Hellfest 2016 - Jour 2

Après une excellente première journée, nous arrivons assez exténués à notre campement. Et pourtant, la fête est loin d’être finie, le samedi nous réserve encore de belles surprises... 

Le concert des Undead Prophecies était déjà bien entamé quand nous arrivons sous la Altar. Pour tout vous dire, nous sommes assez frustrés d’avoir loupé une partie du tout premier concert d'Undead Prophecies, cette formation obscure qui a revisité les canons du Death Old School à sa façon sur False Prophecies (on a plusieurs fois pensé à Death et Obituary). Le mystère reste total, nous ne savons pas qui sont ces musiciens (il faut préciser qu’ils sont tous affublés de capes et de masques…). Quoi qu’il en soit, les guitares étaient criardes à souhait et véhiculaient de belles énergies sur scène pendant les tranches « Descending Souls » et « Voices Within ».  Un beau concert, mais trop court ! (Axl)

Setlist Undead Prophecies:

Unborn

False prophecies

Castrate humanity

Descending souls

Voice Within

Nous arrivons suffisament tôt pour voir un bout du sludge d'Hangman's Chair mais trop peu pour voir le black/death/indus d'Otargos. Heureusement les parisiens sont en forme et montrent ô combien son dernier album les a fait passé au niveau supérieur. Nous passant la déception d'avoir raté la bande d'Ulrich. This Is Not Supposed To Be Positive est définitivement l'un des albums français de l'année et il n'est que justice de voir autant de monde soutenir nos compatriotes. Une foule conséquente, pour l'heure, s'est réunie pour voir les parisiens et semblent apprécier à juste titre la performance lourde et dépressive à souhait du quartet. Cédric Toufouti (chant, guitare) très en voix, n'a pas l'air d'une humeur très festive et c'est tant mieux. Une nouvelle étape franchie avec brio ! (Clément)

Après que nous soyons allés observer d’un oeil attentif la performance d’Otargos sous la Temple, nous sommes allés nous placer devant la MainStage 1 où Loudness s’apprêtait à faire son grand retour en France ! Beaucoup de fans de la formation s’étaient passés le mot, inutile d’insister sur le fait que le groupe est très rare dans la région. La foule est donc au rendez-vous ! Mais qu’attendre d’une telle formation aujourd’hui ? Une performance qui serait à l’image de ce que le groupe était dans les 80’s ? Non pas vraiment… Minoru Niihara (vêtu de cuir) et ses sbires ont vieilli si bien que l'interprétation du premier morceau « Crazy Nights » est molle ! Le pire était à craindre surtout qu’il s’agissait là du « tube » des nippons. Mais heureusement pour nous, les choses se sont débloquées par la suite avec des titres comme « Heavy Chains » et « Crazy Doctor ». Le groupe tenait également à mettre son dernier opus en avant, The Sun Will Rise Again en interprétant le titre éponyme de l'album… Le concert est toutefois bon, et les membres prennent leur pied... Minoru Niihara est vraiment fier d’être là ! Il n’arrête pas de prendre son public en photo et Akira Tagasaki, lui, tape ses cordes comme jamais ! Quelle classe. Pour faire court, après des débuts inquiétants, Loudness s’en est bien sorti ! Autant vous dire qu’on a hâte de les revoir ! (Axl)

Setlist Loudness: 

Crazy Nights

Heavy Chains

The Sun Will Rise Again

Crazy Doctor

S.D.I.

 

