Interview - Cowards

« Cowards ça n'est pas quelque chose que l'on veut te proposer, c'est quelque chose que l'on veut t'infliger » me dit l'un des guitaristes de cette formation atypique. Provocateur certes, vous découvrirez dans cet entretien que finalement sa formation n'est pas si méchante. On parle finalement bien plus d'amour que de haine dans cet entretien, juste après que Cowards ait mis Saint Dié des Vosges KO (littéralement). Alors que nous avions cette charmante conversation, les parisiens ont été emputé d'un de leur membre pour ranger le matériel (étape ô combien exaltante de la vie de musicien). Toutes mes excuses à eux ! Si vous ne connaissez pas Cowards, sachez seulement que le groupe oscille entre le sludge, le black et un côté très urbain qui le rapproche du hardcore. Un mélange qui le rend parfaitement abjecte et sales pour nos oreilles. Parole aux lâches !

 

On va passer par la question obligée, comment Cowards s'est il formé ?

Est-elle vraiment obligée cette question ? (rires) Toi, tu connais le groupe ?

 

Oui un peu.

Alors comment est ce que l'on s'est formé ? (rires)

 

Ca n'est pas une information que je possède. (rires) Je sais que vous vous êtes formés en 2012, que vous avez sorti deux albums et un EP...

C'est très bien présenté. On peut préciser que l'on est cinq et que nous habitons tous en région parisienne. Si tu veux un peu plus de détails, on se connaît tous depuis une dizaine d'années.

 

Comment définiriez vous votre musique ?

Hostile, bas du front et catchy. Ca te va ? (sourire) Comment est ce que tu définirais ça toi ?

 

Comme quelque chose d'agressif et de viscéral.

Je peux accepter ça. Tu as oublié le côté putassier ! (rires)

 

Je ne vous trouve pas très engageant pourtant. (rire)

Ca ne se veut pas engageant. (sourire)

 

Est ce que les différents styles que vous mixez proviennent d'influences réelles ou bien sont elles le résultat de votre volonté d'être toujours plus agressif ?

Tu veux dire est ce que l'on écoute tout ces styles ? En ce qui concerne le hardcore on nous le dit souvent mais je ne pense pas que l'on en fasse. Je pense que le seul élément qui soit un peu hardcore chez nous vient de la voix, avec de vagues relents black metal même si je n'irais pas jusqu'à dire que la voix est dans ce style. Il nous arrive d'écouter du hardcore mais on n’a pas de grosses références dans ce style. Nous écoutons quelques groupes qui ne sont pas très connus Gehenna (US), Section Eight par exemple nous parle à tous. Par contre on écoute beaucoup de black metal ça peut aller de Deathspell Omega à Celtic Frost, si tu considères qu'ils faisaient du black, ou bien Leviathan (US). Après nous ne sommes pas non plus des inconditionnels, perso j'adore Satyricon jusqu'à Volcano (2002) et d'autres choses plus ou moins débiles... Je pense qu'au final nous ne sommes pointus dans aucun genre et c'est pour cela que nous les mélangeons tous. (rires) Je le dis toujours mais cela reste vrai : on fait juste que la musique de l'on aimerait écouter. Nous mélangeons des phases qui nous paraissent cohérentes entre elles, notre musique n'est pas révolutionnaire beaucoup de groupes font comme nous. Nous avons juste la prétention de faire quelque chose qui nous plaise à nous et ensuite partir sur les routes l'infliger à des gens. (rires)

 

Tu dis que vous ne faîtes pas de hardcore et je pense qu'effectivement il se dégage seulement un feeling hardcore de votre musique.

C'est le côté urbain qui fait ça ! A ce propos j'ai joué dans un groupe de stoner/doom, Hangman's Chair, ça n'était pas de mon fait car je n'écrivais rien mais il n'était jamais question de revendiquer un feeling du bayou. Nous sommes de Paris, c'est là qu'on vit, que l'on croise des gens qui y vivent, qui y meurent... c'est notre univers et nous n'avons pas forcément envie de nous identifier à quelque chose de plus naturel.

 

D'ailleurs ça ne te fait bizarre d'être au milieu d'autant de champs ?

