Disfigured Divinity - Zapotectron

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Georges Misanthrope n’est pas du genre à se laisser aller. A l’image d’un Christian Alvestam (chanteur de Solution 45, ancien chanteur de Scar Symmetry, qui s’apprête également à sortir un album solo sous peu), l'autrichien revient ici avec un nouveau groupe, Disfigured Divinity, dont le premier album Zapotectron est sorti en juin.

Après Xibalba de Destination Void et Yucatanimvs avec Raising the Veil, Zapotectron est la troisième et dernière partie de la série d’albums inspirée par la mythologie Mayenne.
Georges Misanthrope semble apprécier le death sous toutes ses formes, comme nous le montrent les deux groupes évoqués plus haut. En effet Raising the Veil fait penser à du Death Technique alors que Destination Void joue du Death Metal classique.

Ici le groupe joue du Death Metal Mélodique. Mais un death mélodique qui utilise le mélo ET le death, les fait se côtoyer, se toucher sans se mélanger. Cette impression est renforcée par l’assez large palette de chants utilisés tout au long de l’album, allant du growl au chant clair en passant par le scream, une alternance qui se fait très souvent durant les morceaux. Cette dernière est d’ailleurs basée sur le passage du growl au scream et une voix claire durant le refrain, la seule exception est le dernier titre Inconsistant Axiomes qui est une alternance voix claire/growl.

Il semblerait d’ailleurs que l’accent a été surtout mis sur la voix, très bien exécutée au passage, malgré une petite faiblesse au niveau du chant clair, laissant une instru, pourtant intéressante, légèrement en retrait. Ce qui n’empêche pas d’observer la création d’une harmonie entre la voix et la guitare, quand les instruments ressortent suffisamment.

Pour renforcer l’appartenance au death mélodique, le groupe décide de placer quelques passages électro, comme l’intro de Insignifiance in Space and Time, ou encore Expanding Cosmic Consciousness.

Le groupe a également décidé d’incorporer des ‘’breakdowns’’ dans sa musique, comme par exemple la chanson Ocelot’s Wake. Une influence limite metalcore donc qui pourrait faire penser à Parkway Drive, mais avec des breakdowns dans l’ensemble très puissants, ne cassant pas le rythme de la chanson, n’offrant pas de break.

Les chansons de cet album sont relativement courtes, ce qui est un point positif pour l’auditeur  car cela accentue le côté brutal des chansons.

Le point négatif de cet album va se situer vers la fin. En effet, l’album commence à faiblir au huitième titre Cosmic Radiation Flares. On peut lui reprocher un manque de punch et d’agressivité que l’on retrouvait jusque-là. Ou bien est-ce tout simplement que les titres commence à se ressembler ?