Pas pleinement convaincu par leur premier essai, Something Supernatural (2014), nous décidons tout de même d'aller voir Crobot. L'une de ses nombreuses formations classic rock que Monte Conner, l'ancien boss de Roadrunner Records, a dépêché sur sa nouvelle maison Nuclear Blast. Le fait est que si pour le moment nombre de ces formations (Scorpion Child, Gentlemen Pistols, Free Fall) ne trouvent pas vraiment le succès, Crobot lui semble avoir trouvé son public. Un public qui risque fort de s'élargir en Europe en fin d'année car le quartet va ouvrir pour Volbeat et Airbourne ! En live il faut bien avouer que la recette fonctionne parfaitement surtout grâce à la prestation monstrueuse des américains. Chaque membre est complètement déchaîné et se donne à 300%, tout cela en gardant un jeu très propre. De plus chacun attire le regard tant ils semblent différents les uns des autres. Brandon Yeagley (chant) se déhanche tel un certain Steven Tyler et headbangue à s'en décrocher la tête dans sa veste rouge, Jake Figueroa (basse) porte son instrument si haut que de loin on croirait qu'il joue de la guitare et Bishop (guitare) semble tout droit sorti d'un gang "hxc" avec son short et son marcel. Quant à parler du premier celui-ci a une voix superbe qui rappelle souvent Myles Kennedy (Alter Bridge, Slash) et les refrains passent sans accroc l'épreuve du live. On remarque d'ailleurs que le public rentre complètement dans le set malgré l'heure quasiment matinale. Les yankees profitent du concert pour présenter leur futur essai avec notamment le catchy "Welcome To Fat City" durant lequel Brandon se jette sur les épaules de Bishop alors qu'il est en plein solo. Un futur grand ? Peut être bien. A suivre de très près et à revoir avec Volbeat en fin d'année ! (Clément)

Setlist Crobot:

Plague

Easy Money

Skull Of Geronimo

Play it Cool

The Necromancer

Not For Sale

La Mano de Lucifer

Welcome To Fat City

Fly On The Wall

The Legend Of The Spaceborne Killer

Black Country Communion, c’est fini (pour l’instant), mais ça n’empêche pas Glenn Hughes de se faire plaisir en sillonnant l’Europe en long, en large et en travers ! Et quelle claque, le frontman sait toujours s’y faire ! Bien qu’il se produise de bonne heure, c’est un Glenn Hughes en forme et radieux que nous avons vu. Et le bougre ne fait pas les choses à moitié ! En quarante minutes, il aura rappelé à la paroisse du Hellfest qu’il était « The Voice Of Rock » ! Pour ce faire, pas besoin d’en faire trop, le bonhomme sait faire la part des choses, le show est simple mais non dépourvu de tout aspect qualitatif, au contraire ! Quelques reprises de Deep Purple, et c’est dans la poche ! Comprenez que les tubes les plus connus du pourpre profond ont été interprétés cet après-midi (ceux du mark III de la formation britannique), vous l’aurez donc compris, je parle de « Stormbringer », de « Burn » et du bluesy « Mistreated » ! Le bougre n’a pas non plus hésité une seconde quand il lui a fallu interpréter un titre de son dernier groupe en date, Black Country Communion… Le frontman aura vanté les mérites de « Black Country ». Et quelle classe ! Malgré son grand âge, le chanteur est encore bien au point, et en voix ! Il n’a rencontré aucun problème pour monter dans les aigus, et tout ce que l’on peut dire à ce jour, c’est que peu de chanteurs peuvent se vanter d’avoir acquis et conservé de telles capacités vocales après tant d’années d’activisme. Bravo ! (Axl)

Setlist Glenn Hughes:

Stormbringer (Deep purple)

Muscle and Blood » (Hughes/Thrall)

Mistreated (Deep Purple)

Black Country (Black country Communion)

Soul Mover

Burn (Deep Purple)

Je ne suis pas particulièrement fan de Folk Metal, mais il faut avouer que les formations de la trempe savent mettre de l’ambiance partout où elles se produisent. Ce qui fut pleinement le cas pour Heidevolk ! C’est à dire qu’ils ont tout pour plaire à leur audience: des choeurs prenants, des mélodies pertinentes et surtout une qualité de son imparable pour ce genre de style qui, justement, a l’habitude de souffrir d’arrangement approximatif. (Axl)

