In The Guise Of Men - INK

Sortie le 20 mars 2013, le deuxième EP, INK,  de In The Guise Of Men compte bien remettre au goût du jour le Djent.
Djent pour certains, prog pour d’autres, les bases de ce groupe sont complexes et difficilement analysables aux premières écoutes pour quelqu’un qui ne côtoie pas le genre. Il faut dire que le djent n’est pas non plus le style le plus prisé chez nous. C’est donc un groupe moderne au rythme cassant que nous allons découvrir aujourd’hui.

Rythme cassant, contre rythme, c’est ce qui nous surprendra le plus, élément récurant sur les 6 titres de leur EP, il vous faudra une certaine attention pour pouvoir plonger dans leur musique.
Les titres sont imprévisibles, les structures instables, tout y est pour complètement nous perdre  dans leur style.
Krys (chanteur /Jarell) nous offre un chant clair correct mais on préfèrera tout de même les passages plus agressifs (screams) comme sur Violent Overthrow et Blue Lethe.
Chant clair qui pourra poser problème pour certains, il est vrai que sur un titre comme Drowner, on est  « surpris » de la teinte de voix.
Une grosse technique instrumentale,  une complexité étonnante des morceaux, une qualité et un mixage à la limite du pro, sont tous des éléments qui marquent un gros plus pour cet EP autoproduit.
Ce qui est plaisant, c’est qu’avec cette maitrise instrumentale, le groupe n’est pas tombé dans du metal expérimentale ou la simple démonstration de plans ultra complexes qui lassent très vite l’auditeur.

Les refrains sont très travaillés, ce qui apporte tout de même une touche accrochante, celui de Drowner reste en tête sans aucune difficulté.
Des bridges et pauses qui apporteront l’aération nécessaire et le temps de s’adapter aux quarante-mille rythmiques présentes.
Blue Lethe apporte une ambiance différente, plus brute, le mixage des  différents plans de voix pour les chœurs marque la personnalité du groupe sur le plan vocal.
Sale Paradise, est le titre le plus violent de cet EP. Toujours dans la complexité, on retrouve la saveur brutale qui nous restait en bouche.
Dog To Man Transposition clôture cette autoproduction, avec un flow plus rapide qui justifiera sa dernière place.

C’est donc autour de 25 minutes d’expériences offertes par ITGOM que notre ouverture musicale est mise à l’épreuve.


En toute honnêteté, l’EP est tellement riche et complexe qu’il me semble difficile de vraiment pouvoir cerner tous les aspects de la musique d’In The Guise Of Men, votre analyse sera peut être totalement différente de la vision qui a pu être donnée dans cet article. Néanmoins gardez bien à l’esprit que plusieurs écoutes vous serons bénéfiques pour votre immersion dans le djent.