Dope Out - Bad Seeds

Dope Out, originaire de Paris et d'île de France, fut formé en 2010 sur les cendres d'un précédent projet, Politics for None. Après des moments difficiles et des changements de formation, c'est aujourd'hui plus fort et soudé que jamais que le groupe revient, avec un premier album enregistré aux Studios de la boétie. Avec un son à la croisée du punk, du classic rock et du metal, Dope Out s'impose à grand coups de riffs acérés, et de compositions énergiques et accrocheuses.
Crash, Stoner, Dok et Téquila: quatre types qui n'ont pas fini de faire parler d'eux...

Line up :

Stoner Sin : guitare voix
Crash County : lead Guitare
Deadly Dok : basse
Tékila Trash : batterie

Présentations faites, on commence tout de suite notre immersion avec le premier titre de cette prod’ Death Before. Un riff qui me fera profondément penser à du Placebo (réf : album Sleeping with Ghost). Impression renforcée avec la voix de Stoner Sin qui dégage une atmosphère relativement proche de celle dégagée dans l’album de la formation britannique citée ci-dessus. Le mixage est vraiment sympas, bien dans l’esprit rock alternatif et heavy rock. On appréciera surtout les passages chorus qui explosent avec efficacité.

XS, second morceau dévoile quant à lui une identité un peu plus prononcée pour le rock, heavy rock classique. Avec des riffs guitare/batterie tout à fait représentatif du registre, on aimera l’aisance naturelle qu’offre Dope Out.

Give it up est quant à lui plus heavy/hard notamment avec son introduction et son chorus très « britannique ». La fluidité des premières plages de cet album est agréable et plaisante. L’auditeur n’a pas de question à se poser quant au chemin à suivre lors de cette écoute. On notera une bonne performance vocale à nouveau sur Give it up.

Mais que serait une formation sans une bonne ligne de basse ? On applaudira aussi fort que possible la place laissée à cet instrument dans le mixage. On s’en rend vraiment compte avec le morceau featuring Blessed Revenge. (Elisa) La voix féminine apporte une atmosphère chaude beaucoup plus prononcée. Le tout pouvant faire penser à ces groupes Français « pop rock » du début des années 2000.

J’ouvre une parenthèse pour souligner l’influence britannique sur cette production. Autant sur le plan de la structure des morceaux que sur l’ambiance général de l’album. Les connaisseurs comprendront sans difficultés à quoi je fais références (notamment pour les touches pop rock, heavy rock).

Le titre éponyme Bad Seed démarre sur un riff guitares saturées classique. Un morceau efficace dans la relance de l’écoute. Energie et pulse sont au rendez-vous.

Seconde parenthèse, qui n’enlèvera rien à la qualité de cette sortie : le manque d’identité sonore devient assez rapidement problématique pour les connaisseurs du registre. Malgré une musique vivace et énergique (comme on aime) on a du mal à vraiment cadrer une touche propre au groupe. Cette critique est bien souvent donnée aux premières sorties et galettes des formations, donc pas de panique bien sûr, mais peut être qu’en trouvant une sonorité peu utilisé dans le genre heavy rock, les Dope Out pourront marquer des points supplémentaires.

On finira sur une note plus que positive avec l’excellente fin Die Alone qui vient propulser et marquer une dernière fois notre écoute. De mon point critique, c’est le meilleur morceau du 10 titres (même s’il s’écarte de la puissance de la production).

C’est donc un premier album excellemment bien produit et mixé que cette formation parisienne nous offre. Nombreuses références pourront y être trouvées dans cet opus que nous qualifierons d’universel dans sa catégorie. On attendra la suite avec un intérêt tout particulier.