High For A Dive - High For A Dive

Les fans de football savent que les plus forts évidemment c'est les verts ; les verts de Saint Etienne ! Dans le metal la métaphore s'approche de la vérité en ce qui concerne le death brutal, car Benighted fait notre fierté nationale (moment chauvin fini). High For A Dive en plus de venir de la même ville que le « petit » groupe sus-nommé lui a « prêté » un guitariste (HFAD n'existait pas à l'époque) pendant deux ans, Bertrand Arnaud pour ne pas le citer. Quitte à évoquer le CV de nos stéphanois, précisons que certains d'entre eux ont fait partie de Winds Of Torment. Un combo qui en son temps fût signé par Mascot Records, ce même Mascot qui nous a fait découvrir Volbeat.

Line-up :

Pierre (chant)
Bertrand (guitare)
Alban (basse)
Hugo (guitare)
Jean François (batterie)

Bref en un an d'existence HFAD propose un premier EP, qu'il annonce comme tout sauf un coup d'essai. Venant de personnes d'expérience il paraît logique que la direction musicale, ainsi que la composition ait été « facile » ou en tout cas rapide. Le quintet n'a pas fait les choses à moitié et s'est rendu au Boss Hog Studio (General Lee, Dungortheb, Anorak, Tang...) de Clément Decrock. Du coup le résultat est très professionnel que ce soit au niveau de la compo ou au niveau du son (un régal ce gros son de basse bien gras).

L'intro paraît extraite d'un film et nous rappelle la scène de La Plage où les personnages se jettent du haut de la corniche. Et c'est un saut vers le chaos que l'on effectue dans ce One And Glorious qui nous penser à Dillinger Escape Plan (beaucoup) et à Converge (un peu) avant un break purement death metal rempli de double. La manière la plus simple de définir HFAD est ce terme barbare de mathcore, mais pour faire plus simple on peut parler de metal hardcorisant destructuré et chaotique avec des soupçons de thrash et de death. Quoi, c'est pas plus simple du tout ? Pour revenir à la compo, on trouve ici et là de superbes idées qui apportent beaucoup, comme ce banjo à la fin de Unsafe ou l'arpège final de The Embalmer. Je regrette d'ailleurs ces passages deathcore surtout sur My Name Is Greed qui malgré leur efficacité rendent le tout plus banal. La reprise du Sabotage des Beastie Boys si elle se montre plus violente et moins groovy que celle des Cancer Bats, ne s'en écarte pas vraiment non plus. Après ce morceau reste une tuerie et s'applique très bien à une adaptation métallique.

Bon je ne reviendrai pas sur cette étrange pochette qui nous présente un magnifique mouton... enfin si ! Quel est le rapport entre les sauts dans le vide et un putain de mouton ? J'espère que cela a un lien avec les paroles par ce que là franchement je ne vous suis pas. Mais l'essentiel est ailleurs et la musique elle se montre redoutable.

S'il manque encore ce petit truc pour vraiment faire la différence, pour peu qu'on aime un Converge ou un Dillinger Escape Plan, HFAD a de sérieux atours et une puissance jamais remise en cause. Un groupe que l'on couplerait bien avec Dwail pour une belle tournée française.

Hey les gars, vous pouvez me dessiner un mouton ?