Tu es mignon, j'ai beaucoup voyagé tu sais. (rires) Je suis déjà sorti du périph'.

 

On vous compare souvent à Kickback, est ce que cela vous semble pertinent ?

Ah bon ? (rires) Tu as vu ça où ? (rires) Je crois qu'on a jamais autant parlé de Kickback que dans les chroniques de Cowards. Si c'est justifié cela me paraît cohérent mais certains disent que l'on ne fait que les copier et je ne pense pas que ce soit vrai. Je n'en veux pas aux gens de le penser car le dernier groupe français à avoir un peu choqué ? Kickback ! On reprend une palette de couleur qu'ils avaient fait leurs et les gens ont été tellement choqué par Kickback que l'on ne peut pas y échapper. Je trouve cela dommage pour nous, pour Kickback et pour tous les groupes que l'on copie. Tu n'imagines pas le nombre de groupe que l'on a pompé : Shining (SW), Alice In Chains, Celtic Frost, un pattern de batterie à Booba, à Iggy Azalea. Nous sommes des escrocs, nous faisons semblants d'écrire des morceaux. En fait nous prenons des bouts de reprises pour faire de nouveaux morceaux. (sourire)

 

Lorsque l'on parle de Cowards les mots : anxiogène, urbain, froid, haine, agression reviennent très souvent. Est ce que vous les trouvez justes pour définir votre musique ?

Je ne sais pas s'ils sont justes mais cela me fait plaisir. Nous avons beau ne pas « calculer » notre musique, j'avais une ligne directrice en tête en lançant Cowards et c'était exactement ce que l'on voulait faire. Avec Guillaume (basse) nous avons un projet folk totalement acoustique toujours un peu sombre qui n'aboutira peut être jamais, j'ai eu d'autres projets très différents et j'en aurais d'autres mais c'est ce que je voulais pour Cowards. Du coup je me dis que l'on a réussi à exprimer ce que l'on voulait et à se faire comprendre. Parfois tu as l'impression d'avoir réussi pourtant les gens passent à côté.

 

Beaucoup de gens s'approchent de votre vision sans jamais vraiment la comprendre visiblement. Le but de Cowards est il justement d'être froid, anxiogène, urbain comme tu le disais ?

Le but principal est de faire la musique que l'on aime. L'objectif par la suite est de mettre dedans tout ce qui peut nous énerver. Ca n'est pas vraiment ta question mais ça n'est jamais des choses extraordinaires. Même dans la normalité tu peux vivre des sentiments extrêmes et c'est ce qu'on essai de coucher sur disque. Sans catharsis, on est des types très normaux avec des vies normales. On est peut être un peu trop sincère parfois...

 

Est ce que composer et jouer une telle musique a un effet cathartique justement ?

Non par ce que nous n'en avons pas besoin. Je me suis retrouvé à un moment sans groupe, pour autant je n'ai pas pété les plombs. Je pense sincèrement qu'aucun d'entre nous n'a besoin d'exprimer ce que l'on exprime, on a seulement envie de le faire. Comme lorsqu'on boit, on n’est pas alcoolique mais on a envie de boire. Toutes ces choses ne nous contrôlent pas, c'est nous qui les contrôlons.

 

Le son que Francis Caste (Zuul FX, Bukowski, Svart Crown) vous a concocté est incroyable, en aparté je dirais que c'est sûrement le meilleur producteur français...

Merci pour lui. (sourire) C'était la dixième fois que je travaillais avec lui pour Rise To Infamy donc cela va sans dire que pour moi c'est l'un des meilleurs producteurs tout court (ndC : ce ne sera pas un aparté finalement…). Il y a d'autres mecs très très bons avec qui je n'ai pas eu la chance de travailler comme Amaury Sauvé (Birds In Row, Zapruder, Calvaiire). Il a produit mon groupe parisien favori : Black Spirals (ndlr : groupe de punk/hardcore qui s’est séparé en novembre dernier). La prod est dingue sur ce disque, pas gros comme Francis peut faire mais dans ce que les mecs voulaient faire c'était parfait. J'aimerais bosser avec ce type, je ne trouve pas l'occasion de le faire. C'est un cercle vicieux en fait... Nous avons tous travaillé plusieurs fois avec Francis dans le groupe (en dehors de Cowards) et ça n'est pas de la paresse, à chaque fois que nous allons chez lui nous repoussons les limites que nous nous étions fixées. Lui comme nous, on se dit qu'il faut enregistrer ailleurs car l'on risque juste de se décevoir à la fin. A chaque fois nous retournons chez lui et non seulement nous ne sommes pas déçus mais en plus mille fois plus satisfaits par son travail que prévu. Francis si tu nous lis : un jour j'irais chez quelqu'un d'autre ! (rires)

