Infectology - Innards Of Misanthropic Embodiment

Après une première démo, un album sorti en 2013 et un split en 2015, les Equatoriens de Infectology sont de retour pour nous faire découvrir leur deuxième album Innards Of Misanthropic Embodiment. Sorti le 12 octobre 2016 sous le label Gore House Production, le groupe nous délivre un huit titres tout en brutalité.

Line-up :

Jhenry – Chant

Luis – Guitare

José – Basse

Iván – Batterie

Prodiguant un Brutal Death Metal, Infectology nous laisse pas de répit avec son nouvel album, et envoie du bois pendant un peu moins d’une demi-heure. Ce qui, il faut l’avouer est suffisant, au risque de se lasser et de perdre son cerveau en route si la galette s’était éternisée en longueur. Question enregistrement Innards Of Misanthropic Embodiment a été mixé et masterisé par Januaryo Hardy au Insidious SoundLab. La production est meilleure je trouve que pour leur précédent album, même si au niveau de la batterie et surtout de la caisse claire le groupe ne change toujours pas mais nous y reviendrons.

Du côté musical, les Equatoriens enchainent direct dans la brutalité sans introduction et ne baissent pas le tempo d’un poil tout au long de l’album. Et cela même sur le titre instrumental au milieu de l’album dont on aurait pu croire qu’il allait nous permettre de souffler. Mais non, même sur cette chanson intitulée « Inhuman Conception » ça blast de partout et le tempo est toujours aussi élevé. Mis à part ce moment purement instrumental on retrouve un chant grave, growlé par moment, typiquement Brutal Death sur l’intégralité de l’album. D’ailleurs celui-ci est plutôt bien placé dans les compositions pour être mis en avant sans perturber ou se faire perturber, et vice-versa et inversement, par les parties instrumentales. Les parties guitare sont assez bien construites, et sont selon moi plus poussées et mises en avant que sur le précédent opus. J’entends par là que le guitariste nous distille quelques harmoniques ainsi que des pseudos mélodies bien Brutal Death et ne se contente pas de faire des lignes stériles. Il y a des riffs bien travaillés qui montrent que le groupe a évolué et ajoute à sa brutalité des parties Death bien sympa. Pour la basse par contre je la trouve un peu timide et perdu au mixage derrière la batterie, malgré quelques apparitions et distinctions qui montrent qu’elle ne fait pas que de la ligne. Le gros point noir de l’album, le voilà, c’est la batterie. Comme je vous disais plus haut, moi qui d’habitude aime une caisse claire bien claquante, là c’est beaucoup trop aigu et en avant. La caisse claire fini par nous donner une migraine et prend le dessus sur les autres parties instrumentales qui sont pourtant bonnes. A l’instar d’un Defeated Sanity dont j’adore le son de caisse claire hyper aigu et claquant mais qui sait être moins présent sur les parties blast, là le son reste au-dessus des autres instruments et donc finit par prendre le dessus sur tout et nous épuise.

Ceci étant dit, Innards Of Misanthropic Embodiment est plus diversifié que le premier album du groupe, la guitare est plus technique et cela apporte un plus aux compositions là où le précédent opus était plus linéaire. Les cassures rythmiques en passant du blast beat super rapide à une partie plus lente viennent alourdir la composition et nous poussent à bouger la tête.

Avec ce second opus, Infectology, nous entraine donc dans son univers ultra brutal, un peu linéaire parfois, mais a su nous proposer un album plus abouti que le premier. Un bémol quand même avec le son de la caisse claire qui finit par gâcher l’ensemble.