Interview-Anunaki

 

Quintet de posthardcore tendant vers le black et le sludge, Anunaki a sorti début mars son deuxième EP autoproduit de A à Z. Avec ses concepts totalement barrés (titres des morceaux reprenant des noms d'animaux, teaser complètement fous, albums fait main) nous n'avons pu résister à rencontrer ses géniteurs pour en savoir plus sur ces chimères.

Entretien fleuve avec une formation atypique !

 

Comment s'est passé la formation d'Anunaki ?

Damoon (guitare) : Nous avons formé Anunaki suite à la fin de Pentagruel, François et moi même avons continué à répéter ensemble et nous voulions juste jouer un maximum où que ce soit.

François (batterie) : Nous sortions de cinq années avec Pentagruel où nous étions resté à un niveau local et pour des raisons de distance entre les membres le groupe n'a pas fait grand chose pendant un an. Nous avons donc monté Anunaki car nous avions une frustration live. Le deal a tout de suite été, d'abord entre moi et Damoon, de jouer partout où l'on peut devant vingt, quarante ou cent personnes peu importe. Nous nous sommes dit : « si il y a un punk bourré dans la salle, tant pis on joue et on envoie le bois ». Nous avons monté le groupe avec notre acolyte Marc Durand (NEPASGERBER.COM) qui se charge de la plupart de nos teasers. Nous avons donné notre premier concert à l'occasion de la fermeture de l'Entracte à Saint Dié les Vosges, à cette époque il y avait beaucoup d'engouement et de soutien pour le bar.

Damoon : Au moment où nous avons calé cette première date le groupe était encore en chantier. (rire)

François : On s'est booké une date avant même d'écrire nos premières notes. (sourire)

 

Qu'est ce qui a entraîné le départ d'Orlando et comment avez vous recruté Kali (Bioscar) ?

Le départ d'Orlando est bêtement professionnel. Cela faisait un moment qu'il se posait des questions par rapport à sa disponibilité et il a trouvé un taff. Donc il a été obligé de nous quitter, tout simplement. Nous avons lancé des appels suite à son départ et c'est par le copain de Kali que nous l'avons rencontré. Nous cherchions quelqu'un qui soit entièrement disponible et motivé. Elle était les deux. (sourire)

Damoon : A première vue elle était totalement dans le délire du groupe. On a parlé avec elle de nos délires sur les animaux et elle n'a que des animaux tatoués sur le corps, donc on ne pouvait que s'entendre. Nous avons regardé des vidéos live de ses prestations où elle en imposait vraiment beaucoup sur scène.

François : Nous cherchions une voix très hardcore et bien que ses formations précédentes étaient plus death, elle avait ce timbre hardcore que nous voulions. Nous voulions nous écarter du screamo d'Orlando pour quelque chose de plus vorace et couillu paradoxalement. (rire)

Vous avez empiété sur ma question suivante qui était « que pensez vous qu'elle a apporté au groupe » ?

Kali : Des couilles ! (rire)

Damoon : Une grosse présence sur scène. Elle a une touche plus metal.

François : Nous avons tous senti que nous avions passé un cap scéniquement grâce à Kali. Nous sommes plus « resserrés », plus frontal qu'avant...

 

Votre musique incorpore énormément d'influences diverses de la même manière que vous venez d'univers musicaux diverses. Quelles sont les formations qui vous ont influencé ?

Damoon : Je dirais le post hardcore, Isis ou Cult Of Luna par exemple. Neurosis, même si j'ai du mal...

Kali : Ca dépend des albums !

Damoon : On se rejoint vraiment dans le postcore. Kali et moi sommes plus metal extrême, François est plus pop, Rosie est plus stoner/doom...

François : Je dirais qu'il est psychédélique moi. (rire)

Kali : Plus Annie Cordy quoi (rires) !

Damoon : Mathieu est « open touch ».

Mathieu : Je mange des choux fleurs !

Damoon : Mathieu écoute vraiment beaucoup de trucs. Donc c'est vraiment le postcore qui nous réunit, c'est pourquoi nous essayons d'en faire ! (sourire)

François : Même si nous n'écoutons pas forcément beaucoup ce genre de choses, le drone nous parle aussi. Des choses plus noisy assez improbables et dégueulasses. Nous avons joué avec les mecs de Cult Of Occult et nous sommes tous tombés d'accord sur leur démarche et leur prestation scénique.

