Candlemass - Death Thy Lover


Trente ans après la sortie de leur tout premier album, Epicus Doomicus Metallicus, les légendes du doom metal de Candlemass remettent le couvert et envisagent de souffler dignement leurs bougies avec la sortie d’un EP, Death Thy Lover, préparé pour l’occasion. On ne présente plus le groupe de Stockholm, dont les albums sont, pour la plupart, devenus des classiques du genre. La sortie d’un nouvel EP nous rappelle, si besoin est, au bon souvenir du parcours monumental des suédois.

Préparez vos agendas. Le 3 juin, une semaine avant l’anniversaire officiel de la carrière de Candlemass, vous pourrez jouir de la sortie de Death Thy Lover dans les bacs. Peut-on, de manière légitime, appréhender la sortie de cet EP ? En réalité, il est naturel de se poser ce genre de question lorsqu’il s’agit d’un groupe aussi légendaire que Candlemass, tant ses différents albums nous ont contentés. Il viendra forcément un temps où un album sera en deçà de ce que le groupe peut produire.

Mais soyez rassurés, le groupe n’a pas pris une ride et se montre toujours aussi efficace. En poste depuis 2012 en tant que chanteur live, Mats Levén nous fait le plaisir d’être présent sur une production majeure du groupe pour la première fois, comme pour couronner de belle manière ces quatre années de bons et loyaux services.

Comme assuré précédemment, les doutes quant à la qualité de Death Thy Lover s’envolent à l’écoute des premiers riffs du titre du même nom. En une fraction de seconde, nous voilà transportés dans le style jubilatoire, à la fois entraînant et menaçant, de Candlemass.

Même en suivant le groupe depuis de longues années, il est toujours drolatique de voir à quel point les suédois gardent cette capacité à nous surprendre par leur musique. Et force est de constater qu’à l’aube de leur trentième anniversaire, c’est une prouesse plutôt remarquable. Ce style caractéristique qui fait leur force, à savoir, l’enchaînement de riffs grondants et de passages que l’on qualifierait presque de lyriques, est toujours aussi efficace et nous chuchote que le groupe a encore beaucoup d’énergie à revendre. La musique de Candlemass parvient toujours à nous englober d’une espèce de magie scénique dont eux seuls ont le secret.

Si vraiment nous devions nous efforcer de trouver un point noir à l’ensemble, car l’ouvrage est d’excellente qualité, il s’agirait sans doute de la quantité de musique proposée dans cet EP. Mais cela est sans doute dû à la frustration ressentie au terme de la petite demi-heure d’exaltation que représente Death Thy Lover. Les quatre titres de l’album sont de bonne qualité, mais "Death Thy Lover" et "Sinister n’ Sweet" frapperont davantage par leur puissance et leur emprise sur l’auditeur.

Il me semble que le message est passé, Death Thy Lover sera à consommer sans modération à partir du 3 juin. Si vous hésitiez encore, soyez désormais certains de la qualité du prochain EP des suédois de Candlemass. Mais, comme vous pouvez aisément vous en douter, cela n’a rien d’une rien d’une surprise, et promet encore de belles années sur le devant de la scène au groupe de Stockholm.