Civil War - The Last Full Measure

Quand on parle de Civil War, l’ombre de Sabaton n’est jamais très loin. Pourtant, les ex compagnons de route de Joakim Brodén en sont déjà à leur quatrième réalisation.  A peine un an et demi après la sortie de Gods And Generals, le précédent opus et voilà que ce The Last Full Measure pointe déjà son nez toujours chez Napalm Records.

Malgré le laps de temps relativement court entre les deux albums, le quatuor semble vouloir miser sur la continuité à en croire cet artwork qui est quasiment identique au précédent toujours sur fond de guerre civile américaine. Comment fait-on un album de power metal réussi ? Tout d’abord, il faut des riffs accroheurs. Et ça, les gars de Civil War savent le faire et ils le prouvent en ouvrant avec un « Road To Victory » plus qu’entrainants. Avouons-le, des riffs ils savent en pondre et des bons. Vous me diriez que c’est tellement courant dans le genre mais voilà Civil War ne fait pas du superflu car chaque riff parait coller parfaitement à chaque titre. C’est d’autant plus flagrant sur des titres comme « Gladiator » ou « Deliverance » qui mettent en exergue les parties et les capacités vocales de Nils Patrick Johansson. Ce dernier transcende vraiment l’ensemble en s’éloignant des standards contemporains du genre et se rapproche parfois des merveilles teutonnes telles que Running Wild. Ensuite, il faut une certain dosage de mélodies bien senties qui évite l’ennui très vite perceptible quand on fait du power metal mais rassurez-vous, Civil War est bel et bien conscient de ses qualités et distille savamment ses mélodies sans jamais frôler l’indigestion. On sent que le quatuor a la volonté de se démarquer et de faire oublier définitivement l’ombre de Sabaton qui lui colle injustement à la peau et se permet quelques fantaisies sans jamais sur-jouer comme cette intro très surprenante de « Tombstone » par exemple.

Vous l’aurez compris, The Last Full Measure est une belle galette offerte par les Suédois et à mettre entre toutes les mains. C’est une bouffée d’air frais qui fait oublier beaucoup de groupes power mal inspirés et indigestes. Une mention spéciale sur la partie vocale du sieur Nils Patrick Johansson qui a quitté le navire Civil War peu de temps après la sortie de l’album mais qui aura largement contribué à entretenir le côté épique de ce dernier. Alors, profitons-en !...