Disbelief - The Symbol Of Death

7 ans après leur dernier album, les allemands de Disbelief reviennent enfin avec une nouvelle galette intitulée The Symbol Of Death. Ce Dixième album (rien que ça) signé chez Listenable Records nous invite à oublier le très moyen Heal. Disbelief est de retour et ce n’est pas pour faire de la figuration !

Line-up :

- Karsten “Jagger” Jäger - Vocals
- Jochen “Joe” Trunk - Bass
- Alexander "Alex“ Hagenauer - Guitar
- David "Dave“ Renner - Guitar
- Fabian "Fab“ Regmann - Drums

Depuis le temps que j’attendais ce nouvel album, Disbelief c’est drôlement fait attendre ! Leur death metal mélodique teinté de Sludge et de doom n’a pas pris une ride, et surtout il se veut moderne sans laisser de coté les bonnes bases oldschools. Vocalement on ne peut que saluer la performance. Une voix signature qui dans son growl à toujours une mélodie et un flot intéressant. Quelques voix claires en back viendront par moment les renforcer. Morgoth ne s’y est pas trompé en recrutant Jäger au chant.

Le premier titre Full Of Terrors ouvre joliment cet album. On note que la production a une très bonne qualité et que depuis Heal (qui sonnait un poil creux) Disbelief à clairement grimpé d’un échelon. Un kick bien présent et rond qui pose immédiatement l’univers lourd et ravageur du groupe, des grattes accérées qui envoient la sauce sans en oublier l’harmonie, de quoi bien mettre en valeur l’ensemble de l’écoute. En tout cas ce premier morceau m’a immédiatement fait headbanguer devant mon pc ! C’est puissant et entrainant, très bonne entrée en matière il n’y a rien à dire. On continu avec le deuxieme titre The Unsuspecting One qui commence sur des guitares claires très mélancoliques, quelques voix parlées pour poser l’univers horrifique du titre, avant de déchainer la créature. Le refrain en voix claires pourrait faire penser à du Soilwork époque Natural Born Chaos, juste pour donner une idée hein, car la voix de Jäger apporte clairement une identité propre au groupe. Puis vient le titre éponyme The Symbol Of Death. Un peu en dessous des précédents, ce titre reste bon même si plus classique et moins inspiré. Ce n’est qu’à partir du sixième morceau, Rest In Peace, que Disbelief commence à dévoiler un autre visage, une intro assez heavy, et des riffs assez trash viennent varier un peu les plaisirs. One By One le huitième titre vient confirmer tout ça. Doom pour commencer, et black death sur la continuité.  Cependant on a par moment tendance à tourner un peu en rond. L’album de plus d’une heure peine à se renouveler. Malgré un véritable effort de riffing et de production, on a toujours l’impression d’attendre la chanson qui va nous faire lever les bras en l’air et crier Victoire ! Finalement on a un album à trois vitesses. Un début fracassant, un milieu un peu classique et une fin bien plus variée et entrainante. On finira sur mon titre préféré de l’album, Shattered, et sur une belle Outro en se disant qu’on aurait aimé avoir un peu plus de ce genre de choses dans l’album en lui-même.

Disbelief signe avec The Symbol of Death leur meilleur album jamais sorti. Cependant j’en attendais beaucoup plus après 7 ans de silence… Cet album ne marquera pas les annales mais reste un très bon album de genre. Je vous invite à vous faire votre propre avis en allant y jeter une oreille, il en vaut la peine quand même. On espère entendre le prochain d'ici et que la maturité de production de celui-ci laisse place à encore plus de créativité.