Havok - Warbringer - Gorod - Exmortus - Le Petit Bain - Paris

En ce samedi 29 Avril 2017 nous voilà au Petit Bain sur les quais de la Seine à Paris pour la date Thrash metal de ce début d’année. Réunissant le fleuron de la nouvelle scène Thrash, c’était aussi le moyen de voir si Havok et Warbringer incarnaient bien le renouveau de cette scène ! C’est donc dans cette belle salle du Petit Bain qui annonce complet pour l’occasion que le show peut commencer.

Pas un poil de retard, Exmortus foule la scène avec entrain et nous délivre un bon Thrash avec de long passage de solo qui font clairement penser à des thèmes de musique classique. Prenez par exemple la chanson « Moonlight Sonata (Act3) » joué durant le set. Les gars font le taff et jouent juste. Le guitariste/chanteur est très content d’être là et chauffe le public. Il fait le show durant les parties instrumentales, passe la guitare derrière sa tête pour faire un solo etc. Le son est plutôt bon, on distingue très bien la basse, la guitare et les parties lead ainsi que le chant. Seule ombre au tableau le son de caisse claire qui est quasi inexistant. Bon moment en compagnie de ce premier groupe américain !

Setlist :

For the Horde 

Death to Tyrants

Moonlight Sonata (Act 3)

Speed of the Strike

Metal is King

C’est ensuite les français de Gorod qui montent sur la scène du Petit Bain. Gorod c’est un peu « le vilain petit canard » de la tournée puisque leur style est bien différent du Thrash proposé ce soir. Bien qu’ayant sorti un Ep Kiss The Freak au son Thrash Death spécialement pour cette tournée, que Julien « Nutz » Deyrez le chanteur prendra bien soin de mentionner entre deux chansons, le groupe nous délivre plusieurs de ses hit dont « Disavow Your God », « Programmers of Decline » et le premier titre sortie de leur Ep « Being A Jerk ». 

On peut dire qu’ils sont toujours aussi à l’aise avec leurs instruments, la technicité est au rendez-vous. Au niveau du son même si on entend un peu mieux la caisse claire, ce n’est toujours pas le summum et connaissant bien les compostions du groupe il est dommage de ne pas entendre les subtilités du jeu de caisse claire de Karol « K’roll » Diers. Mis à part ça comme je l’ai dit plus haut, les bordelais sont toujours aussi à l’aise et enjoués à se produire sur scène. Ça rigole sur scène, et aucune fausse note dans le jeu. On appréciera toujours autant les mélodies à la guitare, avec les solos et les tapping. Le jeu de batterie est tout bonnement impressionnant, et que dire de Benoît « Barby » Claus le bassiste qui est complétement dans son élément, se baladant sur scène, communicant avec le public tout en distillant ses parties de basse au millimètre près avec un groove phénoménal. En bref Gorod reste fidèle à lui-même et nous joue un très bon set, dans son style ultra technique.

Setlist :

State of Secret

Here Die Your Gods

Being a Jerk

Dig Into Yourself

Birds of Sulphur

Programmers of Decline

Disavow Your God

Les choses sérieuses commencent quand Warbringer foule la scène. Les Californiens sont venus défendre leur nouvel album Woe To The Vanquished à travers l’Europe. On peut clairement noter que l’intensité monte d’un cran et ne descendra pas du set. En ajoutant que le son devient à la limite du parfait. Même la batterie est au rendez-vous, on entend distinctement la caisse claire (on remarque que la batterie en commun pour Warbringer et Havok a été beaucoup plus travaillé que pour les premiers groupes) !

Pour moi c’est la claque de la soirée, ne connaissant que très peu le groupe je prends un plaisir à les entendre sur scène et dégager toute cette énergie communicatrice. Leur nouveau guitariste est une pile électrique, tout comme le chanteur. La batterie ne faiblit pas et balance avec autant de puissance et de précision d’un bout à l’autre du set. La setlist commence fort en rentrant directement dans le vif du sujet avec les deux premiers titres du nouvel album et on prend direct un tarte, une dose de Thrash qui fait que le pit est en folie. Le chanteur s’en donne à cœur joie tout le long du show pour faire bouger toujours plus le public. David Sanchez guitariste/chanteur de Havok viendra même faire un feat sur « Hunter – Seeker ». Le public demande même un rappel auquel il aura le droit ! Pour faire simple Warbringer a tout retourné sur son passage, pour vous dire la traduction française du nom du groupe, littéralement « celui qui amène la guerre » n’est pas usurpé pour le coup. Warbringer nous démontre toute l’étendue de son talent bien aidé par le son du Petit Bain.

Setlist :

Silhouettes

Woe to the Vanquished

Remain Violent

Shellfire

Prey for Death

Hunter-Seeker (feat David Sanchez)

Living in a Whirlwind

Combat Shock

Rappel :

Living Weapon

Dernier groupe de la soirée et non des moindres Havok ! Eux aussi viennent défendre leur nouveau très bon opus, Conformicide. Les américains qui continuent de tracer leur route et se faire un nom dans le milieu en sortant des albums toujours aussi bon étaient attendus de pied ferme. Le son est toujours au rendez-vous et ça va nous permettre d’apprécier encore plus Havok. Pete Webber matraque ses fût avec précision, on l’excusera de s’être trompé en partant sur un autre morceau (il en rigole d’ailleurs). Ce mec est impressionnant derrière sa batterie et on voit très bien qu’il donne tout ce qu’il a et qu’il finit son concert lessivé.

Havok pioche dans sa discographie, nous interprétant des titres de Conformicide avec le fédérateur « Hang ‘Em High », la très groovy « Ingsoc » ou encore la très percutante « Claiming Certainty ». Mais on a aussi droit à des titres de Time Is Up et Unnatural Selection, variant ainsi les plaisirs. Les mecs du Colorado maitrisent leur sujet, et jouent avec précision. Le son et le jeu de basse est monumental comme sur le dernier album. Le guitariste lead Reece Scruggs ressort ses solos et mélodies à la perfection sans fausse note et que dire de David Sanchez qui a la même voix que sur l’album sans faiblir du set. Niveau jeu de scène, Nick Schendzielos le bassiste est encore plus impressionnant, comme un lion en cage il ne cesse de bouger de courir sur scène et haranguer le public. Les gars ne restent pas en place et s’échangent les places à tour de rôle pour aller voir le public à droite et à gauche. Dommage que le groupe ne fasse pas de rappel, il manque quand même la chanson « Time Is Up » au compteur pour finir en beauté. Mais on les excuse, on est sur la fin de la tournée et la fatigue se fait ressentir. Oui cette date parisienne était l’avant dernière date européenne des 27 programmées en un mois.

Setlist :

Point of No Return

Claiming Certainty

Hang 'Em High

Prepare for Attack

Fatal Intervention

No Amnesty

D.O.A.

Covering Fire

Ingsoc

From the Cradle to the Grave

Intention to Deceive

Give Me Liberty...or Give Me Death

Pour faire court en conclusion, ce concert a tenu toutes ses promesses. On a assisté à la relève du Thrash metal avec Havok et Warbringer. Sans oublier Gorod et Exmortus qui ont aussi envoyé du lourd. Les quatre groupes on produit des set ultra carré pour ravir la salle comble du Petit Bain.