Ferium - Reflections

Fait assez rare dans notre univers, Ferium vient d'Israel. Certains ont pu les voir en première partie de Threat Signal et The Agonist en septembre/octobre 2013 et au moment où j'écris ces lignes le groupe va partir en tournée anglaise avec nos compatriotes d'Hacride et d'Uneven Structure. Reflections est leur premier album qui est aujourd'hui réédité et publié par les labels Transcend Music et Clawhammer.

Line-up :

Tiran Ezra (chant)
Yoni Biton (basse)
Guy Goldenberg (guitare)
Elram Boxer (guitare/choeurs)
Ron Amar (batterie)

L'image qu'on se fait d'un groupe de metal oriental est assez clichesque finalement. On connaît Melechesch, Orphaned Land, Myrath ou encore les frenchies d'Arkan et l'on se dit dans notre petite tête que forcément tout le monde inclut des sonorités « folkloriques » du fait de ses origines. Ferium prouve que non, lui préfère le gros death metal moderne à l'américaine. Il avait d'ailleurs commencer en tant que cover de Lamb Of God (une influence encore très marquée).

Et il le fait savoir dès « By The Book », qui comme son homologue « Mirror » se fait très deathcore avec tous les gimmicks qui vont avec (qu'on les aime ou non). On pense à Black Dahlia Murder, jusqu'à « The Very Existence » plus groovy qui penche du côté « panteresque » de la force et « Side Effects » plus « gojiresque ». Les vocaux hargneux de Tiran Ezra s'ils sont d'excellentes factures n'en reste pas moins un poil linéaire à la longue.

L'instrumental « The Black Eyes », sur lequel Ferium a jugé bon de glisser quelques notes de piano ci et là, est une excellente respiration dans toute cette avalanche de gros riffs et de braillements bourrins. « Caustic Value » rappelle quant à lui les travaux des danois de Hatesphere, dans ce mélange thrash/death résolument brutal et hargneux. Reflections est un excellent manifeste de metal moderne entre le death, le deathcore et le thrashcore groovy d'un Lamb Of God.

Si Ferium reste complètement ancré dans la scène death metal actuelle (bien loin de ce qu'on appelait death metal à la base donc) et manque donc sensiblement de personnalité, il n'en demeure pas moins d'une efficacité et d'un professionnalisme exemplaire.

Il ne fait aucun doute qu'on entendra parler de Ferium à l'avenir.