Interview - Concealed Reality

Pour commencer, vu les changements récents, est-ce que vous pouvez nous présenter le nouveau line-up ?

James (chant) : On va commencer par Fred. On cherchait à l’époque donc un nouveau guitariste et nouveau bassiste. On avait eu un premier contact avec un guitariste flamand, Hannes, qui est venu avec un pote bassiste. Ca se passait bien mais quelques semaines plus tard, il a gagné un concours pour le développement de son application pour enfants dyslexiques et du coup, n’avait plus le temps pour le groupe. Mais Fred était là depuis un mois aussi et était motivé à rester donc on avait un bassiste mais pas de guitariste. Puis on a trouvé Nico à la guitare mais qui n’est resté que quelques mois. Et pour Berto, je l’ai rencontré car il traînait souvent chez Arnaud, notre premier guitariste et je lui disais souvent qu’il devait revenir dans un groupe mais il n’était pas chaud. Genre il ne gérait pas à la guitare… alors qu’il était vraiment bon !

Berto (guitare) : Au fait, après avoir quitté mon projet de l’époque, j’avais envie de me consacrer aux études et mettre la musique de côté. Puis, j’ai arrêté les études, j’ai quitté mon ex et voilà, j’ai eu envie de m’y remettre.

James : C’est là que je suis arrivé sur mon beau cheval blanc en lui disant de venir tester en répète à l’occasion, qu’on allait lui redonner le sourire et il est venu, il a appris une de nos chansons en 4 jours du coup, il nous a vraiment impressionné et depuis, il est guitariste dans Concealed Reality.

Si j’ai bien compté, en me basant sur votre Facebook, vous avez déjà fait 47 concerts en 3 ans. Quel est celui qui vous a le plus marqué ? Votre premier concert, votre date en support de Chelsea Grin, un concert foireux en pleine campagne ou votre premier festival avec After The Burial ?

Jeremy (batterie) : Il y a un peu deux catégories de concerts marquants. Les pourris what the fuck et puis ceux qui étaient vraiment bons. Le pire, c’était dans un club de motards, en Flandres. On se disait ; « C’est cool, notre première date en Flandres, ce sera sympa ! », puis non…

James : Je ne sais plus le nom de la salle mais on n’a joué devant personnes. Enfin, il y avait des gens mais à 30m de la scène à boire sans se soucier de ce qu’il se passait sur scène. Puis, on a eu toutes les merdes possibles pendant le concert ! A peine notre set commencé, tu as un motard qui arrive en moto dans le bar et qui gare sa Harley à l’intérieur… La sangle de la guitare de Steve s’est cassée, il a arrangé quelque chose avec des branches cherchées dehors. Jeremy a cassé des cymbales.

Jeremy : Ca c’était le pire concert et sinon, le plus what the fuck, c’était un autre show qu’on a fait en Flandres où James a cassé un retour… En remontant sur scène, il s’est pris le pied dedans et l’a abimé sans faire exprès mais il fonctionnait encore. C’était le dernier morceau, il était venu jouer sur une de mes cymbales  et un mec de la salle était venu sur scène pour lui mettre une droite mais a raté et on ne l’avait même pas vu à ce moment-là… Ensuite, on a essayé de réparer le baffle pendant une heure après le show mais on n’y est pas arrivé. Un gros bordel.

James : Sinon, pour donner quand même un point positif, c’est un des concerts qu’on a fait au LOLL où c’était petit, chaud, mouillé, devant une cinquantaine de personnes. Une belle ambiance !

Deux questions en une maintenant. En deux ans, vous avez posté sorti plusieurs singles : Distant Past, OMP, Life Collapse. A quand un EP complet ? Vu l’évolution du monde musical actuel, est-ce que sortir un EP au format physique est essentiel d’après vous ou est-ce passé au second plan ?

James : D’abord, par rapport à l’EP, il est en préparation mais encore une fois, question d’organisation interne, ça prend du temps. Avant, on avait quelqu’un qui composait beaucoup, qui venait avec des chansons quasi prêtes toutes les semaines. Le mec, c’était une machine de guerre. On bossait beaucoup ensemble, on avait un rendement énorme avec près de 35 chansons faites en un an mais on n’a au final jamais rien sorti de tout ça. D’autant maintenant qu’il est parti, ce serait volé le travail d’un autre guitariste. Ce n’est pas ce qu’on veut.