Une nouvelle fois nous nous dirigeons vers la Valley sans aucune attente, le duo black'n'roll Mantar nous étant totalement inconnu. Les allemands se produisent l'un face à l'autre, torses nus, pour une démonstration tendue au possible d'un black à tendance punk'n'roll et sludge cradingue au possible. Lourd et primal, Hanno (chant/guitare) compense le manque de basse avec un octaveur et un pedal-board long comme la queue devant les stands de Cashless la veille. Il gagne par la même le prix "Karadoc" du week end grâce à ce son grassouillet au possible (les vrais comprendront). Malgré une ambiance relativement pesante Hanno se montre fort sympathique entre les titres et finit même par avouer "merci d'être venu aussi nombreux, je me souviendrai de ce concert toute ma vie". Habitué à des petites salles il est clair que cette immense tente du Hellfest, loin d'être vide doit faire plaisir aux "hamburgers". Rappelant beaucoup Darkthrone, en plus crade (c'est dire), le final nous réserve quelques titres moins intransigeants et plus efficaces. Une excellente découverte dans le genre ! (Clément)

Setlist Mantar (en partie):

Cult Witness

Spit

Astral Kannibal

Era Borealis

S'il est une formation que votre serviteur attend cette année c'est bien Sixx: A.M. Car c'est bien la première date du "supergroup" en France auquel nous assistons aujourd'hui. Pour ceux qui n'auraient aucune idée de l'importance du projet, Sixx:AM est en fait un projet né autour de l'autobiographie de Nikki Six (Mötley Crüe) en 2007. Autour de lui DJ Ashba (guitare, ex-Guns'N'Roses) et James Michael (chant), producteur de Hammerfall, Papa Roach et Scorpions entre autre. Depuis en constante évolution le trio a publié quatre albums et s'affirme aujourd'hui comme un vrai groupe avec la sortie de Prayers For The Damned Vol.1. En terme de style la "nouvelle" bande à Nikki propose une musique radiophonique au son plus moderne que ses comparses AOR. Juste des chansons immédiates, bien chantées et arrangées comme on aimerait en entendre plus souvent. Ce même si un album comme Modern Vintage (2013) propose des titres plus travaillés et que quelques morceaux lorgnent du côté d'un certain Queen. Bref, comment tout cela se concrétise sur les planches ? Parfaitement bien. Michael qui a parfois montré des difficultés en live n'en met pas une à côté. Quelque chose de très familial se dégage de la scène, les membres s'amusent et vont souvent se voir (même les choristes relegués en fond de scène ne sont pas oubliés dans leur coin). Le plaisir apparent de jouer tous ensemble fait que l'on a pas l'impression de regarder un show prévu dans ses moindres détails. Bien qu'il faudrait être bête pour ne pas comprendre que certaines choses ont été travaillé en amont. Il est agréable de voir Nikki s'amuser autant quand le bougre avait l'air de se rendre au bureau dans un métro bondé lors des dernières années avec Mötley Crüe. Le son est excellent mais oublie complètement les choristes, du moins là où nous étions. Dommage car Amber Vanbuskirk et Melissa Hardling abattent un travail formidable. En entamant par l'éponyme du deuxième album, les lovers font le choix de l'efficacité, ce qu'il ne fait pas plus tard en interprétant l'éponyme du dernier. Loin d'être un mauvais titre il ne montre pas la facette plus heavy du combo pourtant très présente sur le nouvel essai. Une salve comme "Belly Of The Beast" ou "Can't Stop" aurait été plus judicieux sur un set de cinquante minutes (qui en paraissent au moins dix de moins). Pas de surprise à la fin du concert lorsque le single ultime "Life Is Beautiful" est repris par le Hellfest à la demande de James. Certains auront eu du mal à s'en débarrasser pendant de longues minutes après le concert. La France vient de découvrir l'une des perles FM de ces dernières années et vivement son retour en salle avec un temps de jeu qui fera honneur à toutes les magnifiques chansons qu'ils ont à offrir. (Clément) 

Setlist Sixx A.M.:

This Is Gonna Hurt

Rise

When We Were Gods

Everything Went to Hell

Prayers For The Damned

Lies Of The Beautiful People

Stars

Life is Beautiful

Formé en 2004 et auteur de quatre opus, les quatre floridiens de Torche se sont fait un nom plus qu'enviable sur la scène stoner. Rien d'étonnant à ce que nos amis fans de psychédélisme et de lourdeur garnissent la Valley pour leur venue à Clisson. Hélas la prestation nous laisse clairement de marbre. Les qualités sont indéniables. La musique est vraiment bonne, tout le monde est en place. Mais rien n'y fait le concert ne prend pas. Pourtant Steve Brooks (chant/guitare) a une superbe voix et se voit souvent soutenu par son camarade six cordiste Andrew Elstner pour de belles harmonies. Un manque d'implication de la part du combo ? Possible. Peut être est ce son déraisonnablement fort, particulièrement la batterie de Rick Smith qui nous tape sur le système ? Probable. Ou bien est ce les harmonies pop sur cette musique purement stoner qui ne prend pas dans le cadre du live. Le décalage entre la lourdeur de la musique et la douceur du chant ne sont peut être pas assez convaincantes pour fonctionner dans le contexte du live. Mars Red Sky pourtant se montre beaucoup plus doué dans ce décalage voix/musique. Un coup pour rien ? Serions-nous passés à côté ? (Clément)

Setlist Torche:

Sandstorm

Kicking

Grenades

Minions

Loose Men

Healer

Across The Shields

In Pieces

Reverse Inverted

Sky Trials

Believe It

Barrier Hammer

Undone

Annihilation Affair

Harmonslaught

Lorsque nous ressortons de nos deux conférences de presse (Within Temptation, Glenn Hughes), nous nous retrouvons devant la MainStage 1 où les Foreigner commençaient tout juste de fouler le plancher de la scène. Autant vous dire que nous sommes ravis de revoir le groupe pour qui sa dernière date en France datait de 2014 ! Et pour une première pour nous, nous avons été particulièrement surpris par la tournure qu’a prise ce show. Ce fut relativement parfait ! Dès « Double Vision », Foreigner se montre plus en forme que jamais, et les décors parfois « rétro » collent à la perfection avec la chaleur dégagée par le groupe. Et le public le lui rend bien ! Car la fosse n’avait jamais été aussi remplie cette journée… C’est à dire qu’en cette journée, les ressortissants des 80's s’étaient donnés rendez-vous pour apprécier les vieux tubes « Cold As Ice » et « Feels Like the First Time », très axés FM ! Mais qu’importe, la formation a réussi à dépoussiérer ses vieilleries pour qu’ils soient accessibles au plus grand nombre ! Mais bien sûr, la palme reviendra à « Urgent » et « Jukebox Hero » tirés de 4 qui provoqueront l’euphorie au sein de la foule ! C’est à dire que ces morceaux sont toujours aussi fédérateurs et bien interprétés, on aura particulièrement apprécié la partie de saxophone sur « Urgent ». (Axl)

Setlist Foreigner: 

Double Vision

Head Games

Cold As Ice

Feel Like The First Time

Urgent

Juke Box Hero

I Want To Know what Love Is

Hot Blooded

Bien que le gig des Foreigner fusse très bon, notre curiosité nous a conduits sous la Temple où Fleshgod Apocalypse insufflait les ténèbres ! Nous n’avons pu assister qu'à la dernière partie du show constituée d'« Epilogue », « The Fool » (issu du dernier album de la formation, King) et de « The Forsaking » (Agony) ! Rien n'était à jeter et la scénographie du concert était digne d’un film, et la musique, de sa bande originale ! L’alliage entre la fumée et la lumière blanche s'associait à merveille avec la tonalité des titres proposés si bien que les spectateurs se voyaient dépaysés ! Le caractère épique d’ « Epilogue » n’y est pas pour rien ! Pendant que certains fans se contentaient de headbanguer, d’autres appréciaient les chants lyriques... Néanmoins, si le concert est excellent, c’est surtout le caractère superficiel de la batterie qui nous a frappé. Elle est trop triggée, et cela a pu nuire au caractère épique proféré aux morceaux… Dommage. (Axl)

Setlist Fleshgod Apocalypse:

