Interview - Dagoba

- Bonjour à vous, et merci d’avoir accepté de répondre aux questions de METAL CUNT 

Bonjour ! Je suis Shawter, chanteur du groupe, je vous remercie pour votre intérêt.


 - Le dernier album Post Mortem Nihil Est vient de sortir, comment décririez-vous celui-ci par rapport à l’évolution du groupe, expérimentalement parlant et comparé aux derniers albums ?

Nous essayons à chaque sortie de varier les atmosphères, et de repousser toujours un peu plus les extrêmités musicales de notre musique. Et même si nous ne tenons pas à faire de l’original pour faire de l’original, et que notre style commence à être reconnaissable fort heureusement, nous proposons des univers différents, interprétés par le même groupe, avec le même savoir-faire. Ce qui nous tient à coeur car notre identité nous est chère. Post Mortem Nihil Est, notre nouvel et cinquième album et celui dont les contrastes sont les plus creusés, entres les parties black / death, vraiment sombres, lourdes et rapides, et nos partie plus aériennes et lumineuses, qui sont aussi la marque de fabrique du groupe.


- Vous avez fait beaucoup de «home recording » pour cet album, d’après l’interview figurant dans le DVD, c’est une bonne expérience, allez-vous recommencer pour les prochaines productions ?

Nous n’hésiterons pas en effet, surtout que Logan Mader nous à félicité. Donc, par gain de temps et soucis financier, nous serons prêts à recommencer cette si plaisante aventure. 


- La voix est assez différente des albums précédents, est-ce un choix technique ou bien la suite logique de DAGOBA ?

J’essaie de ne jamais réïtérer les mêmes méthodes, et de ne pas me répéter entre chaques albums. Sur celui-ci j’ai voulu descendre de quelques tonalités pour les growls, et de faire appel à ma voix complètement claire pour les parties mélodiques, afin d’accentuer les contrastes dont nous parlions précédemment. La seule suite logique qu’on peut y voir ici, c’est celle de la volonté de changement entre chaque album.


- L’album est aussi marqué par l’arrivée de Yves Z Terzibachian à la guitare, comment s’est passée l’intégration au sein du groupe ? 

Parfaitement ! c’est un ami de longue date du groupe, et aussi, par chance, un fan de Dagoba ! il connaissait donc nos titres et notre façon de bosser, il a ainsi pu s’intégrer sans mal. Nous sommes fier de le compter parmis nous !


- On trouve dans le livret du CD un remerciement pour vos « FURIOUS FANS », les performances live et l’ambiance sont-elles toujours aussi puissantes avec Post Mortem Nihil Est ?

Nous venons de sortir l’album il y a tout juste une semaine, donc nous n’avons pu tester qu’une fois quelques titres (en Espagne). C’était déjà démentiel !  Il nous tarde de proposer plusieurs titres de cet album en live tout bientôt !

 
- L’album a suscité une grande attention, avec beaucoup d’interrogations quant à son contenu, comme s’il symbolisait un passage important du groupe, une nouvelle page. Pour beaucoup de ceux qui vous suivent, c’est dû à une certaine maturité (que l’on retrouve dans la structure de vos morceaux). Quelle est votre position sur ces avis ?

Un cinquième album, c’est toujours important, c’est vrai. Après nous avons commencé la musique très jeune , et avons sorti nos premières galettes très jeune aussi. Donc nous ne sommes que trentenaires ! Parler d’album de la maturité je sais pas, en tout cas nous y mettons toujours autant de fougue qu’avant, et nous n’intellectualisons pas tant que ça nos sorties. On fait ce qu’on aime, la musique qui nous fait vibrer, qui nous fait headbanger déjà en répète, et on voit par la suite ce qu’il se passe !  Par chance, cette méthode nous réussi plutôt pas mal  !


- « I, REPTILE »est votre « single ». Est-ce parce que, selon vous, cette chanson est représentative de l’album, ou bien parce qu’elle est vraiment faîte pour prendre la place du « titre de l’album » ?  

Je ne sais pas si nous pouvons parler de « single », mais nous avons en effet voulu illustrer en premier un titre bien bourrin, qui parlerait à nous fans, et qui serait ni trop long, ni trop court, représentatif de ce que Post Mortem Nihil Est peut contenir. Mais à mon sens, des titres plus mélodiques, dans la pure tradition du groupe, sont plus destinés à être considérés comme des « singles » (The Great Wonder ou Yes We Die  par exemple)

 
- On est très vite attiré par la pochette de l’album, son design, parlez-en nous.

C’est Seth, de Septic Flesh, qui s’est occupé de l’artwork. Cela fait longtemps que nous voulions collaborer ensemble car nos groupes respectifs sont assez liés, et c’est maintenant chose faite ! Contrairement à la majorité des groupes qui font appel à son talent, nous n’avons pas voulu acheter un artwork tout fait, mais plutôt participer à l’élaboration de celui-ci. Et le pousser dans un certain code-couleur qui n’est pas le sien habituellement. Afin de reconnaître sa touche inimitable, tout en se disant qu’il s’agissait bien là de quelque chose hors du commun. Nous adorons son interprétation du titre de l’album. Cette figure figée, prostrée, correspond bien à ce que j’entend par « il n’est rien après la mort ».


- Comment vivez-vous les lives avec ce nouveau son ? 

Nous allons commencer les dates ce week end. Mais nous vivons bien tout çà. Nous reproduisons intégralement nos album sur scène, et nous n’avons rien ré-arrangé en studio, donc çà devrait très bien se passer.          


- Quelles ont étées vos influences pour l’enregistrement de ce dernier CD ?

J’essaie de me couper totalement de l’industrie musicale durant les phases de composition, afin de ne pas être trop influencé justement. Pour être le plus sincère envers nous-mêmes. Et le plus fidèle à notre vision de la musique.


- L’album a été mixé par LOGAN MADER , expliquez-nous ce choix.

Tout simplement car après avoir produit 2 albums au Danemark, et 2 autres en Angleterre, il était temps pour nous d’essayer un son à l’américaine pour notre groupe. Puis Logan est parmis nos producteurs américain favoris, donc c’était facile de s’orienter vers lui. Nous avons eu la chance qu’il accepte de vouloir bosser avec nous, et même mieux, qu’il mette tout en oeuvre pour que nous puissions le faire. Sa motivation à nous bosser, couplé à sa touche puissante ne pouvait que nous séduire.

- Merci d’avoir répondu à toutes nos questions ! Pour finir, avez-vous un message à faire passer pour les fans qui vous liront et pour la communauté MetalCunt? 

Merci pour votre lecture et votre soutien.