Ghouls Stone Valley - Ghouls Stone Valley

Point de blastbeats ultra brutaux ni de profonds growls au programme de cette nouvelle chronique !
Et pour cause, je vous entraine aujourd’hui dans un voyage au cœur de l’horreur, dans un univers aussi délirant qu’inquiétant où le Capitaine Spaulding et ses monstres de foire sont maîtres de cérémonie : bienvenue chez Ghouls Stone Valley !

Formé à Marseille par Räv Grave (batterie) et Kommandant K (chant) la nuit d’Halloween 2012, ils sont rapidement rejoints par Rott Finger (guitare/lead), Middle Bones (guitare) et Sardes Bitch (basse). Le groupe s’oriente alors vers un style qu’il qualifie de Néo Horror Metal, alliant la puissance et la modernité du Néo Metal aux thématiques de films d’horreur, genre cinématographique dont les membres sont particulièrement friands. Après une série de concerts dans la région marseillaise, le groupe enregistre une première démo éponyme de 4 titres. Décryptage...

La première étape de ce voyage en train fantôme débute avec Don’t Fear the Boogieman qui nous plonge immédiatement dans l’univers spooky et déjanté du groupe.
L’orage gronde et soudain retentissent les éclats de rire de Baby Firefly (Sheri Moon- Zombie dans La Maison des 1000 Morts de Rob Zombie). Le ton est donné, les guitares entrent en piste et déjà l’envie de taper du pied se fait sentir, le main riff super catchy et les choeurs n’y étant pas étrangers. On peut alors déjà ressentir, dès ce premier titre, le potentiel du groupe : riffs entrainants, batterie lourde et groovy au possible, ornementations au clavier et chants ultra énergique. Un premier titre très efficace qui pourrait sans nul doute faire office de single.

Notre voyage se poursuit avec le titre I Turn Insane. Probablement le titre le plus agressif de cette démo, le groupe montre ici qu’il n’a pas peur de rentrer dans le tas. La batterie est rageuse, les riffs percutent l’auditeur de plein fouet et le Kommandant K repousse ses limites, plus totalement chant mais pas totalement scream. Néanmoins, le titre reste quelque peu fade et en retrait au regard des 3 autres malgré un refrain lugubre et un break propice au headbanging.

Le 3ème titre Let me Out s’ouvre sur un sample de cloches des plus inquiétant. Cloches qui reviendront à plusieurs reprises dans le morceau, renforçant cette ambiance lourde et ténébreuse. En effet, il s’agit ici du titre le plus sombre et lourd de la démo. Exit l’ambiance festive et déjantée du premier titre. Ici, c’est avant tout le sentiment d’inquiétude qui domine. Un effet renforcé par ces « Free me now, free me now » plaintifs et un refrain assené à la manière de coups de marteau, le tout agrémenté des funèbres cloches d’introduction. L’apogée du glauque étant atteinte dans l’outro avec cette comptine innocemment fredonnée sur une mélodie au clavier digne d’une intro de Cradle of Filth (et c’est un compliment !).

La démo s’achève sur le titre Once Upon a Scream, autre poids lourd de cette toute première production avec Don’t Fear the Boogieman. Un titre dominé par une ligne mélodique et une rythmique aux légères influences Punk très agréables en plus d’être particulièrement efficaces. Outre une structure encore une fois très entrainante, grâce entre autre à son refrain, le titre met en exergue d’autres élément jusque là absent des autres compositions. On trouve en effet dans ce dernier titre un premier solo, élément que l’on aurait volontiers aimé retrouver dans les autres compositions, tant il est plaisant et s’intègre bien au morceau.

Côté production, c’est une vraie claque. Le rendu est d’autant plus impressionnant qu’il s’agit ici d’une démo ! Le mixage a tendance à bien mettre en avant les guitares et surtout la batterie qui confère aux compositions cette dynamique et cet aspect groovy. Cependant, la voix du Kommandant K, à la fois féminine et ultra heavy n’est pas en retrait bien au contraire, il s’agit d’ailleurs probablement de l’un des plus gros atouts du groupe.

Dans la pure lignée de groupes comme Rob Zombie et autres Wednesday 13, le groupe marseillais nous offre ici une première démo que l’on pourrait aisément qualifier d’EP, tant elle est de qualité. Assurément, Ghouls Stone Valley fait d’ores et déjà figure de référence dans le genre et nous réserve à coup sûr de bien belles surprises pour la suite. Le groupe entrera en studio en septembre prochain pour l’enregistrement de son premier album... À surveiller de très près !

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