Download Festival Paris 2017 - Jour 1

Vous l'avez attendu, le voici ! Le Download Festival est de nouveau venu poser ses valises du coté de la capitale pour cette année 2017, et plus précisément à Brétigny-sur-Orge. Au programme, une programmation plutôt éclectique et qui avait le don de mettre le feu aux poudres. Metal Cunt était sur place pour vous raconter cette aventure. Reporting.

Jour 1

Dès le premier jour, je ne pus que découvrir avec effroi le flot ininterrompu de voitures désirant rejoindre le parking du festival. Une file d'attente qui me fit perdre beaucoup de temps et qui ne me permit pas d'arriver véritablement à l'heure pour les premiers groupes. Si l'on prend ensuite en compte la petite galère pour arriver à se faire poser son bracelet presse à cause de quelques mauvaises indications de la part du personnel sur place, je finis par arriver sur le site plus tard que prévu. Je me rattrapais cependant rapidement en déboulant pour les hollandais de The Charm The Fury sur la Spitfire Stage.

Menée par une fougueuse chanteuse, la formation joue une musique plutôt tordue et alternant entre le chant clair et le chant hurlé. Pour un jeune groupe, ils avaient justement énormément d'énergie à revendre, bougeant énormément sur scène et donnant vraiment envie à la foule de se défouler pour eux. D'ailleurs, un pit ne tardera pas à se créer devant la scène, soulevant très vite de la poussière au-dessus du public. On tire vraiment notre chapeau à un groupe qui, même si sa musique n'est pas des plus originales, a le mérite d'être ultra efficace en live. Une belle découverte pour ma part !

15 minutes séparant la fin du show de The Charm The Fury du début de celui des américains d'Hatebreed, je pus rapidement aller faire un tour du côté des stands et des bars (bien sûr !) situés entre les scènes Spitfire et Warbird (là où allait se tenir le concert des américains). Une bière en main et quelques stands de vêtement et autres accessoires visités plus tard, je me tenais à l'entrée de la Warbird Stage pour l'entrée de Jamey Jasta et ses compères.

Et ils commenceront sur les chapeaux de roues avec le brutal "To The Threshold", rendant fou furieux le public. La poussière, ainsi que d'infortunés gobelets ou pichets commencent à voler dans les airs : ça y est, la guerre vient de débuter. Disposant d'un son bien lourd et très audible même à l'entrée de la tente, je pus profiter aisément du concert. Et les classiques étaient là ! Comment ne pas bouger sur "This Is Now", "Live For This", "Beholder Of Justice" ou encore "As Diehard As They Come" ? Nous scanderons en choeur le refrain de l'excellent "Honor Never Dies" tandis que le début et la fin de "Everyone Bleeds Now" fera headbanguer toutes les personnes autour de moi (y compris moi !).

Sur scène, Jamey Jasta est fidèle à lui-même et reste intenable, faisant bouger l'ensemble de sa fine équipe quand il le faut. Superbe concert même si je ne l'ai pas passé dans le pit. Seul regret : un petit "I Will Be Heard" n'aurait pas été de trop.

Après le Hardcore virulent d'Hatebreed, il était temps d'aller faire un petit tour du côté des gars de Gojira qui jouaient sur la Mainstage 2. Comme à leur habitude, les français foutent d'emblée le feu, usant de leur terrible son bien lourd et bien puissant pour mettre à genoux leur public. Et ce n'est pas des titres comme les nouveaux "Silvera" et "Stranded" qui me feront dire le contraire ! Que de rage dans la voix de Joe Duplantier sur le couplet de "Silvera" !

Mais que dire des morceaux "The Heaviest Matter Of Universe" et "Flying Whales", bien révélateurs du son surpuissant que s'est forgé le groupe au fur et à mesure des années. Le groupe n'a ainsi pas besoin de beaucoup bouger sur scène, les instruments faisant incroyablement le boulot à leur place. Finir sur "Vacuity" fut une excellente idée du groupe, histoire de bien épuiser le public et l'essorer jusqu'à ce que mort s'ensuive. Même si je n'apprécie pas Gojira sur CD, force est de constater qu'en live, la musique des français prend une toute autre dimension, tel un marteau qui s'abat sur votre tête.

Le jour commençait à tomber lorsque les américains de Linkin Park montaient sur la Mainstage 01. Il n'y a pas un groupe aussi disputé actuellement que Linkin Park, avec notamment leur passage au Hellfest une semaine après le Download. Mais le Download, avec sa programmation éclectique et ô combien ouverte, avait tout à fait la légitimité d'inviter les américains, d'autant plus que je ne les avais jamais vu et que j'étais curieux de voir comment allaient se débrouiller Chester et sa bande.

Finalement la performance aura été mitigée pour moi. En effet, il fallait bien entendu s'attendre à ce que le groupe nous distille ses bons vieux hits qui n'ont pas perdu de leur superbe, au contraire, mais également leurs morceaux plus récents et qui ne sont, il faut l'avouer, sans aucune saveur autant sur CD qu'en live. Je ne connaissais pas les nouveaux morceaux, mais les anciens... Quel plaisir d'entendre en live des titres comme "One Step Closer" et ses fameux "Shut Up", "Faint", "Somewhere I Belong" ou encore "Papercut", surtout que le groupe mettra énormément d'énergie à jouer ces titres comme si ce temps-là leur manquait. Et la réaction du public sera d'ailleurs unanime, scandant et remuant à l'écoute des vieux titres mais faisant un peu plus la moue sur les plus récents. Quelques sifflets viendront d'ailleurs accompagner une ou deux de ces chansons. Le groupe fera tout de même une prestation assez propre, avec un Chester qui se défonce sur tous les morceaux. "Breaking The Habit" sera accueilli de la plus belle des manières par le public, avant qu'un "Crawling" en version piano ne vienne détruire littéralement le titre, provoquant la colère de quelques fans autour de moi. Enfin, le fameux "Numb" est apparu sur la fin, véritable tuerie en live. Belle prestation scénique du groupe mais évidemment mitigée de par la setlist.

Dagoba

Mallory Knox

Pierce The Veil

Dinosaur JR

Mars Red Sky

Raveneye

Skinny Puppy

Nostromo

Unswabbed

Il est désormais temps de rentrer chez moi : le camping était pour demain, avec un très beau programme en perspective ! Rendez-vous à tous pour la journée du samedi !