 

Comment se passe les séances d'écriture ? Anunaki ne contient que trois titres et dure pas moins de 35min.

François : Tu as un riff. Tu le répète ! (rires)

Rosie (basse) : On fait une mise en place, on échoue donc on modifie.

Damoon : Nous avons participé à des ateliers à la Souris Verte (ndlr : la SMAC d'Epinal) qui nous ont permis d'avancer. Nous avons insisté sur les riffs en longueur pour imposer notre son. Soit tu rentres dans notre délire, soit tu ne rentres pas mais au moins nous assumons ce que nous sommes. Et je remarque que les gens viennent avec nous la plupart du temps.

François : Il est plus facile d'utiliser une idée très simple et de la compliquer. Plutôt que d'avoir une idée compliquée que tu ne sauras pas simplifier par la suite. Maintenant nous essayons de ne pas rebondir d'idée en idée et de finir avec des structures en Lego qui ne veulent rien dire. Nous préférons avoir une bonne idée sur laquelle chacun rebondit, ce qui donne un morceau comme « Cult Of Palourde » sur lequel on trouve deux riffs et demi mais sous forme de variantes.

Mathieu : On essaye d'explorer toutes les possibilités du riff.

Rosie : On s'assume maintenant. Au début on se disait « peut être que ça va être chiant ou long ». Désormais on s'en branle, on le fait.

François : Quand tu as le cul entre deux chaises les gens le ressentent. Tu donnes une moitié de prestation, tu es à moitié content de la musique que tu fais... Quand tu l'assumes tu prends plus de plaisir sur scène et si les gens accrochent à ta démarche ils le font à 100%. Au final depuis deux ans il nous manquait quelque chose. Nous aimions bien ce que nous faisions et le fait d'étirer les compos fait que nous avons plus confiance en nous. Si cela doit être chiant, ce sera chiant mais au moins ce sera nous.

Damoon : On t'a parlé des personnages de Cult Of Occult, car ce sont de vrais personnages ! En les rencontrant nous avons pris une claque car ils assument jusqu'au bout ce qu'ils sont et ce qu'ils font. Ce sont vraiment des connards... (Kali confirme)

Mathieu : En plus ils sont moches !

Damoon : En discutant avec eux nous avons réalisé qu'il fallait assumer.

Kali : Ils ont bien aimé notre set, par ce qu'il ne s'attendait pas du tout à ça. Ils croyaient que l'on faisait du rock de fillette et au final on était dans le même délire qu'eux. Même si nous n'étions pas encore « aboutis » à l'époque. A la Souris Verte les gens nous ont dit que nous avions un style particulier, surtout dans l'Est, très sombre, lent et long. Qu'il fallait y aller à fond !

Damoon : C'est notre mot d'ordre : assumer !

Mathieu : Tout en cherchant à exprimer des émotions.

Damoon : On cherche à s'éclater sur scène même si notre musique n'est pas vraiment faite pour ça.

D'ailleurs on peut voir Kali au bord des larmes sur scène parfois. Est ce que vous sentez le live comme une expérience cathartique ou bien est ce une épreuve pour vous ?

(Kali se marre)

Damoon : Je pense que ça dépend des gens. Je sais, comme Kali, que certains passages me transportent. D'autres me permettent, comme à Mathieu je pense, d'exprimer ma colère. Il n'y a que François qui se branle les couilles derrière sa batterie. (rires)

François : Mais comment tu le saurais ?

Damoon : Par ce que je le sais. Et que je te crache à la gueule.

Mathieu : La scène c'est un exutoire.

Rosie : Je relativiserais car je ne ressens rien de particulier... (rire général) Je n'ai pas l'esprit qui se transforme lorsque nous jouons, la seule chose qui peut se transformer c'est l'état dans lequel je joue. (rires) Après cela dépend beaucoup du public. Si le public n'est pas réceptif, je suis mal à l'aise et j'ai envie que cela s'arrête. Par contre quand c'est le bordel comme à Saint Dizier, j'aurais pu joué trois fois le set.

