Dead Cowboy's Sluts - Obedience

C’est quatre années après avoir sorti leur premier opus que les Dead Cowboy's Slut sont revenus avec Obedience. Et cette fois-ci, ils voulaient marquer le coup en promouvant leur nouveau méfait comme il se doit. Les Parisiens ont donc pris leur temps et fait appel à Alex de chez M & O Office pour assurer la promotion d’un album qui, il ne fait aucun doute là-dessus, marquera les esprits des fans de Metal de France, et d'Outre-France.

Paff ! Les titres d’ouverture lancent Obediance de bien des manières avec l’interprétation de titres « rentre-dedans » qui ne sont pas pour autant  dépourvus de toute finesse. C’est à dire que ça groove à mort dès « Partners In Crime ». Ces gars ont vraiment le sens du rythme et de l’agressivité. On pendra également beaucoup de plaisir à dissocier et à remarquer les nombreux jeux de rythme entre guitare et basse pendant le break de celui-ci. Ça dégouline de partout et ça rebondit ! 

Obedience est un album homogène, riche et qui veut pertinent à chaque morceau. Sans forcément s’inscrire dans un style unique (on pourra leur reprocher un certain manque d’originalité), les Dead Cowbow’s Sluts s’amuseront à mettre en avant chacune de leurs facettes pour essayer tant bien que mal de proposer un Metal innovant, et personnel. Oui, nous ne sommes pas restés insensibles devant les riffs de « Oak Trail » qui sentent le Lamb Of God à des kilomètres ou devant la sensibilité « groovy » mise en avant sur « Goddamn », un titre très « Pantera » dans l'âme. 

Il aurait trop facile de proposer un album dans lequel tous les titres suivraient le même tempo, et la même structure. C’est pour cette raison que le groupe a décidé d’incorporer à ses morceaux une personnalité qui leur est propre. Au sein même d’un seul morceau se développent même plusieurs tonalités et tempos comme sur le titre éponyme « Obediance ». Certaines mesures de celui-ci encouragent le headbang pendant que d’autres demandent une écoute posée pour être appréhendées à leur juste valeur. Mention spéciale à ces deux guitares qui cessent de se répondre…  

La voix de Ben vaut également à ce que l'on s'y attarde de plus près. En effet, le bonhomme préfère n’en faire qu’à sa tête en alternant entre cris « Thrashy » et autres plus typées « core » sur tous ses morceaux. Ainsi, l’ensemble des titres illustre un frontman aux multiples capacités vocales. Il ne fait pas que crier sur « Violence », il exprime ce genre de haine que seule sa panoplie d’intonations vocales est capable de véhiculer.

Enfin, quelques mots concernant l'architecture de l’album ne seront pas de refus. Oui, l’album est construit en deux parties distinctes, les deux étant séparées par l’interlude « LH 1051 », un titre qui ne fait que déceler une partie plus lourde par rapport au premier mouvement de l'album. Ce n’est pas « Red Light District » qui nous contredira. Ce titre est particulièrement oppressant et puissant à la fois, effet retranscrit à merveille grâce aux guitares/basse saturées, accordées un ton en dessous. Rien n’a été laissé au hasard, pas même la production. On aura particulièrement retenu le mixage du morceau « Violence » où la guitare solo finira par remporter tous nos éloges. Terrible. Il faut dire qu’il est très propre, et très bien exécuté ! 

N’y allons pas par quatre chemins, Dead Cowboy’s Sluts nous ont sorti là un excellent album. Point à la ligne. Bravo.