Marche Royale

In Aeternum

Gravity

Pathfinder

Cold As Perfection

The Violation

Prologue

Epilogue

The Fool 

The Forsaking

Après cette bonne mise en bouche, je m’en vais retourner voir Sick Of It All qui se produisait une nouvelle fois dans le cadre du Hellfest. Mais les choses changent pour le combo New-Yorkais, c’est dire s’ils ont franchi une nouvelle étape ! Adieu à la Warzone, bienvenue sur la MainStage ! Et peu de groupes de la trempe peuvent se vanter d’avoir réussi ce coup de force ! Vous l’aurez donc compris, c’est une fosse digne de la Warzone qui s’est invitée au pied de la MainStage 2 pour célébrer comme il se doit les trente ans du groupe ! Et en presque une heure de jeu, Sick Of It All aura revisité une grosse partie de ses morceaux cultes dès « Take The Night », un titre qui ouvre les hostilités dans la fosse. On a aimé à voir que comme leurs fans, ces musiciens débordent d’énergie et aiment le faire savoir. Ça court, ça jump sur des titres comme « My Life » et « Death Or Jail ». Inutile de vous faire un dessin, la recette, aussi simple soit-elle, fonctionne toujours à merveille (vous savez, une guitare crue, un chant coriace, un basse bondissante et une batterie qui frappe). Encore une fois, Sick Of It All a prouvé, qu’en trente de carrière, qu’il était incontestablement LA figure de proue du Hardcore New-Yorkais. Quelle pêche ! (Axl)

Setlist Sick of it All:

Take The Night Off

Injustice System

Machete

Road Less Traveled

Good Lookin’ Out

Step Down

Just Look Around

My Life

Death Or Jail

Uprising Nation

Braveheart

Scratch The Surface

DNC

World Full Of Hate

Goatless

 

Après une nouvelle interview et une pause bien méritée, nous assistons à la fin du concert de Joe Satriani ! Inutile d’insister sur le caractère élitiste de sa musique, les guitaristes en herbe se sont bousculés pour apprécier dans de bonnes conditions les prouesses techniques d’un musicien qui n’a plus rien à prouver. Les fans comprendront. (Axl)

Néanmoins, si votre serviteur est revenu au niveau des MainStages, c’était pour assister à la toute première performance de Disturbed au Hellfest ! Autant vous dire qu’il s’agissait là d’un des moments clefs du festival pour les fans de la formation de David Draiman, le chanteur. Les fans étaient donc au rendez-vous, et ça s'est vu d’emblée, la fosse est pleine, et nous ne pouvons nous déplacer que de manière modérée au sein de la foule. Mais cela n’est rien comparé à l’ambiance qu’il y aura durant tout le show ! En effet, dès « Ten Thousand Fists », un raz-de-marée de slam se met en marche, et les animations dans le pit se veulent de plus en plus violentes dès « The Game » et « The Vengeful One » ! Le combo est particulièrement en forme, et le public le lui rend bien ! En effet, pendant la première partie du set, le pit s'est transformé et dissocié en deux parties distinctes dans lesquelles les fans s’amusaient à tourner comme bon leur semblait. Autant vous dire que la rédaction n’avait jamais vu cela ! La performance aura également été placée sous le signe de la reprise et de la surprise ! En effet, la formation a profité de cette première performance pour se faire plaisir en deuxième partie de set ! Vous ne serez pas restés insensibles devant les trois reprises consécutives qu'a effectuées la formation ! Elles étaient congrues d’invités spéciaux comme les membres de Sixx A.M. sur une reprise flamboyante de « Shout At The Devil » (Mötley Crüe) et même Glenn Hughes sur la reprise de The Who « Baba O’Riley » et enfin « Killing In The Name » de vous-savez-qui, qui elle, n'a pas eu d'invités spéciaux... ! En somme, Disturbed aura réussi son premier gig au Hellfest. Néanmoins, nous étions en droit de nous attendre à plus de morceaux de sa carrière et surtout de son dernier album. (Axl)

Setlist Disturbed:

Ten Thousand Fists

The Game

The Vengeful One

Stupify

The Sound Of Silence (Simon and Gafunkel)

Inside The Fire

The Light

Shout At The Devil (Mötley Crue) w/ Sixx A.M.