 

Est ce que cela a demandé beaucoup de travail en amont du premier album ou est qu'il a tout de suite compris où vous vouliez en venir ?

Il a tout de suite compris... Ca ne s'entend pas forcément dans ce qu'il fait mais il adorerait être encore plus débile. A chaque fois que l'on travaille ensemble on repart avec pleins de projets idiots que l'on ne fait jamais. (sourire) Comme tout enregistrer en live avec un seul micro dans une pièce d'une seule traite. Nous l'avons fait pour Hoarder (EP-2013) mais le son était trop faible pour être exploitable. Si l'on avait le temps et l'argent (car il faut bien payer Francis) on pourrait passer trois semaines à placer les instruments dans la salle avant d'enregistrer. Tu peux avoir un truc qui tue avec la bonne préparation ! Nous, on a essayé de le faire en un jour et ça a foiré. Certaines formations sont des esthètes, pas nous. Francis nous va bien car il essaie d'être spontané, de garder une magie tout en ayant un bagage technique qui lui permet de savoir si la « magie » est viable ou non. Et c'est ce qui est génial pour les groupes comme le nôtre car on arrive chez Francis avec nos démos et au final lorsque l'on écoute le résultat on redécouvre nos compos.

 

J'étais tombé sur une chronique dans laquelle le rédacteur trouvait que « Frustration (Is My Girl) » était un pamphlet contre les femmes.

En dépit de beaucoup d'apparences je suis pétri de doutes. Je me remets souvent en question ce même si j'ai une grande confiance en moi. Je te parle de moi par ce que je suis l'auteur des paroles et en l'occurrence ça n'a rien de misogyne. De façon générale nous n'aimons pas les masses mais l'on peut avoir un amour immodéré pour les individus et de la haine immodérée pour un individu. Il est plus souvent question d'un seul dans mes chansons. J'écris toujours en cherchant deux ou trois niveaux de lecture, rien de fin ou d'intellectuel mais ce que je préfère dans les textes ce sont ceux qui sont suffisamment flous mais spécifiques pour y trouver un écho dans ta vie. Je ne me rappelle pas de cette chronique mais j'ai envie de dire que ce mec a un dégoût des femmes qu'il n'exprime pas. Ce qu'il a dit est plus un commentaire de sa manière de voir la vie que de notre manière de voir la vie. On adore les femmes et on adore le sexe. J'aimerais alimenter la rumeur (rire) mais aucun d'entre nous n'est un violeur, nous n'avons jamais battus de femmes. Il nous arrive à tous d'être pris dans des histoires de collégiens comme n'importe qui.

 

Est ce que justement cette imagerie un peu subversive...

(Il me coupe) Quelle imagerie subversive ?

 

Ces pochettes tendancieuses, ces textes, ces déclarations...

Je pense que les gens se laissent berner par la violence de la musique et associent une violence à nos visuels que nous ne voyons pas. Pour Rise To Infamy, on peut voir cette femme qui a des mains d'homme autour du cou, ce sont les faits ! Associé à notre musique tu peux penser que c'est une femme qui se fait maltraiter, nous l'avons choisie car elle était emprunte d'ambivalence. Peut être est elle consentante, non consentante, sauvée, agressée, en train de mourir... Il y a une vérité derrière mais elle n'a que peu d'importance. Cette pochette nous plaît car elle n'a pas de signification absolue, elle ne décrit pas une scène que tu peux définir immédiatement et décrire. Certains ont voulu la décrire mais je pense encore une fois que ça en dit plus sur eux que sur nous. Ca n'est pas grave mais je refuse le mot subversif. Nous sommes là pour faire et dire ce que nous voulons, à partir de là les gens diront ce qu'ils veulent. La différence avec Kickback c'est que eux diraient : « c'est pour nous, pas pour vous ». Nous savons qu'une fois que l'album est sorti il ne nous appartient plus. Les gens peuvent l'écouter ou non, l'acheter ou non. On n’est pas là pour dire qu'ils ont tort même si on peut le penser parfois. Je trouve cela très flatteur que l'on vienne chier dans les bottes de mon groupe, comme si les gens n'avaient rien de mieux à faire de leur journée. (sourire)

