Dog Eat Dog, Smash Hit Combo, Reno Vega - Paris - Glazart - 09/04/2016

 

Trois groupes, des genres et des origines différentes : la soirée s’annonce très variée !

La tête d’affiche, Dog Eat Dog, groupe de rap hardcore US des années 90’ avec une pointe de punk, précurseur du genre, qui fêtait l’année dernière ses 25 bougies, qui nous présente son "Play Games Tour".

Reno Vega, groupe de rock Allemand, autoproclamé « the biggest little band in the world » avec ses trois membres.

Smash Hit Combo, formation française de rapcore geek sur la tournée de leur dernier album, ils ont sorti en 2015 leur dernier album, Playmore, disponible sous CD, téléchargement, Megadrive, SNES et Super Famicom !

Peu avant le concert, les fans étaient déjà là en petit nombre, et les balances de Smash Hit Combo les faisaient déjà chanter dehors. L’ambiance est déjà là !

 

17:30 - 18:30 : Ouverture des portes

 

On peut à l’entrée prendre le temps d’observer le merch pour le moins original : Tandis que Dog Eat Dog aura une présentation sobre, le groupe Reno Vega aura une poupée gonflable en guise d’hôtesse, et Smash Hit Combo un coin rétro avec une SNES, des figurines de la culture geek (star wars, DBZ…) et leurs albums au format cartouche !

 


18:45 : Smash Hit Combo

 

Un nom qui sonnera comme un coup spécial bien méchant d’un jeu de combat… Pas tant choisi au hasard : En effet, les français sont fans de culture retro, jeux videos, culture japanimation et tout ce qui définit le geek/otaku en général.
Musicalement ? Un crossover aussi divers qu’efficace, sur une base mêlant musique metal extrême et rap.
Explication : On retrouve tous les tons des instruments qui dessinent les contours de la musique extrême (guitares saturées, chants gutturaux et poussés au maximum, batterie agressive) avec un flow et un rythme tiré directement du rap.

 

 

Mais résumer SHC à cette définition serai trop restrictif. Mélodies atmosphériques comme dans « Quart De Siècle », jeu de slap à la basse sur « Baka »… le quatuor navigue sur tous les genres et techniques avec une aisance déconcertante.

 

 

Les sujets, tantôt sérieux comme dans « Déphasé », « Sous Pression » ou « Le Poids Des Mots », que plus détendu dans « Baka » ou « Time Attack », parlent de la vie comme le traite souvent le genre rap, que des jeux vidéo eux-mêmes, bien que le champ lexical geek soit commun aux deux.
Parlant social et antisocial à coup de coups de gueules sans être politique, le groupe a su relever un beau défi et retourner la salle avant même l’arrivée de la tête d’affiche !

 

 

19:50 : Reno Vega

 

La scène change de décors : deux pedalboards impressionnants, deux néons présentant le nom du groupe de chaque côté de la batterie au son de laquelle ils réagissent, les Allemands de Reno Vega prennent place pour la seconde partie de soirée !

 

 

Composé d’un batteur, un guitariste qui se prête également au rôle de chanteur, et un bassiste. Pas de duo de chanteur ou de combo guitares lead/rythmique, allant directement à l’essentiel, les deux jeux d’effets permettant aux deux frontmans de palier à toutes les sonorités pour un résultat efficace.

 

 

En renfort, peu avant la fin du set, le saxophoniste de Dog Eat Dog, Roland Kresse, pour un résultat encore plus dynamique !

 

 

20:45 : Dog Eat Dog

 

Un dernier changement de matériel, une salle qui s’est remplie en quelques minutes, et Dog Eat Dog était lancé.
Punk. Rap. Hardcore. Energie. Diversité.
Les qualificatifs manquent pour définir à quoi nous aurons assisté ce soir !

 

 

Tout comme Smash Hit Combo, le groupe mélange musique extrême et punk, avec du rap, cette fois US, donnant un ton différent au flow et également au niveau du chant, où le premier groupe était bien axé sur le scream, ici la voie restera claire.

 

 

Ajoutez à cela une batterie survitaminé et une basse qui groove pour un rythme qui soutient le flow, une guitare pour entrainer le tout et un saxophone pour des sonorités élargies.

 

 

Le publique sera au centre du show, le groupe s’y adressant pendant des interludes qui découperont la gig.
Ici tout le monde participe au chant, du public à la totalité du groupe: même le batteur qui quittera son instrument pour participer.

Du reste, l’ambiance était survoltée, comme dans tous concerts de hardcore : Mosh Pit, Slam (dont certains échoueront sur la scène) et Wall of Death.

 

 

Comme le dit le chanteur, John Connor, il n’y a pas de groupe sans public, et ils l’ont particulièrement bien prouvé en restant proches et généreux avec leurs fans.