Dawohl - Potestas.Ratio.Iustitia (EP)

Dawohl est fondé en 2009 par P.M.G. (chant), dans l’optique de créer une musique implacable, complétée par une approche conceptuelle, fouillée.
Après une longue et minutieuse prospection, D.J. puis R.J.Apathy sont venus épaissir les rangs de Dawohl, aux postes de guitaristes, suivis par M.M. à la basse. 
Les paroles dépeignent une dystopie basée sur un amoralisme et une rationalité poussés à leur paroxysme, une société eugénique et totalitaire. Le tout étant influencé par des œuvres d’anticipations comme Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, 1984 de George Orwel, mais également par la philosophie avec Le Prince de Nicolas Machiavel, les travaux de Plátōn etc… et plus généralement par l’empire romain.
Le groupe finalise actuellement sa première production « Potestas.Ratio.Iustitia » épaulé par Kévin Foley (Benighted, Mumakil, Disavowed) à la batterie.

Line up:

P.M.G. : Voix
J.D. : Guitare
R.J.Apathy : Guitare
M.M. : Basse
Kevin Foley : Batterie

Le brutal death des Dawohl (Trendkill Recordings) est intelligemment présenté dans un EP cinq titres Potestas.Ratio.Iustitia, dont la première piste, en guise d'introduction, nous transporte immédiatement dans une ambiance lointaine, guerrière, instrumentale, qui pourrait tout à fait coller avec l'influence de l'empire Romain citée plus haut.

Cela étant dit, Decimare (premier morceau de cet EP) ne manquera pas de nous faire oublier ce cours voyage qui nous avait brièvement amené dans la cité Romaine. On est très vite agréablement surpris par le jeu de batterie surpuissant de Kevin Foley qui propulse avec efficacité les riffs guitares. Le brutal death ne se fait pas attendre et est très épuré. Un style brut qui séduit par son agressivité. De plus P.M.G offre une performance vocale qui n'est pas pour nous déplaire. Entre chant guttural et quelques pig squeals, on reste en adéquation avec la puissance instrumentale. Le tout pouvant aisément faire penser à du Hate Eternal.

Deus Ex Machina vient confirmer cette brutalité avec la caisse claire tranchante de Kevin qui viendra perforer l'ensemble du titre. Les roulements aux doigts de M.M à la basse, apportent également une dimension « Moteur » qui me semble bien coller avec le titre « Machina ».

Autant dire qu'on n'en voit pas la fin, l'auditeur est torturé par la puissance inépuisable des titres qui s'enchaînent sans break. Ainsi Damnatio Memoriae, apporte en plus de riffs gras une pistes guitare mélodique (proche d'une tranchée saillante black) qui vient ajouter une sonorité supplémentaire. De plus le soli présent me fera fortement penser à du Behemoth, avec le combo batterie/voix qui propulsent le son avec une violence sans nom.

Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin. C'est sur Verba Imperiosa que cet EP s'achève. Ce qui nous aura particulièrement marqué sur cette petite production, c'est la puissance du jeu batterie qui, comme une rafale de kalachnikov, perce et rythme chaque titre. Le son guitare n'est pas non plus inintéressant puisqu'il laisse entrevoir une petite porte black dans un brutal death omniprésent.

Les Dawohl tiennent un brutal death intéressant, leur premier EP Potestas.Ratio.Iustitia offre un bon aperçu de ce que le groupe est capable d'envoyer. L'atmosphère que dégage cette production n'est pas sans identité. On attendra la prochaine sortie avec impatience pour en savoir plus ! Allez les voir en live, ça promet.