Dagoba - Post Mortem Nihil Est

C’est évidemment dans notre rayon préféré à la Fnac, que mes yeux se posent sur une étrange pochette mise en évidence au-dessus de tout l’étalage. Une pochette attractive qui ne laisse pas indifférente, un corps d’humain immergé à moitié dans l’eau, au visage robotique, dégoulinant de sang. En gros, un nom de groupe qui ne m’est pas inconnu : Dagoba. CD en mains, et toujours dans l’emballage, sans même avoir prêté trop attention au titre déjà en écoute sur la toile, je sais déjà que je tiens quelque chose de gros, de puissant, de nouveau. 

Dans l’Interview que nous avons eu, Shawter nous a livré « C’est Seth, de Septic Flesh, qui s’est occupé de l’artwork, Nous adorons son interprétatio du titre de l’album. Cette figure figée, prostrée, correspond bien à ce que j’entend par « il n’est rien après la mort »

Le dernier album du groupe Français Dagoba est dans les bacs depuis le 28 mai 2013. A l’écoute, on note beaucoup de changement, notamment au niveau du mixage et du chant. Le groupe évolue, gagne une plus grande maturité musicale, les morceaux sont mieux montés, une structure logique et on ressent très clairement le désir de perfection et d’innovation sur ce dernier album.

L’album se décompose donc en 11 morceaux, dont le « single » I, Reptile qui figure en 3e position. La voix clair est beaucoup plus travaillée, plus agressive, les guitares  mieux arrangées, et un riff de batterie plus brutal.
Ce que j’aime faire à la première écoute, c’est essayer de cadrer l’atmosphère de l’album via la pochette.  Alors c’est parti pour une première écoute intégrale dans le casque, ne soyons pas trop critique, le but premier est de voir si il on peut déjà percevoir une nouveauté juste sur le plan du mixage.

C’est chose faite. C’est propre, très propre même. L’album est mixé par Logan Mader (interview).
On est aussi surpris par cette nouvelle touche de Shawter (chant). Peut-être étiez-vous habitué à sa voix clair pour les refrains tel que sur Black Smokers. 
Une qualité vocale assez surprenante, je dois avouer que je ne m’attendais pas à tant.

Tout de suite accrochant, la première chanson When Winter…  offre de court passage de voix claire au moment du refrain « Winter brings us across the light, and syphons us away to the end of time ». Cette petite phrase a des vertus sur notre cerveau, elle ne s’oublie pas et reste en boucle.
Etonnament on retrouvera une introduction au piano… pour être plus précis sur The Day After The Apocalypse on trouve 10 secondes d’intro au piano/synthétiseur ce qui est assez surprenant à l’écoute de l’album.


Textuellement parlant, l’album est noir, des paroles comme « meurtries », un peu comme beaucoup de groupe de metal, mais cela peut attirer l’attention. Mort, noirceur, froideur, et j’en passe, le mélange est la et ça donne. D’ailleurs, comme je vous l’avais dit précédemment, la pochette de l’album est assez représentative de ce que dégage Post Mortem Nihil Est.

 

« Après la mort il n’y a rien… »

« Post Mortem Nihil Est »

 

Dans les notes à la fin du livret (que personne ne lit) on lira en lettres capitales « we warmly thank, of course and forever our FURIOUS FANS ». Mise au point, écoutez l’album maintenant en vous imaginant au milieu d’un moshpit, dans la terre battue,  parmi de gros barbues.  L’album est très riche et très bien mixé, la performance live reste encore à attendre, Shawter nous a confié dans notre interview que le groupe n’avait joué qu’une seule fois les titres du dernier album en live (Espagne), et que ça avait donné.

Je n’ose vous en dévoiler plus, car l’album mérite d’être analysé et écouté le plus objectivement possible. L’évolution de Dagoba est facilement détectable dès les premiers morceaux. Il ne nous reste plus qu’à attendre d’écouter les performances live des Marseillais.

Lisez aussi l’interview de Shawter par Metal Cunt ici !