Interview - Betraying The Martyrs


  
Rendez-vous est pris avec Valentin Hauser (Bassiste) dans les bureaux de Him-Media pour évoquer The Resilient, dernier album des parisiens de BTM. 15 heures sonne, il est temps de prendre le phone et d'entamer notre interview. C'est en compagnie d'un valentin détendu et sure des forces de ce nouvel album que allons passer prés de vingt minutes d'un échange riche et constructif au sujet de The Resilent et de Betraying The martyrs. 


Bonjour Valentin, bienvenue sur Metal Cunt et merci de nous consacrer ce moment avant la sortie de votre nouvel album. 

The Resilient est votre troisième album, son titre éveille ma curiosité. Peux-tu nous en expliquer le sens 
 
Salut Concernant le titre de l’album nous avons abordé la résilience dans ce qu’elle représente pour les organismes de leurs capacités à se reconstruire après une altération, un choc. Pour nous le titre est issu de nos galères passées, l’année 2016 a été compliqué et difficile, nous avions des choses personnelles à évoquer, à évacuer d’où le choix de ce titre et de ce thème. on a encaissé des coups et avons mené une forme de lutte pour continuer d’exister.
 
C’est donc quelque part une forme d’album autobiographique ? 

Oui en quelque sorte, il nous semblait important de revenir sur l'adversité rencontrée, de faire le point sur les difficultés et beaucoup de titres de l’album parlent de cela. Nous avons voulu prendre le temps de le faire, de se recentrer pour pouvoir nous concentrer totalement sur The Resilient. On a repensé le fonctionnement au niveau de la méthode de composition… la conclusion s’est imposée d’elle-même, nous avions besoin de nous poser pour écrire…
 
Comment se sont déroulé l’enregistrement et la composition du disque ? Vous aviez déjà certaines maquettes datant des albums antérieurs ou est-ce  tout nouveau matos ?

Comme je te le disais, nous avons souhaité aller à notre rythme, nous avons joué énormément ces derniers temps, la scène était la priorité. Nous étions entrainés dans le tourbillon des dates donc une fois celle-ci bouclée, il était important que nous puissions souffler et nous retrouver en tant que personnes, potes avant même de penser à la musique. Nous avons donc pris le contre-pied de Phantom pour la réalisation de The Resilient. Nous avons pris l’option de prendre notre temps afin d’interagir au mieux tous ensemble, de beaucoup dialoguer, d’extraire le meilleur de chaque élément proposé et de fait de composer l’album comme à la maison. Nous en avions besoin
nous avons essayé de prendre un maximum de recul, sans appliquer de recette. Notre priorité contrairement aux albums précédents a été de se concentrer sur les idées de base, de travailler autour avec beaucoup de discussions entre nous plutôt que d’essayer d’inclure et de mettre en relation un max d’idées entre elles, ce que nous avions un peu trop fait sur Breathe In Life par exemple. Au final, nous avons donc écrit des morceaux que nous pensons plus nuancés, plus contrastés, avec une richesse supplémentaire.
 
j’ai aussi la chance de chroniquer l’album pour Metal Cunt et pour ma part c’est une vraie réussite car justement cette volonté de contraster les ambiances se ressent très fort et amène l’album à un niveau émotionnel prenant. Lost For Words a été choisi comme titre “single” pour illustrer et présenter l’album, j’imagine que c’est un travail délicat de mettre en avant un morceau plutôt qu’un autre?

Merci beaucoup, c’est agréable d’entendre que tu as été sensible à notre démarche. Oui c’est très difficile d’extraire un titre plutôt qu’un autre, les discussions ont été nombreuses à la fois entre nous, avec le label car les choix se portaient sur des titres différents. Chacun ayant des affinités avec l’émotion dégagée par un titre plutôt qu’un autre et c’est normal, mais au final Lost For Words se révèle être un bon premier choix.
 
Le live de 2015 à l’aéronef de Lille m’avait vraiment interpellé par le plaisir que vous avez à être sur scène. Le retour des dates prochaindont certaines sont déjà annoncées en Europe doit vous mettre en joie. Penses-tu que cet album vous emmèneras dans des contrées encore inexplorées et si oui y a-t-il des prévisions ?

Nous avons déjà sillonné beaucoup de pays avec les albums précécents et notamment la Russie, La Pologne, les Pays-bas... et les U.S.A avec la tournée en compagnie de Born of Osiris et Veil of Maya. Il est clair que la sortie de ce nouvel album nous donne l’envie de continuer à porter la musique de BTM dans ces pays mais aussi de continuer de développer le groupe en Amérique du Sud par exemple et d’en découvrir d’autres. D’ailleurs pour ma part pouvoir jouer en Afrique serait vraiment un évènement majeur.
 

« The Resilient » ou « Won't Back Down » pour ne citer qu’eux sont des titres qui comportent des orchestrations de claviers et/ou parties symphoniques très sombre. Pourtant les titres restent fédérateurs et absolument pas anxiogènes... comment faites vous pour réussir à associer autant de climats dans un même titre. Vous débattez beaucoup entre vous ?

Tu n’es pas le premier à mettre cet élément en avant, on nous a souvent dit que le travail symphonique était plus clair. C’est peut-être parce qu’on a fait ce travail de clarification sur chaque titre et de mettre des idées vraiment en avant et laisser la musique respirer. 
je pense que sur l’ensemble, nous sommes arrivés à un point où nous avons trouvé notre voie dans cette démarche. Nous sommes arrivé à mieux les appréhender et les exposer. Comme je te le disais tout à l'heure, l’album a été un long processus, avec The Resilient nous avons voulu faire un travail vraiment dans la profondeur en n’hésitant à remanier les titres même une fois ceux -ci bouclés. Si un élément ne marchait pas, on se reconcenter dessus pour réécrire, faire marche arrière pour concrétiser les idées que nous avions en tête.

Nous voici au bout de cet interview, merci beaucoup Valentin, à bientôt dans les hauts de France et notamment au BetizFest où vous jouerez le samedi 8 Avril en compagnie de Arch Enemy, The Haunted, Loudblast, Smash It Combo, Heasblaster et Dem SpiroAu plaisir de s’y croiser et merci du temps consacré à Metal Cunt. 
 
oui effectivement nous y serons, merci à toi, au revoir et rendez-vous au BetizFest.