Incry - Pandore

La nationalisme monte en France… Mais au placard la politique ! Car c'est une nouvelle fois de Rock n’ Roll dont il est question chez Metal Cunt. Si le mouvement frontiste prône la fermeture des frontières pour les plaisirs des Français « de souche », d’autres groupes hexagonaux n’ont pas recours à la haine pour montrer leur attachement à la France. En effet, pour leur troisième album, les franciliens de chez Incry n’ont pas pas voulu réitérer leurs projets pour l’avenir comme promouvoir le Heavy Rock Français chanté en Français pour les mélomanes Français.

Rester honnête et authentique, c’est bien dans cette optique que Kourros et sa bande ont composé les tranches de Pandore. Ce sont des riffs effrénés groovy à souhait et des refrains qui restent en tête comme sur le précurseur « Oxygène ». Des titres caractérisés par une telle franchise, c’est bien ce qu’il vous attend dans tout le reste de l’album. Le méridien « Copboy » réitère cet exploit avec les coups de guitare crus et mélodiques pendant ses chorus. Un régal. 

La recette a l’air si simple à première vue, mais elle ne l’est pas ! Elle requiert un feeling important comme sur le languissant « Rouge » où la voix de Kourros arrive à varier les intonations vocales. Travail et précision sont donc de rigueur pour que la sauce prenne. Et bien sûr, sans une rythmique qui suit, la besogne effectuée par le frontman ne servirait à rien. Comme il est agréable de constater que le duo Crow/ Did s’affirme de plus en plus à chaque fois que le tambourineur martèle la basse poignante de Did

L’album sait également se faire homogène en présentant quelques moments d’accalmie. Le titre éponyme « Pandore » ou bien le pénultième « Le Bonheur En Prime » exigent le calme pour être appréciés à leur juste valeur. L’intérêt de ces morceaux repose non seulement sur leurs mélodies exquises, mais aussi dans le flux de paroles qui découle de la bouche de Kourros

Même les titres secondaires de l’album ont également droit à leur heure de gloire. « Laissez-Faire » et « Trigresse » font l’éloge de mélodies prenantes et crues mises en exergue par des paroles qui vante une vision rocambolesque de la vie. Certes, il n’est pas atypique de traiter de tels sujets… Mais nous ne pouvons que donner du crédit à ces propos quand le soin est au rendez-vous. Et encore, Kourros n’hésite pas à faire usage de mots forts pour exprimer sa rage comme sur « Oxygène » où le bougre nous invite à « fermer notre gueule ».

Bien sûr, un tel album ne serait pas parfait si la formation ne faisait pas l’apologie du style qu'il entreprend. L’ultime morceau « Rock n’ Roll » résume bien Pandore et la mentalité d’un groupe qui n’a pas fini de faire parler de lui. Car il faut avouer que dans le Rock n’ Roll, tout est une question d’éthique et de musique avant tout ! 

Nous avons ouvert la boite de Pandore et nous y avons trouvé une formation qui a gagné en rigueur ! Maintenant, tout ce que nous pouvons souhaiter aux Franciliens, c’est de poursuivre leur aventure avec toujours autant d’ambition.