Girlschool - Guilty As Sin

 

Ce nom n'évoquera peut être rien aux fans de death, metal, grind…core et autres nu metal, mais pour tous les amoureux de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) cela restera comme le premier groupe entièrement féminin qui mit une claque à l'écoute de son premier album (sobrement appelé Demolition) à nombre de headbangers.

35 ans après, le groupe, composé des trois membres originels (Denise Dufort, Kim McAuliffe, Enid Williams) plus de la « nouvelle » guitariste (depuis 2000 et suite au décès de Kelly Johnson) s'apprête à sortir son treizième opus Guilty As Sin.

Il sortira le 13 novembre en version CD et comportera douze titres contre onze titres pour la version vinyle. L'album est produit par Chris Tsangarides (Thin Lizzy, Judas Priest, Tygers Of Pan Tang...).

Ici, pas de shred, de fioritures, c'est du direct. Je qualifierais la musique de Girlschool comme du hard rock'n'roll joué avec l'énergie du punk.

L'album débute avec « Come The Revolution » et l'on retrouve de suite la « patte » du groupe : riff simple et efficace, refrain entêtant avec les filles aux choeurs. Pour les soli,ne vous attendez pas à Joe Satriani ou John Petrucci, c'est « juste » joué avec les tripes. Puis déboule le Girlschool qu'on adore avec « Take It Like A Band » : speed, énergique et la voix éraillée de Kim qui sied parfaitement. Je vous défie de ne pas taper du pied et headbanguer à l'écoute du morceau. En concert je ne doute pas de l'effet du titre sur le public.

« Guilty As Sin », riff "Marc Bolanien" si je puis dire. On se croirait revenu à l'époque de T-REX. That's rock'n roll baby ! Rien à faire,les Girlschool savent composer des titres qui vont cartonner en live. D'ailleurs,la production de l'album me laisse à penser qu'il a été enregistré dans les conditions du live. On ressent l'unité du groupe,un ensemble et pas des parties enregistrées chacun de son côté. Ce qui donne encore plus un côté véridique à leur musique. Appréciable de nos jours. Trop de technique tue l'essence de la musique. Vient ensuite « Treasure », titre mid-tempo, qui se laisse écouter mais basique. « Akward Position » est quant à lui aussi un titre au tempo moyen et qui aurait pu être laissé de côté. On ne peut écrire des hits à chaque morceau. Non ?

Ensuite, sortez les pantalons patte d'éléphant,les boules à facettes et les vestes à paillettes : arrive la version Girlschool de « Stayin' Alive » de qui vous savez. Sympa pour initier vos amis au hard rock.

Les deux chansons suivantes « Perfect Storm » et « Painful », bien que typiques du style du groupe sont un peu faibles et ne retiennent que moyennement l'attention.

« Night Before » nous remet dans le droit chemin : on retrouve la hargne, le speed (à la GIRLSCHOOL), les refrains qui vous font jouer de la Air Guitar ! Un morceau taillé pour la scène.

« Everybody Loves (Saturday Night) » clôt ( nous n'avons pu écouter que dix morceaux sur les douze prévus) l'album. Dommage, mais encore une fois, c'est un morceau qui aurait pu être soit retravaillé,soit ajouté en bonus. Pas l'idéal pour terminer un album. On reste sur une « fausse note ».

Dans l'ensemble,les Girlschool sont restées fidèles à leur style,l'album aurait, à mon sens, gagné à être produit différemment mais renferme quand même quelques brulôts qu'il me plairait de découvrir en live.

Si vous aimez le hard rock qui sent la sueur, la bière, le cuir, cet album saura vous satisfaire, même si toutes les compositions ne sont pas au même niveau. On sent que c'est joué avec les tripes et c'est presque un retour aux sources du hard rock qui vous est proposé.

En attendant,vous pourrez les voir en tournée avec Motörhead et Saxon. Un conseil : allez les voir en live,vous ne serez pas déçus.