Jeremy : Par rapport aux EP physiques, disons que c’est un investissement assez gros, financièrement parant. Donc, oui, ça reste intéressant mais dans notre cas, pas tout de suite. Mais pour la sortie de l’EP, on viserait plutôt une sortie vinyle en édition limitée genre une cinquantaine. Offrir un bel objet avec un bel artwork en plus de la musique. Ca intéresse plus les gens. Et ça devrait sortir d’ici là fin de l’année, on l’espère !

Et niveau mixage et mastering, c’est du home-made 100% ou vous passez par quelqu’un d’externe au groupe ?

James : On fait tous les enregistrements nous-mêmes. Mais pour le mastering, on bosse avec quelqu’un d’autre. A la base, on voulait bosser avec Cairn qui est une putain de machine aux States, il fait un super boulot mais en restant superficiel, il te fait un super mastering mais ne te donne pas d’avis propre sur la musique en tant que telle. Du coup, Nicolas Pirlet de Suasion qui est étudiant en dernière année à la SAE s’est proposé pour aider à l’enregistrement et jusqu’ici, ça s’est super bien passé. J’ai eu un très bon feeling dès le début, un mec très terre à terre qui bosse super bien.

Quand on fait un tour sur votre chaîne YouTube, on trouve quelques covers de James au chant : Northlane, Suasion et My Aim. Une raison particulière de faire des covers et de choisir ces groupes ? Ne penses-tu pas que faire des covers pour aider d’une autre manière à faire connaître le groupe comme le font des groupes tels qu’Our Last Night ou Against The Current, dans un autre style, qui en abusent un peu ?

James : Ca dépend. Celle de Suasion par exemple, je ne suis pas fan du rendu parce que j’ai tout fait moi-même et bon, je ne suis pas ingé-son ou spécialiste en la matière. Mais je voulais montrer qu’on pouvait faire une version différente au chant d’un groupe local. Les gens en général vont plutôt des covers de groupes connus pour plutôt chopper le côté famous pour juste faire le buzz. Alors, oui, ça m’est déjà arrivé, je ne le cache pas mais je veux surtout me faire plaisir. Pour My Aim, c’est un groupe qui me tient vraiment à cœur. J’ai déjà chanté avec eux sur scène, j’ai remplacé leur chanteur pour une date où j’ai dû apprendre tout le set en  jours. C’est un groupe que j’apprécie vraiment et donc, je voulais leur faire plaisir avec cette cover. Mais voilà, tout ça c’était pour le fun. J’ai fait plein d’autres covers mais que je n’ai jamais mis en ligne.

Pour rester un instant sur toi : sur les deux derniers concerts belges de While She Sleeps, Groezrock et il y a quelques jours à Ham, James, tu as eu l’occasion de monter sur scène pour pousser la chansonnette. Comment cela s’est-il passé ?

James : Pour la première fois, au Groezrock, c’est Steve qui avait écrit sur un bout de papier pour que je chante Crows que je connaissais bien vu qu’on la jouait en live à certaines occasions. Ils m’ont laissé monter sur scène et je n’arrive pas encore à réaliser. Et pour le concert de jeudi dernier (4 août), plein de potes m’ont poussé pour que je retente de chanter avec eux donc j’ai été voir le frère de Lawrence qui est toujours en concert avec eux et je lui ai demandé s’ils jouaient Crows car j’aurais aimé pouvoir chanter de nouveau avec eux et le batteur m’a reconnu en disant « Ouais, tu es le mec du Groezrock, pas de soucis ! » et voilà, je me retrouvais de nouveau sur scène pour chanter avec eux ! While She Sleeps est un de mes groupes préférés, j’ai même leur logo tatoué sur moi donc c’était vraiment génial !

En parlant de logo justement, vous avez le sigle « Five » que l’on voit souvent accompagné le groupe sans être pour autant votre logo officiel. Est-ce que vous pouvez m’expliquer d’où ça vient ?

