Download Festival Paris 2017 - Jour 2

Le lendemain, il était temps de revenir sur les lieux afin de bien commencer sa journée. Et quoi de mieux qu'un bon petit concert de Rock avec le groupe Far From Alaska ? Suivant de loin les gaillards sur la Mainstage 01, j'appréciais finalement beaucoup le chant de la chanteuse, juste, ainsi que les petits riffs distillés par les guitares.

Le tout avait un côté mignon et ensoleillé qui était agréable à voir, d'autant plus que la chanteuse n'hésitait pas à montrer sa joie d'être ici au Download, rigolant et haranguant la foule entre les chansons, histoire de mettre encore plus l'ambiance.

Après ce concert fort sympathique et empli de bonne humeur, il était temps de monter d'un ton avec les remuants Devildriver sur la Mainstage 02. Les premières notes résonnent alors, annoncant "End Of The Line" et son riffing absolument surpuissant. Malheureusement, le son ne sera pas forcément à la hauteur et les guitares auront du mal à émerger du brouhaha sonore de la Mainstage. Dommage, car il sera difficile parfois de reconnaître tel ou tel riff.

Cependant, le groupe fait de la scène depuis longtemps et a largement compensé ce problème de son par une énergie scénique digne du groupe, avec un Dez Fafara communiquant toujours aussi bien avec la foule. Je dus néanmoins partir avant la fin car une interview avec Dagoba m'attendait.

Après ce passage forcé à l'espace presse, je m'attardais un peu sur la prestation d'Alter Bridge, espérant l'unique morceau que j'aime d'eux : "Metalingus". Et il arriva, avec son fameux refrain qui envoie du lourd et ses riffs bons pour headbanguer.

Le groupe américain est bon sur scène, sérieux et renvoyant une belle énergie positive au public réuni devant la Mainstage 01. Mais ma gorge sèche me contraignit vite à aller m'abreuver d'une bonne bière bien fraîche, avant que les hollandais d'Epica ne prennent la place des américains.

La belle Simone Simons, Mark Jansen et leurs compères investissent donc la Mainstage 01 afin de régaler de leurs gros riffs et et de leurs splendides mélodies le public venu les voir. L'introduction instrumentale de leur dernier album retentit alors, avant que "Edge Of The Blade" et "A Phantasmic Parade" ne mettent tout le monde d'accord quant à la grande qualité des titres encore écrits par le groupe sur The Holographic Principle. La formation est carrée, avec un très bon son et accompagnée comme toujours par ses fameux jets de flamme qui ne la quittent jamais lors de leurs shows en plein air.

La voix de Simone est parfaite, tout comme le growl de Mark Jansen, pour moi un modèle dans le style Beauty And The Beast. Epica se lâchera encore plus sur les puissants "The Essence Of Silence" et "Unchain Utopia", telle une véritable pile électrique, dégainant ses riffs les plus brise-nuques, notamment ce pont sur "The Essence Of Silence" toujours aussi efficace. Tout comme Devildriver, je dus partir interviewer les américains de Code Orange au moment du titre "Cry For The Moon", un classique du groupe. Une prestation une nouvelle fois plaisante à voir, Epica me régalant comme à son habitude.

J'étais ensuite curieux de voir les Five Finger Death Punch à l'action, les bougres distillant un bon Métal des familles bien rapide et bien bourrin, comme un poing que l'on recevrait dans la tronche, en fait ! Et cela commencera de la plus belle des manières avec un bon "Lift Me Up", où la double pédale pourra se faire plaisir, tout comme les grosses guitares. Et tout le reste sera de la même facture, touchant là où ça fait mal, avec par exemple un "Got Your Six" particulièrement bourrin, mais qui sera supplanté par la violence destructrice du fameux titre "Burn MF" et son refrain d'anthologie et que tout le monde pourra reprendre.

Et que ça bouge sur scène, le chanteur faisant littéralement l'essuie-glace sur la scène tandis que ses collègues mettent tout autant d'entrain à faire parler leurs instruments. Un groupe qui respire l'adrénaline et la testostérone, même si les américains n'oublient pas leur petit côté mélodique touchant et fort bien interprété par le chant clair du vocaliste.

Après ce bon poing de la mort pris dans ma petite tête, il était temps de manger un morceau, de rigoler un coup avec les amis présents tout en écoutant Slayer de très loin. Mais ce qui m'intéressait le plus était après, avec les allemands de Caliban qui comptaient bien foutre le bordel avec les festivaliers qui ne se déplaceraient pas pour System Of A Down. Car comme on s'y attendait, trois quarts au moins des personnes s'étaient spécialement déplacés ce samedi pour voir Serj Tankian et ses compères s'exprimer sur la Mainstage 01. Finalement, ça ne pourra faire que plus de place pour nous, donnant ainsi l'impression d'assister à un concert privé de Caliban tant l'absence de monde est stupéfiante. Mais les allemands ne se démonteront pas, bien au contraire, et se contenteront d'en mettre plein la vue à ceux qui se sont déplacés pour eux.

Et ce sera gagné, le groupe balançant breakdowns et riffs Métalcore bien rapides tandis que la fosse, dont je ferais partie, se lâchera totalement, disposant d'un espace plus que suffisant pour bouger. "Paralyzed" fera par exemple mouche tant la formation souhaite créer sa propre petite fête, Andreas Dörner encourageant la foule à se bouger le plus possible. Caliban ira même de son traditionnel wall of death, même avec aussi peu de monde, mais cela en valait la chandelle tant l'ambiance était plaisante et bon enfant ! Un très bon concert pour terminer la journée, et ce avant de retourner au camping s'amuser toute la nuit.

 

Black Foxxes

Lonely The Brave

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