu du heavy rock vous me direz… mais c’est une impression étroitement liée à la modernité des morceaux.

La voix de Peter Von Toy (chanteur/guitariste), apporte quant à elle, un certain côté « young generation ». Alors non, je ne parle pas de Frères Young, qui sont certainement une influence du groupe, mais bien du côté Rock jeune. Ce n’est pas tant par la voix aigue mais plutôt par son timbre que l’on s’en aperçoit. Notamment sur la chanson White Line, dans l’intro avec la voix un peu saturée. Alors se posera peut être la question du goût ? De toute façon chacun aura ses préférences, mais la technique de chant passe très bien pour les refrains puissants et énergétiques qui ne sont pas sans me faire penser au groupe de Hard Rock Chypriote Marianne’s Wish.

On notera la présence de chœur, au sens heavy rock du terme, dans les refrains et je me permettrai de citer pour illustrer cette notion du Trust, « Le frisson des stadiums hurlants pour communier » (ref : Ton Dernier Acte). Je pense que tout est dit.

On n’a pas encore parlé de la batterie, mince alors, parce que sur les titres Lies et surtout Fuck You, je peux vous assurer qu’on n’est pas déçu. Aux nombreux rythmes, Micky Bitcy Leon sait mettre en avant les différents passages, peut être aurions nous apprécié l’entendre un chouia plus fort, mais ne chipotons pas.

L’album est assez coloré, autant on retrouvera des riffs très saturés propre au rock, autant on se retrouvera en présence d’un arpégé en son clair accompagné de notes harmoniques naturelles comme sur le titre Live & Learn. Mais également l’utilisation de bottleneck (joué par Steve Theado d'American Dog et Lex Koritni) amenant une touche bluesy comme sur Why Won’t You Love Me Anymore. C’est d’ailleurs sur ce titre que l’on part sur les routes Texanes, guitare dans le dos, à 200 km/h avec notre Harley Davidson dans le désert Américain. Bidim Time est un titre aux penchants Power.

Il semble néanmoins que Bloody Mary tend à rester attaché au Heavy Rock, ce qui est un assez bon point, sachant que l’album se diversifie à travers ses titres.

On aimerait cependant que le groupe apporte une identité plus prononcée, bien que difficilement réalisable dans ce milieu et ce style musical, il paraitrait très prometteur que le son Bloody Mary soit reconnaissable rapidement.

L’album est clôturé par Life Pain, au riff un peu plus complexe. Une fin douce, qui laissera interrogateur quant à l’éventuel prochain album.


C’est donc un album prometteur, et bien accueilli par les critiques de la presse musique, riche en couleur et aux sonorités variées. Il semble que le groupe n’est pas très loin de trouver la recette qui saura les propulser encore plus loin sur les scènes du milieu Heavy Rock.

En attendant la prochaine production, l’équipe Metal Cunt souhaite le meilleur pour le futur de groupe.