James : Ca vient d’une de nos chansons au fait où on dit « Before the age of 5 », c’est une chanson qui parle de la mémoire de notre enfance parce qu’on ne se souvient pas ou peu de ce qu’il se passe dans notre enfance. L’idée vient de là, sans plus. Dans mon cas, je l’ai tatoué sur moi mais parce qu’il signifie d’autres choses plus personnelles mais je n’ai pas envie de trop en raconter là-dessus. Mais si les gens arrivent à s’identifier par rapport à ce logo, je pense notamment au « Five Gang », notre crew et nos fans qui nous suivent partout, c’est génial. On a une bonne vingtaine de personnes qui sont là à tous nos concerts et je pense que c’est le plus grand mérite que l’on peut avoir en tant que petit groupe. Et on ne les remerciera jamais assez pour ça, c’est un peu comme une nouvelle famille pour moi. Certains sont comme des frères et s’il leur arrivait quelque chose, je me sentirais vraiment très mal. Ca fait un peu partie de l’intégrité du groupe, on n’a pas envie d’avoir des groupies mais d’avoir des vrais fans, des vrais amis, un vrai crew avec qui on partage du bon temps en dehors des concerts de Concealed Reality. Et je crois que c’est cette proximité qui fait qu’on a à chaque fois l’impression de jouer à la maison, on est beaucoup plus à l’aise quand ils sont là.

Jeremy : A chaque fois qu’on a eu un problème en concert, comme par hasard, ils n’étaient pas là ! Quand on a eu le concert horrible avec le baffle cassé par exemple, on n’avait pas notre crew. Ils nous mettent à l’aise et nous portent chance en quelque sorte. Ca fait un an et demi qu’ils nous suivent et c’est vraiment génial ! Ils font partie de l’esprit « Concealed Reality ».

James : Je me souviendrai toujours du concert qu’on a fait au second tour du Music City Tour où on avait pour la première fois nos t-shirts Five Gang et que plein de gens l’ont acheté, ça a donné une ambiance géniale de jouer devant une cinquantaine de personnes avec la moitié qui portait notre t-shirt !

Justement, par rapport à l’esprit et l’énergie que vous dégagez sur scène, vous utilisez aussi quelques lights et fumigènes. Est-ce qu’à la base, c’est plus pour le fun d’avoir quelques effets sur scène ou c’était vraiment voulu pour donner une dimension supplémentaire à vos concerts ?

Jeremy : Quand tu regardes un concert, c’est un show audiovisuel. Les lumières, les fumigènes, le groupe qui bouge sur scène : tout ça correspond au visuel du concert. L’audio, évidemment, c’est le groupe qui joue. Mais les deux sont inséparables pour moi et les deux doivent être travaillés. Voir les gens bouger dans tous les sens, c’est cool mais avoir des lumières ou des fumigènes qui s’activent à des moments précis dans le morceau, ça ajoute quelque chose en plus.

James : L’exemple parfait, c’est Northlane. Quand ils arrivent sur scène, tu vois juste des petites têtes et tu te dis que c’est un groupe banal comme les autres, à première vue. Puis tu vois le show avec lights et autres effets, ça envoie vraiment du lourd ! Ca te fait des concerts marquants dont tu te souviens mieux. Avec nos effets, c’est une plus-value que l’on apporte en live et que d’autres groupes n’ont pas.

Jeremy : On va vraiment développer cette idée car pour l’instant, on a juste un stroboscope et une machine à fumée que j’ai moi-même programmés. On a quelques idées pour la suite…

Avec tous ces effets en concert, vous n’avez pas prévu de faire une vidéo live pour une nouvelle chanson par exemple ?

James : J’aimerais bien monter une équipe pour filmer notre show du 10 septembre avec Born Of Osiris mais l’ennui, c’est que je suis hyper-perfectionniste et j’ai du mal à faire confiance à quelqu’un pour le montage de la vidéo. Du coup, je serai plus concentré à regarder ce que les gens filment plutôt que de profiter et tout donner en live. Et, point non négligeable, ça demande beaucoup de thune de monter ça. Ce qu’on fera, c’est peut-être s’arranger avec des potes pour filmer avec 4-5 positions fixes différentes le show et on s’occupera du montage nous-mêmes. A voir.

Vous avez quelques dates prévues cet automne dont un immanquable avec Born Of Osiris et Veil Of Maya le 10 septembre prochain au VK. Deux groupes avec qui vous avez déjà eu l’occasion de jouer. Une des plus grandes scènes bruxelloises, pas trop stressés ?

James : Ce qui me stresse surtout, c’est de jouer dans les premiers parce que du coup, on ne va pas vraiment pouvoir faire monter la sauce ou récupérer l’ambiance d’un groupe avant. Enfin, si, il y a Down To Insanity qui ouvrent et c’est un super groupe qui vont envoyer du lourd mais il n’y aura pas encore énormément de monde à cette heure-là et on va donner un max d’énergie pour laisser la place ensuite à un groupe dont je n’ai jamais entendu parler (ndlr. Black Crown Initiate). Qu’est-ce qu’ils foutent d’ailleurs sur cette tournée ? On peut se poser la question. Nous, on a un super bookeur qui nous a offert la possibilité de jouer sur cette date mais bon, voilà, on est de toute façon super content de rejouer avec Veil Of Maya et Born Of Osiris. Ainsi que Volumes ! Une bonne soirée en perspective !