Baba O’Riley (The Who) w/ Glenn Hughes

Killing in the name (Rage Against The Machine)

Indestructible

Voices

Down With The Sickness

Nous prenons le choix délibéré de partir plus tôt de prévu du concert de Disturbed pour nous rendre sous la Altar pour assister aux dernières lamentations d’Asphyx, groupe qui aura beaucoup fait parler de lui ce samedi 18 juin ! Et ce n’est sans raison, la prestation impose respect ! Arborant fièrement un T-Shirt Putrid Offal (les copains en premier), Martin Van Drunen inspire le crainte et la pitié sur « The Rack », « Scorbutics » et « Last One On Earth », les trois derniers titres auxquels nous avons pu assisté ! La classe (bis). (Axel)

Setlist Asphyx: 

Into The Timewastes

Food For The Ignorant

Death The Brutal Way

Deathhammer

Asphyx (Forgotten War)

Der Landser

Wasteland Of Terror

The Rack

Scorbutics

Last One On Earth

Sous la pression populaire (merci les copains) et par soucis de juger de nos yeux le phénomène, nous décidons, non sans traîner les pieds d'aller voir Bring Me The Horizon. Pourtant nous avions réussi lors des deux éditions françaises du Sonisphere auquel les brits avaient participé de les rater. Mais on ne peut pas avoir de la chance à chaque fois n'est ce pas ? Ainsi en publiant That's The Spirit il y un an, BMTH s'est assuré une place sur le toit de la scène metal moderne et ne semble pas prêt à la lâcher. Un album qui nous parle un peu plus que ses précédentes livraisons (en même temps le metalcore de pré-ado torturé...). Doté de refrains massifs et immédiats et un côté plus Linkin Park pas toujours désagréable. Le véritable problème de Bring Me est qu'à l'époque où il a sorti ses premiers albums on les accusait de ne pas savoir jouer leurs morceaux. Aujourd'hui la technologie permet à Olli Sykes de "chanter" et une bonne partie du show repose sur le son surpuissant de la bande, résultat d'énormément de samples. Bien vu de sa part de justifier son manque de voix en précisant qu'il est malade au milieu du show mais en général lorsqu'un rhume dure un an on ne finit pas au Hellfest mais entre quatre planches. Pour autant les fans n'en tiennent pas rigueur à leurs héros qui introduisent les débats avec un joli coeur tout mignon de la part de Sykes. Un Sykes censé compensé son manque de voix par une présence incroyable. Encore un sujet à débat car pour notre part nous n'avons vu qu'un frontman charismatique qui pose beaucoup pour les photos sans vraiment afficher quoique ce soit d'exceptionnel. Mais là encore le public répond massivement et follement aux anglais. La setlist ne se concentre étrangement pas sur le dernier album et propose un panel diverse de sa carrière ("For Heaven's Sake..." et "Can You Feel My Heart" paraissent bien infantiles ici). En terme de show là aussi on ne peut pas dire que les brits fassent quoi que ce soit de grandiose. De belles lumières certes mais seulement un écran LED en mode barrière qui affiche tantôt des paroles ou des design aussi classieux que la pochette de That's The Spirit (si vous ne l'avez pas vu faîtes vous plaisir). Etrangement le "tube" "Chelsea Smiles" est aux abonnés absent et l'on regrette presque de ne pas voir pu voir un titre comme "Blasphemy" ou "True Friends" être interprêtés. Les jeunes formations sachant rassembler un public aussi nombreux en tentant une voie moderne sont loin d'être légions et il nous faut reconnaître cela. Bring Me est une machine à tube 2.0. Cependant il est triste qu'un public aussi massif ne s'insurge pas face à un chanteur et un groupe reposant autant sur sa production. La mort du rock'n'roll n'est pas loin. Quand s'arrêtera la supercherie ? Quand BMTH sera t-il capable de jouer ses morceaux sans l'aide de la technologie ? Toutes ces réponses dans notre prochain numéro de Metal Virgin ! (Clément)

Setlist BMTH:

Happy Song

Go To Hell, For Heaven’s Sake

The House Of Wolves

Avalanche

Shadow Moses

Sleepwalking

Can you fell my Heart ? 