François : Comme on est un groupe amateur, on est amené à jouer dans un bistrot, dans un squat, dans une SMAC pour un public de punk où il était impossible de savoir ce que le public pensait de nous sur scène (ndC : vous pouvez trouver le live-report du concert en question dans la section du même nom). Il est resté mais en même temps zéro réaction ! C'était une salle super bien équipée dans laquelle le public a été impassible, une semaine plus tard on jouait dans un squat sur un groupe électrogène et le public était complètement fou. Il est impossible d'avoir un fil conducteur et de se dire que chaque prestation va dans un sens bien défini. Tu dépends des conditions sur scène, du public devant lequel tu joues. Après comme on te le disait au début nous voulons juste jouer donc peu importe pour nous.

Mathieu : Je pense aussi qu'il y a une différence lorsque l'on joue devant un public que l'on connaît plus ou moins.

Kali : Que le public soit chaud ou pas je m'en fous. Qu'il soit sensible ou non à notre musique je vais faire sortir toute la rage, la colère et la frustration que je peux avoir au quotidien. Si le mec ne vient pas avec moi, je vais essayer de l'emmener et même si au final il n'y en a qu'un qui vient je me dis que j'ai réussi !

 

Chaque exemplaire d'Eléphange était unique et confectionné par un membre du groupe, le second conserve cet esprit Do It Yourself. Comment vous est venue cette idée ?

Rosie : Par ce que on est fauché ! (rire général)

François : C'est la pricncipale raison en effet. (sourire) En fait on s'est demandé comment nous pouvions proposé un produit qui soit sympa, attractif au niveau prix et étant donné que j'ai une formation artistique, rien de pointu, tout comme Rosie ; nous avons voulu être créatif. Finalement c'est vraiment quelque chose qui nous botte dans lequel tout le monde s'est retrouvé. Pour le nouveau nous voulions aller un cran au dessus de l'autre et on espère avoir d'autres idées pour les prochains.

Mathieu : Cela permet aussi d'éviter la standardisation à une époque où la musique n'a plus vraiment de valeur. Nous avons une valeur humaine pour chaque personne qui veut l'acheter.

François : Il y a quelque chose qui nous gênait dans tous nos groupes précédents. Cette démarche de faire presser ton album, d'appeller un graphiste pour avoir une pochette qui bute, faire des photos promo... Ca n'est pas que la démarche n'est pas bonne, certains arrivent à faire de très bonnes choses avec ce schéma. Ce système ne nous intéressait pas du tout, par ce qu'il y avait moyen que l'on ait d'autres idées et nous ne voulions pas investir cinq mille boules pour avoir un CD cristal dont on ne vendra que cinquante exemplaires. En plus le public s'en fout, dans le sens où c'est moins attractif. On remarque que les gens regardent bien chaque exemplaire, les compare, te pose des questions. Cela évite la personne qui te file dix balles et se casse. Il y a un véritable échange qui se créé, presque une fidélisation.

Damoon : Je pense que cela rejoint notre musique. A l'écoute de notre musique tu peux ressentir certaines choses et le fait de faire un album unique doit permettre aux gens d'avoir leur modèle à eux.

 

Celui-ci avait été enregistré au Tholy dans les Vosges, tandis que le nouveau a été enregistré au Psyrus Studio (DeadMen, Dust In Mind). Quelles ont été les différences entre les deux enregistrements ?

Rosie : Le budget ! (rires)

Damoon : Le premier était très amateur, alors qu'au Psyrus ce sont de vrais pros.

François : Nous avions eu très peu de recul sur le premier (nous avions eu seulement 48h pour le faire entre le moment où nous installions notre matos et le moment où nous jouions la dernière note), nous avons pris plus de temps pour le second. Nous étions plus préparés cette fois.

Rosie : Pour le premier on y est allé, point barre ! Alors que là nous avons tous beaucoup travaillé. Avec François on s'est vu tous les jours pendant un mois et demi et on jouait pour être sûr que les autres aient un basse/batt solide sur lequel se reposer.

Damoon : Les mecs du Psyrus ont été très cool tout en gardant une ambiance de travail. Ils nous ont donné des conseils, que ce soit dans la compo ou dans le jeu. Au Tholy nous étions seuls donc nous ne nous rendions pas compte de nos conneries.