Berto : Ce sera drôle pour moi de jouer à un même concert que Down To Insanity parce qu’à part Seb et Dorian, j’ai joué avec tous les autres dans d’anciennes formations. Et ce sera ma première fois avec Veil Of Maya et Born Of Osiris. C’est un de mes rêves qui va se réaliser !

Trois ans plus tard, les cookies sont toujours là ! C’est Jeremy qui les prépare, exact ? D’où t’es venue cette idée plus qu’originale ?

James : A l’époque, je les faisais avec Steve puis quand il y a eu des tensions dans le groupe, on a arrêté d’en faire. Il ne faut pas se leurrer, faire plein de cookies, ça prend beaucoup de temps et il ne voulait plus perdre 2 ou 3 heures pour ça. Du coup, on a arrêté.

Jeremy : Puis j’ai voulu reprendre le flambeau, je les fais vegan désormais et puis, à force, je connais la technique et ça va beaucoup plus vite. En moyenne, j’en fais environ 80-85 par concerts.

James : Il faut bien insister sur le fait qu’on ne les vend pas. C’est un petit plaisir qu’on offre aux gens. On ne récupère pas l’argent investi dans les cookies mais on le récupère d’une autre manière, même si parfois des gens nous donnent un peu de monnaie en échange. Ca fait partie du concept Concealed Reality et on espère vraiment continuer ça un maximum de temps. L’idée, c’est de partager un peu de temps avec les gens pour les attirer à la table de merch parce qu’ils sont souvent timides et n’osent pas venir discuter, alors ils envoient un message sur Facebook quelques jours après le concert. C’est dommage. Certains groupes cherchent du sponsoring et vendent la marque de quelqu’un d’autre. Nous, on veut vendre entre guillemet notre marque. Au dernier concert qu’on a fait (ndlr. Au Rock Classic le 6 août), une fille est venue nous trouver en nous félicitant pour les cookies en nous disant que comme elle n’avait pas su acheter nos chansons sur le net vu qu’elles sont gratuites, elle nous donnait 5€ cash. Et en plus de ça, elle a acheté un t-shirt.

Depuis 3 ans, vous êtes bien ancrés dans la scène bruxelloise maintenant…

Jeremy : Même un peu trop !

Qu’est-ce que vous pensez de la scène metal à Bruxelles, que ce soit au niveau des groupes ou du public ?

James : C’est de la grosse merde ! Au niveau des groupes, non. La Belgique a énormément de potentiel caché et le problème, c’est que la Belgique est un très mauvais pays pour évoluer. On va le dire franchement, toute personne belge qui aime un groupe belge n’ira jamais dire à son voisin qu’il écoute un groupe, à quelques exceptions près. C’est dingue de voir qu’on a des supers groupes qui ne percent pas à cause de ces trous du cul qui préfèrent claquer 30€ pour aller voir gros groupe à l’AB alors que deux jours avant, ils viennent te dire qu’ils n’ont pas de thune pour aller voir des groupes locaux qui envoient du lourd alors que c’est 5€ l’entrée. Le prix d’un dürum ! Il n’y a pas beaucoup de concerts de groupes locaux à Bruxelles, ni même dans le reste de la Belgique. Sauf en Flandres peut-être mais où tu vois toujours les mêmes, ça devient lourd. Si tu supportes la scène un minimum, j’ai compté, ça revient à l’équivalent de 6 dürums que tu ne manges pas sur le mois. Ce qu’il faut, c’est jouer à l’étranger, passer de statut de groupe national à international. Un exemple concret, c’est Signs Of Algorythm, ils jouent beaucoup plus à l’étranger qu’en Belgique, ils tournent partout. Du coup, ça donne une image plus pro.

Jeremy : Ce n’est pas à Bruxelles que j’ai les meilleurs souvenirs de concert. Pourtant, on y a joué très souvent, trop même. On ne quitte pas assez ce cadre familier où on est trop à l’aise. Bon, j’ai quand même des bons souvenirs de concerts au LOLL ou au Garcia Lorca bien sûr mais un concert foireux au B52 dans un endroit paumé, ça t’apporte de l’expérience en plus parce que ça te demande une grosse organisation quand tu as seulement une voiture, tu joues dans un coin que tu ne connais pas, avec des gens que tu ne connais pas. On a dû faire un bon tiers de nos concerts à Bruxelles, au moins.