 

Est ce que ce que vous renvoyer ne vous échappe pas au point de vous gêner parfois ?

J'ai compris quelque chose d'essentiel : je n'y peux rien. Comme l'affiliation avec Kickback : je trouve cela injuste qu'on parle de copie mais j'accepte qu'on compare les deux groupes. C'est réduire mon travail à rien du tout et ça n'est pas juste. Même si, lorsque tu écoutes Kickback, en tout cas le seul album que j'aime (No Surrender, 2009), il y a un travail de fou ! Damien (Arkhon Infaustus, Diapsiquir) est un génie ! Donc au final si j'ai réussi à le copier c'est plutôt flatteur car cela veut dire que je ne suis pas si mauvais que cela. Au final on nous rapproche tellement de Kickback, qui a une image tellement sulfureuse, qui n'est pas usurpée, que l'on nous met dans le même sac. On ne sera jamais aussi gros que Kickback l'ont été, ils ont pratiquement vingt ans d'existence. Si tu regardes leurs débuts, tu peux voir Stephen (Bessac, chant) parler de la fraternité dans le hardcore ! Mais à force de voir les gens rentrer dans le jeu de la provocation ils sont allés de plus en plus loin. Je peux comprendre cette réaction, dans la vie si je tombe sur un con je vais vouloir l'être encore plus que lui. Evidemment à l'inverse j'ai du respect pour les organisateurs, ces gens nous rendent service je ne vais pas leur cracher à la gueule. Nous ne sommes pas dans la vie comme nous sommes sur scène.

 

Sur scène ce soir j'ai senti que tu n'étais pas très content de l'acceuil du public, est ce que tu regrettes ton honnêteté ?

Ca n'est pas vrai ! On a souvent cet accueil là et je dis toujours la même chose. (rires) Attends-je réfléchis.... Je ne regrette pas ce que je dis (ndC : Adrien a sorti un joli « Vous êtes mous, comme d'habitude » après trois morceaux) et je ne fais rien de très extrême non plus. Pour parler de ce soir je suis content par ce que c'est l'une des premières fois qu'un mec réagit à ce que je lui fais et ça m'a fait rire. Je crois que c'est le guitariste du premier groupe (ndC : Affres), il doit me détester (rire)... En fait il m'envoyait des bisous, ce qui est totalement une manière de m'envoyer me faire foutre, du coup je lui ai craché dessus. (rires) En retour il m'a jeté sa bière à la gueule et je trouve ça génial ! Ca ne m'a pas énervé, je suis ravi d'avoir eu une réaction.

 

Tu ne lui as pas signifié « suce moi » à un moment ?

Non, c'était un pote à lui qui avait une tête d'ange pute. (rires) Ca je le fais souvent... Les gens y verront ce qu'ils voudront mais lorsque je joue je suis vraiment en « mode sexe ». Je ne pense qu'à ça, étant donné que j'envisage le sexe de manière très violente ça n'a rien d'étonnant. Je vais être très consensuel mais j'ai eu des expériences très bourrines à base de claques, de crachats et d'insultes mais toujours dans le consentement. C'est pourquoi je refuse qu'on nous soupçonne de misogynie.

 

En fait ton truc c'est le SM !