Mathieu : Nous avons été à la fois conseillé et écouté.

Kali, je crois savoir que tu as vécu un enregistrement assez éprouvant.

Kali : (Rires) J'ai enregistré pendant quasiment douze heures d'affilées. La seule hantise du chanteur est de ne plus avoir de voix. Quand tu as un instrument tu peux avoir un pépin ça se répare. Si tu n'as plus de voix tu es foutu ! Il fallait que j'enregistre les trois morceaux, que ça aille vite car si jamais tu te refroidis c'est mort et je voulais garder une certaine spontanéité. Même si Anunaki est plus « carré » que le premier il fallait garder ce côté spontané et il était hors de question que je me prépare comme pour un vrai enregistrement. Je me suis préparé comme lorsque je monte sur scène donc j'ai envoyé comme une pute (ses camarades rient) pendant une dizaine d'heure, pour finir par engistrer « Temple Of Trilobites » sur lequel j'ai failli perdre ma voix. Je tiens à dire que c'est la macération de gingembre qui m'a sauvé la vie !

 

Dans vos morceaux vous aimez beaucoup parler d'animaux, je sais que Kali est une grande défenseuse de la cause animale. Mais vouez vous réellement un culte aux palourdes ?

Kali : Moi oui ! (sourire)

Mathieu : Je préfère les moules moi ! (rires)

Kali : En fait quand je suis arrivée dans le groupe, tous les titres avaient un nom d'animal. Je suis dans pas mal d'associations de défense des animaux et ça me parle forcément. Je ne m'en cache pas ! C'est de la pure logique qu'à force de griller nos ressources nous allions droit dans le mur. Notre monde n'est pas infini et nous faisons partie de ce cycle. Chaque chanson parle d'un animal différent, en général on le trouve par rapport au riff. Les autres trouvent l'animal ensemble et j'essaie de coudre un truc derrière. Ca parle de l'animal évidemment mais pas de son habitat ou de ce que ce qu'est une palourde. (sourire) Je cherche tout le parallélisme qu'il peut y avoir entre l'animal et l'homme, que ce soit dans la manière de vivre ou dans les sentiments. Un animal est dans une chaîne de prédation et n'exterminera jamais ses proies car il doit survivre, l'Homme devrait faire pareil sauf que nous faisons tout à fait le contraire. Je parle souvent de la souffrance qu'elle soit physique ou mentale des animaux. « Mouette » (rires) parle d'une mouette qui a un regard assez large sur l'océan et qui est témoin de la surpêche, etc... parallèlement cela parle de l'homme avec notre côté « prédation » que ce soit dans nos relations, notre travail ou même dans l'Art. Dans la musique il y a aussi ce côté prédation, d'être meilleur que l'autre, de montrer ce que l'on vaut. Pour « Temple Of Trilobites », je suis parti d'un texte assez colérique de Damoon que j'ai amélioré.

Damoon : On parle d'animaux par ce que c'est mignon surtout. (sourire)

Mathieu : Je ne sais pas si les autres seront d'accord avec moi mais grâce aux animaux tu peux avoir cette vision animale projetée sur l'Homme comme le faisait Jean De Lafontaine. (Kali aquiesce)

Kali : Après on ne peut pas comparer la vie d'une palourde et la nôtre ! Sauf pour Rosie ! (rires)

Rosie : D'une manière générale on a tous un avis différent par ce que l'on en sait rien. C'est plus au final un délire qui est resté auquel Kali a trouvé du sens. A la base on s'en foutait totalement.

Damoon : Après j'en ai marre de voir toujours les mêmes textes, ce délire nous permet de faire autre chose.

Kali : On parlera prochainement des dinosaures !

 

Anunaki est l'être suprême, entre déité et humain dans la culture sumérienne. D'où vous est venu ce nom ?

Damoon : Ils aiment bien dire que cela vient du fait que je suis à fond dans les aliens.

François : Disons qu'à la base c'est vraiment son idée. Je trouve que cela sonne bien mais je n'y trouve pas de sens, Damoon si.

