Drakwald - Resist Fatality

Certains albums sont de vrais voyages, vous transportant vraiment très très loin. Parfois dans une contrée un peu onirique, porté en majorité par votre imagination.

Il y a quand même un certain temps que l'on ne voyait pas surgir des trésors d'innovation dans la scène la scène pagan française. Qu'à cela ne tienne, en créant Drakwald, Thibaud Destouches et David Lemoine ont remédié à cela.
 
D'autres personnes s'associent à nos deux compères, des instruments traditionnels (cornemuse, flûte) ajoutent une dimension folk et enthousiaste à un ensemble qui fait manifestement pas dans la dentelle.
Le style de la formation de Tours, n'est pas limité à une étiquette, mais plutôt influencé par un mélange de death métal Scandinave et de musique folk celtique.
Tels que des groupes comme Eluveitie, Crauchan ou encore Ensiferum. Après la première démo "Forgetten Lands" sortie en 2012, qui a permit à Drakwald de grandir, d'être sélectionnés à des tremplins et surtout au Cemunnas Pagan Fest de 2013.
 
Line up:

Thibaud Destouches "Osbern"  (chant, basse)
David Lemoine  (guitare, chant)
Marc Vaillant  (Guitare)
Hélène Legrand  (clavier) 
Bertrand Renaud  (flûte, cornemuse)
Sylvain Crippel  (Batterie)
 
Commençons par le défaut principal de "Resist Fatality", qui n'est finalement pas si dérangeant mais flagrant: l'influence de Eluveitie est assez présente. Fort heureusement nos Tourangeaux parviennent à éviter le plagiat grâce à des ambiances qui sont résolument différentes de celles qui sont développées par les Helvètes.
 
On débute par the Drowning le premier morceau, qui fait une entrée en matière saisissante avec cette intro mystique. Let the Slaughter Begin ou on retrouve des riffs accrocheurs, beaucoup de chant guttural, plutôt typé black métal mais des lignes vocales orientées death feront leur apparition çà et là. Citons aussi le morceau Diving in the Death of Agony  tout aussi puissant avec l'apparition de choeurs masculins. On arrive ensuite sur ce qui pourrait être un peu le hit de cette galette Escape the Claws of the Fate, on remarque très vite la présence plus qu'agréable de la cornemuse,  les solos de guitare utilisé à certains moments est tout à fait surprenant.

Comme avec tout groupe à tendance folk/pagan qui se respecte, certains morceaux donnent envie de bouger, danser. C'est le cas de When Beer's Flowing, un morceau éclatant, avec lequel Drakwald déploie tout son talent. Le groupe exploite à fond son potentiel folk celtique qui font leur petit effet et offre de délicieux moments d'évasion vers d'autres contrées. Comme Enter in the Den of the Night avec le chant d'Anaëlle Chaleix associés au growls rend ce morceau magique. 

L'enchaînement Raise our Swords et Inhale the Ashes of Honor passe ainsi comme une lettre à la poste, et semble former un même bloc. Pourtant, les deux morceaux sont distincts l'un de l'autre, tout en gardant ces mêmes ficelles. Les riffs sont accrocheurs, les ambiances sont très immersives.
 
C'est du Drakwald de grand style qui se révèle. Un album de métal pagan/folk celtique qui ravira sûrement les puristes du genre.