J'aime bien les meufs un peu soumises. Je ne sais pas si tu as déjà été avec une nana soumise mais ça n'est pas par ce qu'elle est soumise au lit qu'elle l'est dans la vie. Je peux très bien faire les courses pour une femme et la déglinguer en rentrant. Elle sera ravie et moi aussi ! Après tout ça on peut se faire des gros câlins et ce sera très bien. On s'éloigne du sujet mais j'ai l'impression que beaucoup de gens dans cette scène ont besoin d'être politiquement corrects, antifasciste, anti-homophobie, etc... Et au pieux ils passent à côté de pleins de trucs, tu peux tout mélanger. Mettre des grandes claques à une meuf avant de la prendre en missionnaire et de lui faire des bisous dans le cou... (Retour à la réalité) Je suis désolé pour tes lecteurs. (rires)

 

Tu parles d'antifascisme c'est amusant car une rumeur raconte que vous êtes racistes.

(Il éclate de rire) En fait c'est l'organisateur d'un festival dans le Sud qui m'a raconté ça, il a bien failli ne pas nous faire jouer à cause de ça ! Je suis métisse : indonésien/autrichien. Mon père est fils de juif, mon batteur vient des îles, mon guitariste et mon bassiste sont d'origine pied noir, il n'y a guère que Julien (Henri, chant) qui est un pur Normand. Donc raciste de qui ? Quoi ? Je ne peux pas parler au nom de tous mais je trouve cela rigolo que l'on nous assimile à cela. Si tu prends nos paroles on ne parle jamais de ça. Pour reprendre des termes de Kickback : « nous ne cherchons pas à détruire le monde moderne » mais s'il peut se détruire de lui même ça ne change rien pour nous. On ne prône pas la tolérance mais on ne prône surtout pas l'intolérance non plus. L'individualité sûrement mais c'est autre chose. 

 

Pourquoi avoir choisi ce nom : les lâches ?

Si j'étais con je te dirais pourquoi pas ! (sourire)

 

Tu peux être con si tu le souhaites.

Qu'est ce qui t'a donné envie de me poser la question ? Tu trouves ça bizarre ? (sourire)

 

A l'écoute de votre album je me suis demandé si le lâche n'était pas le pauvre auditeur que vous agressez avec votre musique.

L'idée est plutôt bonne. Il est amusant de voir que les gens pensent que c'est un qualificatif que l'on s'applique à nous mêmes, alors que ça peut être un qualificatif que l'on vous applique. Pour moi il est plus question de ça. A l'origine c'est juste par ce que ça fait longtemps que nous jouons du metal et trouver un nom de groupe c'est compliqué. Ensuite une idée que je déteste dans la scène c'est cette espèce de fraternité du metal, qu'on doit se soutenir par ce que l'on écoute cette musique que M6 dénigre. Je m'en branle que M6 dénigre notre musique, elle ne nous appartient pas qui plus est. C'est ta musique, c'est ma musique... l'idée de scène ne me dégoûte pas mais on a très peu d'amis par ce qu'on ne suce pas assez de bites. Lorsque nous bougeons à un concert les gens pensent que nous sommes des enculés car nous restons entre nous, en réalité s'ils étaient plus drôles nous passerions plus de temps avec eux. J'ai aussi choisi Cowards par ce que c'est l'antithèse des noms de groupe de metal. On ne s'appelle pas : « Power Of Thunder » ! Je ne voulais pas que ma musique, notre musique, soit quelque chose de fédérateur (ndC : c'est réussi). Pour finir avec le nom Cowards il y a une blague francophone, si tu l'écris de la bonne manière le « w » peut devenir « nn » et ça donne « connards ». C'est ce que j'ai fait avec notre logo. Des gens l'ont vu et se sont demandés si c'était voulu, d'autres n'ont rien vu et moi je trouve ça très drôle. (rires)

 

(Nous sommes interrompus quelques instants par un proche du groupe qui annonce à Adrien que tout le matériel a été rangé sans lui)

Les derniers mots sont pour toi.

Merci. Ce sera mon dernier mot. (sourire)

 

 

Line-up :

Julien Henri (chant)

Adrien Lederer (guitare)

Guillaume Taliercio (basse)

Thibault A. (guitare)

Cédric L. (batterie)

 

Discographie :

Shooting Blanks And Pills (2012)

Hoarder (EP-2013)

Rise To Infamy (2015)