Damoon : Cela rend bien avec nos visuels qui mélangent plusieurs espèces. C'est le nom qui m'est venu à l'époque, on aurait très bien pu s'appeler Porco Rosso ! En fait, c'est nous les dieux ! (rire général) Je sais qu'avec Mathieu, Kali et Rosie on est d'accord sur le fait qu'Anunaki pourrait être Cthullu, il n'y a que François qui n'y comprend rien. En fait ça peut nous faire partir dans plein de sens.

J'ai entendu dire que le véritable projet d'Anunaki depuis ses débuts était de reprendre deux titres de rap bien connu. Info ou intox ?

Kali : (Rires) François !

François : En fait nous avions envie de reprendre « Gangsta Paradise » de Coolio, car pour une raison qui m'échappe nous avons toujours flashé dessus.

Damoon : Par ce qu'il est sombre.

François : Adapté avec un son et des techniques metal ça pourrait vraiment claquer. Pour le moment nous n'avons pas trouvé le temps de la peaufiner mais cela va venir.

Damoon : Nous avions fait une reprise de System Of A Down au début pour remplir le set, une version très lente de « Suite-Pee » (System Of A Down, 1998). Nous avons tellement d'idée que nous ne nous sommes pas concentrés sur les reprises.

François : Les reprises sont rarement pertinentes et intéressantes.

 

Quel est votre animal préféré ?

François : La loutre !

Damoon : Le chat !

Kali : Le requin !

Rosie : Je vais devoir dire le chat aussi. Je n'en trouve pas de drôle dans le moment. (rire)

Mathieu : Le cheval.

Damoon : Moi j'aime les chats par ce que je suis fan de Alf.

 

Votre groupe préféré ?

Rosie : C'est un coup à balancer Françoise Hardy sans réfléchir ! (rires)

François : Tok-Tok.

Damoon : Blockheads !

Mathieu : Battle Of Mice !

Kali : Quand j'étais ado c'était Otep, car c'est avec eux que j'ai découvert le chant metal. Maintenant je dirais Hank III.

Rosie : Isis.

 

Votre talent caché ?

François : Je sais rattraper des cacahuètes avec la bouche à chaque fois.

Mathieu : Je sais écrire à l'endroit et à l'envers comme Léonard De Vinci. Je suis aussi très fort au yo-yo.

Kali : Mon talent pas caché c'est que je suis casse couille, mon talent caché c'est que je sais jardiner.

Damoon : Comme Kali, j'ai la main verte, je cultive des orchidées. Je sais parler aux chats aussi !

Rosie : Je n'ai pas de talent caché, je suis un mec entier ! (rires)

 

Les derniers mots sont pour vous.

Damoon : Supportez vos groupes locaux. En Lorraine nous avons les Warfaith qui viennent de sortir leur premier album qui est sympa (Wise Man Is Dead). J'ai l'impression qu'ici la scène avance ensemble et c'est cool. Nous avons les Dog'N'Style, les DeadMen, les Streptocock, les Hostile System...

Mathieu : J'irais un peu plus loin en disant : soutenez les assos et les lieux du coin.

François : En ce moment c'est la corde raide à Nancy pour jouer. On se retrouve à aller voir des concerts de noise, hardcore, metal dans des lieux improbables et il y a plein de choses à refaire au niveau du réseau underground. Derrière chaque concert il y a une orga, du fric qui est en jeu, des risques qui sont pris... C'est de la culture qui se bouge et il faut soutenir tout ça.

Kali : Au niveau du soutien : soutenez les meufs dans le metal bordel ! Autant j'ai des couilles et j'ai une voix, autant je ne suis pas la seule. Il y a énormément de nanas qui font du chant en France ou ailleurs, qui ont des voix de putes et on en parle jamais. Pour avoir organisé des dates uniquement avec des groupes à chanteuse, le public ne vient pas. J'ai l'impression qu'il croit que la nana est juste bonne à faire la groupie et ce n'est pas le cas !

Damoon : Il faut qu'on trouve un vrai mot de fin !

François : Mur !

Damoon : Tibia !

Mathieu : Phacochère !

Line-up :

Kali (chant)

Damoon (guitare)

Mathieu (guitare)

Rosie (basse)

François (batterie)

 

Discographie :

Introducing Napalm The Cat (Démo-2013)

Eléphange (EP-2014)

Anunaki (EP-2015)