Antivist

Throne

Drown 

« You Can’t Stop Rock n’ Roll » chantait Dee Snider en 1983 ! Véritable hymne du genre ! En 2015, le décès d’A.J. Pero marque un coup d’arrêt dans la carrière des New-Yorkais. Il faut s’arrêter là. Mais, il faut s’arrêter en faisant ses plus belles révérences… Telle était la condition que s’était fixée Twisted Sister fin 2015 ! « Forty and Fuck it ! », le message est clair. C’est vraiment la fin pour Twisted Sister. Leur place en tête d’affiche était donc incontestable ! Et Dee Snider a voulu montrer que sa formation pouvait être la tête d’affiche du samedi au Hellfest ! Tout avait été mis en place pour rendre l’événement inoubliable: Une setlist rassemblant les plus grands hits de la formation à commencer par « What You don’t know (sure can Hurt You) suivi de près par « The Kids Are Back »… Dee Snider est particulièrement en voix, et Mike Portnoy (remplaçant d’A.J. Pero) fait bien le job ! Il est toujours impressionnant de voir les capacités d’interprétation et d’adaptation du bonhomme ! Ça cogne sévère derrière ! On aura également pris du plaisir en voyant que Dee Snider est toujours aussi charismatique ! Ses mouvements scéniques complétaient très bien la lumière rougeâtre et les flammes pendant « Burn In Hell » ! Après une poignée de gros classiques, « You Can’t Stop Rock n’ Roll » et « The Fire Still Burns » (durant lequel le groupe a tenu à faire ses adieux, mais a laissé comprendre que la cause du Rock n’ Roll n’était pas mort pour autant), le groupe crée l’euphorie grâce à son titre « We’re Not Gonna Take it », qui sera l’occasion pour Dee Snider de montrer son agacement concernant tous les attaques terroristes qui ont eu lieus cette année ! Et il est remarquable que le tube suscite toujours l’enthousiasme des fans agés de 7 à 77 ans ! C’est véritablement là que l’on reconnait les chefs d’oeuvre ! Après une autre poignée de classiques dont « I Wanna Rock », le groupe crée une nouvelle fois la surprise… Ce n’est plus un secret pour personne, Motörhead était intiment lié à Twisted Sister, et après un nouvel hommage envers Lemmy, Twisted Sister a été rejoint sur scène par un invité de marque… Phil Campbell a pris le temps de se rendre au Hellfest (pour se recueillir auprès de la statue de Lemmy sans doute), et voulait marquer le coup en interprétant « Shoot’Em Down » et « Born To Raise Hell » (Motörhead) ! Il ne faut aucun doute que ce moment restera gravé dans les anales tant ce genre d’événements est rare de nos jours ! Le concert est ensuite conclu par « S.M.F » pendant lequel Dee Snider nous invite à crier « Sick mother fucker » avec nos tripes ! Le logo disposé derrière la batterie de Mike s’enflamme et le groupe assure qu’il ne reviendra plus… Même pas pour un dernier rappel… Dommage car on aurait bien voulu entendre leur fameuse reprise des Rolling Stone « It’s Only Rock n’ Roll (But I Like It) »… Ce fut un très bon concert, mais la sortie fut, comment dire…, assez précipitée ! 

(Axl)

Setlist Twisted Sister:

What You Don’t Know (Sure Can Hurt You)

The Kids Are Back

Burn In Hell

Destroyer

You Can’t Stop Rock n’ Roll

The Fire Still Burns

We’re Not Gonna Take It

The Price

I Believe In Rock n’ Roll

I Wanna Rock

Shoot’ Em Down w/ Phil Campbell

Born To Raise Hell (Motörhead) w/ Phil Campbell

S.M.F.

