Impureza - El Nuevo Reino De Los Ahorcados

Trois ans après leur premier album, le Brutal Death d’IMPUREZA refait surface avec un EP 2 titres qui ravira les amateurs de brutalité en toute subtilité.

Impureza nous avait déjà gratifié d’un très bon premier album en 2010. Produit par notre Stéphane Buriez national, le groupe se démarquait par un Death Metal à la brutalité maitrisée et des influences hispaniques (flamenco) judicieusement intégrées à l’ensemble.

Aujourd’hui, le groupe nous revient avec un nouvel EP et un line up remanié (nouveau chanteur, nouveau bassiste et un seul guitariste au lieu des deux présents sur le premier album). Composé de 2 nouveaux titres, El Nuevo Reino De Los Ahorcados et Leyenda Negra, cet EP devrait permettre aux fans de patienter en attendant la sortie d’un nouvel album dont l’enregistrement devrait débuter en ce début d’année 2014.

Musicalement parlant, on retrouve dès le premier titre cette ambiance si chère au groupe et qui en a fait sa marque de fabrique. En effet, El Nuevo Reino De Los Ahorcados s’ouvre sur une très belle introduction, mêlant rythmes flamenco et chœurs. Mais l’autre facette d’Impureza ne tarde pas à surgir et à tout écraser sur son passage dans une débauche de blastbeats et de riffs surpuissants. On ressort de ce titre sur les rotules, essoufflé : nous voilà rassurés, Impureza fait toujours du Impureza !

Le deuxième titre quant à lui s’ouvre sur une rythmique de bulldozer, particulièrement lourde. Mais encore une fois les premiers blastbeats ne se font pas attendre et la machine s’emballe pour notre plus grand plaisir. La présence de la guitare sèche est néanmoins loin d’être anecdotique, le titre en comportant toute une section solo du plus bel effet. L’EP s’achève sur ce deuxième et dernier titre, sur un accord retentissant à coup de reverb, que l’on voudrait presque rattraper tant on attend la suite avec impatience.


En conclusion, on se réjouit de retrouver un Impureza au top de sa forme malgré les changements au sein du groupe. La formation n’a rien perdu de sa brutalité et semble toujours aussi à l’aise pour jongler avec ses diverses influences. On aurait hélas aimé prolonger le plaisir avec un ou deux titres supplémentaires. Nous trouverons consolation en nous repassant « La Iglesia Del Odio » et attendons avec impatience le nouveau déchainement de violence d’une des pointures actuelle du Death Metal français.