Blues Pills - Blues Pills

Décidément Nuclear Blast n'en a pas fini de découvrir les nouveaux talents du revival classic rock. Après Graveyard, Scorpion Child ou encore Free Fall, voici Blues Pills ! Bien qu'en l'occurence il soit plus question de « blues rock » que de classic rock mais c'est là une subtilité stylistique qui n'a pas grande importance. On parle de plus en plus du combo et ce premier effort éponyme explique pourquoi.

Line-up :

Erin Larsson (chant)
Dorian Sorriaux (guitare)
Zach Anderson (basse)
Cory Berry (batterie)

Pour ceux qui étaient debouts de bon matin au Hellfest le dimanche matin devant la Mainstage 01, Blues Pills a sûrement été la révélation du week end. Formé par la chanteuse Erin Larsson, le jeune Dorian Sorriaux (à peine dix huit ans!) et les ex Radio MoscowZach Anderson et Corry Berry, nous voilà en plein trip 70's, nous rappelant tous les bons côtés cette avancée formidable post-hippie.

Blues, rock'n'roll, psychédélisme, le quartet réuni ces trois éléments à la perfection, sublimée par la production de Don Ahlsterberg déjà responsable des albums de Graveyard. La musique n'est pas en reste et l'on demeure impressionné par le niveau de notre compatriote Dorian lorsqu'il part dans des soli plus classieux les uns que les autres. La rythmique elle se met complètement au service du groupe et des morceaux, simple, efficace et délicieusement groovy. Quel bonheur de pouvoir profiter de la voix d'Erin, puissante et expressive, bien loin de toutes ces chanteuses lyriques qui font vomir. Sorte de décendante de Janis Joplin sa voix sublime chaque titre à tel point que l'on imagine pas un homme faire à moitié aussi bien. L'ouverture sur « High Class Woman » est tel un langoureux appel d'une beauté nébuleuse, irrésistible et insuffisant; obligeant l'auditeur à poursuivre l'écoute et à la reprendre à la fin de « Little Sun ». Le seul reproche que l'on peut faire à ce premier album qui est une véritable réussite à tous les points de vue, c'est que seul quatre titres sont véritablement de nouvelles compositions (« High Class Woman », « Ain't No Change », « No Hope Left For Me » et « Gypsy »). Piochant dans les deux EPs qu'il a publié auparavant ainsi que dans d'anciennes compos qu'il a parfois modifié (« Jupiter », « Devil Man » dont l'intro a été tout simplement rétiré).

En un mot Blues Pills est un groupe à suivre, son talent et sa classe en font l'un des futurs grands d'une scène qui en a bien besoin. On aurait presque envie de devenir hippie si ces gens ne nous dégoûtait pas au plus haut point. Blague à part tous les fans de la vague stoner, de blues, de classic rock et de rock'n'roll en général ne peuvent pas passer à côté de Blues Pills.

Ca n'est pas un conseil mais une mise en garde !