Tourner à l’étranger, c’est tout ce qu’on vous souhaite du coup ! En parlant d’objectifs justement, j’avais lu dans une interview datant de début 2014 que vos deux objectifs étaient de jouer avec Polar et While She Sleeps. Qu’en est-il maintenant ?

James : Je recadre quand même en précisant que ce que l’on veut, ce n’est pas jouer avec eux en étant le simple opener qu’ils remarquent à peine. Non, c’est plutôt jouer régulièrement avec eux, être un groupe qui tourne. Mais avec notre style qui a beaucoup évolué, on correspond un peu moins à leurs styles, on collerait plus à une affiche avec Northlane ou Thy Art Is Murder. Ou Reflections qui est un groupe que peu de gens connaissent ici. Ce serait juste mortel ! Sinon, à long terme, l’objectif ultime serait de jouer au Vans Warped Tour aux USA. Tourner beaucoup en Europe, moins en Belgique, un peu comme font Strains. Une fois l’EP sorti, on se penchera de suite sur l’album et on voudra le promouvoir un maximum !

On arrive à la dernière question ! Jeremy, tu as lancé le site Music All et James, on te voit souvent faire des photos en concert, locaux ou plus important. Dans quelle optique vous avez chacun lancé ces projets qui, même étant externes au groupe, restent dans le domaine musical ?

Jeremy : Pour Music All, je suis déçu du résultat je t’avoue. L’idée, c’était de lancer un site gratuit sur lequel les groupes pouvaient faire leur pub, partager leurs vidéos et autres contenus. C’est 100% bénéfique pour eux et pourtant, j’ai dû courir après les gens pour qu’ils y participent alors que ça prend 20 secondes de poster un lien et ça leur permet de gagner de la visibilité. Je suis ouvert à tout pour améliorer le site donc si les groupes trouvent qu’il faut changer quelque chose pour que ça aille mieux, qu’ils viennent me voir. Je n’ai pas la prétention d’être un webdesigner expert mais voilà, c’était pour faire plaisir aux groupes mais ça n’a pas l’air de les intéresser.

James : Je fais beaucoup moins de photos qu’avant parce qu’avec mon nouveau job, j’ai moins le temps de faire les photos en concert puis de les retoucher. Avant, j’étais aux études donc les fins de journée et le weekend, j’avais plein de temps pour ça. Et avec toutes les photos que j’ai faites, sans grande prétention non plus, j’attends un peu plus de reconnaissance. Avec les conseils de quelques photographes belges bien connus comme Arne (ndlr. Cardinals Media) avec qui je m’entends assez bien, j’ai pu très vite évoluer et ça peut vite donner un rendu assez professionnel je trouve. Après, j’ai peut-être mal fait ma communication en changeant plusieurs fois de pages pour partager mes photos, je n’en sais rien et maintenant, je m’en fous sincèrement. Les réseaux sociaux comme Facebook sont hyper chronophages, te bouffent plein de temps pour réussir à faire une bonne promo. J’ai fait plein de photos de concert bénévolement sans que je ne demande rien et ça plaisait bien aux groupes. Puis, dès que je demandais juste 5€, on m’envoyait chier alors que je peux parfois passer 15 minutes à retoucher une seule photo pour avoir le meilleur rendu possible. Ou quand tu vois que tu as fait des très bonnes photos d’un groupe mais qu’un pote photographe à eux est dans la salle, ils vont utiliser une photo à lui alors qu’elle rend beaucoup moins bien. C’est dommage. Même si c’est pour ma reconnaissance personnelle pour le plaisir d’aider les groupes locaux, ait quand même la gentillesse de partager une bonne photo de toi. C’est donnant-donnant et ça fait toujours plaisir. Maintenant, je passe beaucoup de temps avec Wolves Scream qui est un groupe belge qui commence vraiment à percer. J’essaye de tourner un maximum avec eux pour faire aussi des photos en dehors des concerts mais aussi dans leur vie de tous les jours. Ca me permet de développer mon côté artistique en plus des simples clichés live.

Un dernier mot à rajouter ? Peut-être pour Berto ?

Berto : On prend du temps à lancer les nouvelles chansons mais c’est vraiment pour envoyer du lourd, se démarquer des autres tout en gardant l’esprit Concealed Reality qui était là avant que je n’arrive. Soyez patients, ça arrive, vous serez étonnés !