Cerebral Bore - Maniacal Miscreation

Lorsqu’un groupe sort son premier album chez Earache Records, on peut s’attendre à du son bien lourd et, une fois de plus, le label britannique ne nous déçoit pas.

On vous parle aujourd’hui de Cerebral Bore, groupe britannique, écossais pour être plus précis, qui après deux démos autoproduites sort son premier album en milieu de l’année 2010. Pour cela le groupe a engagé au poste de chanteuse Som Pluijmers qui était connu à l’époque pour ses covers sur Internet, qu’elle avait commencé vers l’âge de 14 ans, même si les premières mise en ligne ont étés faites à 16.

Sa jeunesse a inquiété les autres membres au moment de rejoindre le groupe et d’enregistrer l’album, mais sa maitrise parfaite du chant guttural et des pigs squeals a su les convaincre. Le seul petit défaut serait le scream comme nous le montre le début de la chanson Flesh Reflects the Madness mais ce court moment passe inaperçu au milieu du reste qui est très bien exécuté. 

La première chanson de l’album, Epileptic Strobe Entrapment, dont le début rappellera l’intro d’Infidelamsterdam  aux anciens fans du youtuber, donne le ton de l’album. L’auditeur aura affaire à un condensé de musique brutale qui, mélangé parfaitement avec du Slam, donne un résultat qui se révèle largement headbangable (oui c’est un mot). Cela est entièrement dû au jeu de guitare de Paul McGuire principal compositeur du groupe et au jeu de batterie de Allan ‘’McDibe’’ MacDonald alternant parfaitement les blasts beats et les passages double bass à l’image de la chanson éponyme. Un jeu qui se révèle brutal, mais sans pour autant être ultra rapide et technique. Pour ce qui est de la basse, elle se manifeste à travers de courts solos parsemant l’album offrant une (très) légère pause à l’auditeur.

Pour ce qui est des paroles, elles sont à l’image des autres formations brutal death que l’on peut retrouver, avec une bonne dose de parole gore, mélangées à un humour noir certain, la dernière chanson 24 Year Party Dungeon évoquant l’affaire Joseph Fritzl en est l’exemple.

S’il y avait une chose à reprocher à cet album c’est la tendance à ne pas assez innover et à rester trop près de ses bases. Il semblerait que le groupe est trouvé une formule qui marche bien et tente de l’appliquer sur tout l’album.

Depuis la sortie de cette galette, Som et Kyle ont quittés le groupe. Si le départ de ce dernier s’est fait plus discrètement, on ne peut pas en dire autant de celui de la chanteuse, annonçant son départ à la veille d’une tournée, évoquant le mauvais traitement que Paul lui infligeait.

Le groupe a annoncé qu’un deuxième album est prévu, il ne nous reste plus qu’à voir si le groupe décidera de réutiliser une formule qui a été largement efficace sur le premier album mais qui le sera peut-être moins pour une deuxième sortie ou tentera quelque chose de nouveau. Le groupe a un potentiel sûr, pouvant s’imposer comme un des groupes de musique extrêmes les plus reconnus du XXIe siècle, les récentes tournées en première partie de groupes tels que Dying Fetus et Cattle Decapitation en est une preuve. C’est en tout cas ce que je leur souhaite, seul le temps nous dira si mes soupçons se confirment.