Burning Point of Spirit - Born Of The Unknown

Créé en 2012, BURNING POINT OF SPIRIT est un groupe de black/death mélodique aux influences scandinaves old School.  

Après son parcours dans le milieu du graphisme, Fabio DINIZ PINTO décida que la meilleure manière d’exprimer son point de vue sur la société, la mort, la futurologie et la manipulation était le death metal. Il enregistre, mixe et produit de l'EP - Sounds Of The Planets en octobre 2012 juste après avoir frôlé la mort à cause d'une embolie pulmonaire. Ce séjour d'un mois à l’hôpital lui permis de réfléchir sur son premier album de 12 pistes "Born Of The Unknown" qui traite majoritairement de questions métaphasiques et obscures.

BPOS est inspiré de groupes comme : Dark TranquillityIn FlamesMors Principium EstEdge Of Sanity et Dissection.

L'entrée en la matière se fait grâce à un titre instrumental introductif d'une trentaine de secondes qui s'achève brusquement. On y découvre un son guitare assez torturé qui va s'imposer sur le premier titre The Beast and the Fire.

C'est alors que s'entremêlent voix et différentes pistes de guitares. Le côté old school apparaît dès les premières secondes, de par un mixage « brouillon » et une voix comme « posée » sur le tout. 

On y trouve une touche black/death qui est majoritairement couverte par un aspect death mélodique, d'où peut être les influences d'In Flames ou encore Dark Tranquillity. Cependant le black est incarné tout au long de cette production par la voix de Fabio.

Même si j'affectionne tout particulièrement le black dans son état le plus « simpliste », je citerai comme exemple Darkthrone, j'ai l'impression qu'en dessous d'un mixage atypique, il reste une partie un peu qui aurait méritée d'être plus soignée. Notamment sur les passages mélodiques.


Pourtant on trouve à la fin de Broken World et tout au long du titre suivant Born of the Unknown une certaine régularité dans la structure qui se fait plus carrée, malgré des sonorités tordues.

J'ai vraiment l'impression d'entendre par moment des passages purement death metal, si je m'arrête simplement à l'aspect instrumental.

Attention cependant au mixage des plan aigus guitares pour ne pas agresser l'oreille qui peut vite se perdre en plus de la nature old school de l'album. Surtout dans les passages ou différentes guitares viennent se confondre dans les soli.

Le titre éponyme BPOS trouve sa place à la cinquième plage. Puissance accompagnée d'une voix écorchée, on trouve dans ce morceau une bonne maîtrise technique ainsi qu'une rythmique performante.

Call of a Blind Man me fera penser à un black/death écorché alors que Full of Dreams se fera encore une fois plus ressentir sous l'aspect black/mélodique.

Je ne trouve pas que l'association des différents styles posent problème puisque la prédominance black est indéniable. L'artiste touche à plusieurs horizons et styles ce qui rend l'écoute d'autant plus intéressante. 

Ma critique se pousse maintenant sur un plan plus général, car au vu de ce que j'ai pu écouter de cette production, je pense que quelques aspects peuvent être améliorés pour arriver à quelque chose de potentiellement intéressant.

Même s'il est important de préserver l'aspect scandinave old school, il serait peut être intéressant d'améliorer un peu la qualité de l'enregistrement des guitares afin d'apporter une base beaucoup plus nette et épurée. J'entends par là qu'il est parfois difficile de déterminer la maîtrise du registre avec la qualité. On n'attend pas spécialement d'une production underground qu'elle soit parfaite au niveau du mixage, mais qu'elle apporte des bases dans sa structure qui puissent tenir l'auditeur dans son parcours. 

Mais c'est peut être là que le problème se pose. Car avec les touches mélodiques qui sont récurrentes, un trop gros effort dans le mixage plongerait cet album dans le style black/melodique (comme sur Heart Beat and Black Sea) qui lui enlèverait sa réelle identité.

Alors peut être qu'un choix devrait se faire... rappelons tout de même que nous sommes en présence d'un artiste homeworker et que les conditions mixages ne sont certainement pas celles de studio. Quoiqu'il en soit, cette mixité n'enlève rien au charme des douze titres.

True Matter 1,61 est, d'après moi, un des titres les plus travaillé. L'introduction est propre et l'entrée en la matière violente. C'est un morceau qui se tient et qui saura trouver sa place.

L'album se termine sur une reprise de Dark Tranquility dont je vous laisse libre de vous forger une opinion.