Après cette sortie, nous essayons tant bien que mal de rejoindre nos comparses de Metal Cunt, mais nous sommes pris par le feu d’artifice organisé en hommage à Lemmy. Celui-ci aura duré plus de quinze minutes et a été précédé par une rétrospective de la vie de Lemmy qui a été faite à partir de bande sonore « Motörheadienne » (« Nightmare/the Dreamtime » tiré de 1916 et « Silver Machine » des Hawkwind…). Le feu d’artifice fut d’autant plus grandiose que les metteurs en scène ont réussi à faire flamboyer le ciel de « R.I.P. LEMMY ». Mais ce n’est pas tout ! Après ce beau spectacle, Phil Campbell qui était resté sur la MainStage 1 a tenu à s’exprimer et à remercier le Hellfest, et les fans d’avoir été là jusqu’au bout… Pour l’occasion, l’organisation du Hellfest a décidé de diffuser la dernière performance de Lemmy au Hellfest, du moins quelques chansons histoire de remercier Lemmy… R.I.P. Lemmy. (Axl)

Bien placé devant les Mainstages nous décidons de rester pour voir ce que la maître incontesté du néo metal nous a réservé ce soir. Korn a effectué un redémarrage canon depuis le retour de Head en 2013 et depuis chacune de ses sorties publiques est applaudie. Sa dernière tournée en salle a pu décontenancer car plus concentrée sur des titres plus "pop" ou plus arrangés pas forcément au goût des vieux fans. Abandonné il y a quelques temps, le clavier fait donc son grand retour en la personne de Zachary Baird. Après le trop long hommage à Lemmy, la fatigue se ressent dans l'ensemble du Hellfest et il faut que le sextet mette le paquet s'il veut convaincre. Pour ce faire il fait deux choix payants : se donner à 1000% et balancer une setlist karaoké. En effet The Paradigm Shift ayant déjà trois ans au compteur, "Maïs" n'a rien à promouvoir et peut se permettre de faire comme les vieux et de se concentrer sur tous ses tubes. Et aucun ne manque à l'appel ! Les vieux fans ne peuvent se plaindre tandis que les plus jeunes peuvent regretter l'absence de "Narcissistic Cannibal" du dubstep Path Of Totality (2011) ou d'un petit extrait de The Paradigm Shift. Ce à quoi même les vieux n'auraient probablement rien trouvés à redire. Pourtant la fatigue a raison de l'enthousiasme général face au combo qui enquille les perles. Le tout avec un son bien lourd, un peu abusif cependant en ce qui concerne la batterie. Johnathan Davis est dans une forme vocale éclatante et chante à la perfection. Même Zach est audible bien que ses parties n'apportent que quelques arrangements sympas. "Falling Away From Me" nous rappelera toujours le magnifique épisode de South Park dans lequel la bande est apparue. A la fin de "Shoots And Ladders" la bande glisse un petit extrait de "Sanatarium (Welcome Home)" pas désagréable et bien plus réussi que leur reprise de "Another Brick In The Wall". Un moment qu'il fallait supporter à chaque show il y a encore quelques années. "Blind" ou encore "Freak On A Leash" sont tout de même l'occasion de se casser la voix une dernière fois. Un show coup de poing qui remet définitivement Korn au sommet qu'il a bien failli quitter. (Clément)

Setlist Korn: 

Right Now

Here to Stay

Somebody Someone

Falling Away From Me

Coming Undone

Shoots And Ladders

Blind 

Twist

Did My Time

Y’All Want A Single

Rappels:

4 U

Got The Life

Freak On A Leash

Une superbe soirée malgré un hommage à Lemmy un peu long et malsain avec la fin de leur dernier passage au Hellfest montrant un Lem au bout du rouleau. Drôle d'ambiance aussi en voyant BMTH ne pas mentionner le concert de Twisted sur les planches ("Vous êtes prêts pour Korn ? Nous sommes juste en train de vous chauffer pour eux") et l'omission totale de cet impressionnant hommage par Korn. Une espèce de dissociation totale en les deux Mainstages et les deux générations de musiciens.