Interview - Devildriver - Hellfest 2017

Les vétérans de Devildriver n'en finissent plus de tourner, allant de festival en festival. Un de leurs arrêts était le Hellfest version 2017. On a profité de leur passage pour discuter tranquillement avec le batteur Austin D'Amond et le bassiste Diego Ibarra. Entretien.

Devildriver est un groupe habitué aux plus grands festivals. Comment trouvez-vous le Hellfest ?

Nous concernant, il s'agit de notre première fois, mais nous trouvons le festival et ses équipes très professionnels et l'ambiance incroyable. Nous avions également trouvé le Download assez impressionnant mais le Hellfest... Rien que le nom nous rend très fiers d'y jouer.

Que signifie le nom Devildriver ?

En réalité, on pourrait le prendre comme une image qui empêcherait le diable de s'approcher trop près, une chose qui chasserait au loin les mauvais esprits. C'est comme ça, en tout cas, que nous le voyons. Peut-être que nous nous trompons mais ce nom aurait le pouvoir d'éloigner le diable.

J'ai toujours été intrigué par ce symbole en forme de croix qui accompagne le nom du groupe. Pouvez-vous m'en dire plus ?

Oui, il s'agit de la croix de la confusion. En fait, c'est un symbole qui se pose la question de l'existence de Dieu. Nous sommes très ouverts d'esprit dans le groupe et il s'agit plus d'un symbole qui dit que quel que soit ce que tu crois ou penses, n'aie pas peur de l'affirmer. Chacun pense ce qu'il veut et la vie continue. On est tous libres de penser. Si telle ou telle conviction ou croyance nous aide à vivre bien et à surmonter toutes les difficultés, alors tant mieux !

Pour avoir vu de nombreux concerts de Devildriver, j'ai noté que vous commenciez systématiquement par le morceau "End Of The Line". Pourquoi ? Est-elle particulière pour vous ou aimez-vous tout simplement la jouer sur scène ?

L'entrée d'un groupe sur scène est très importante afin de marquer les esprits et mettre le feu d'emblée, et ce afin que le concert se passe du mieux possible avec le public. Et nous avions trouvé que l'introduction de ce morceau était la mélodie idéale pour commencer un show. L'air est immédiatement reconnaissable et tout le monde sait en l'entendant que Devildriver arrive sur la place pour tout défoncer ! Sans parler du potentiel destructeur du titre !

Le titre de votre dernier album, Trust No One, est très fort.

On ne sait pas vraiment, en fait. Ce titre sonne comme un avertissement. Chacun de nous est capable de tout, il s'agit juste de garder les yeux grands ouverts sur ce qui nous entoure et faire bien attention aux personnes que l'on peut croiser dans la vie. Il faut vivre tel que l'on est, ouvert d'esprit, mais tout en gardant la tête froide et les yeux grands ouverts.

Comment se passe la composition des albums dans le groupe ?

Pour que la créativité nous vienne, on adore se réunir tous ensemble et jouer, tout simplement. Et dès qu'on trouve un bon petit riff sympa, on se félicite ! On peut tellement trouver de belles choses en jouant tous ensemble dans la même pièce, ce qui peut parfois nous faire beaucoup avancer sur la composition d'un album. On est encore jeunes tous les deux dans le groupe, même si on a pu participer à quelques parties sur certaines chansons. Mais on a vraiment cette envie et cette motivation de participer encore plus aux prochains albums. On est excités comme des puces !

Quels sont les titres que vous adorez jouer sur scène ?

Oh, "Trust No One" est sans doute la première, à l'unanimité (Rires !) ! On peut également te citer "These Fighting Words", un sacré titre, ou encore "Pure Sincerity".

Quels sont les morceaux les plus compliqués à jouer ?

"Pure Sincerity" est assurément celle qui demande le plus à ce que l'on transpire pour elle (Rires !) ! Mais on adore les bons challenges donc ça nous fait pas peur !

Que ressentez-vous à chaque fois que vous montez sur scène ?

Franchement, on ressent tellement d'excitation de jouer avec un groupe comme Devildriver. On n'est pas dans le groupe depuis longtemps mais on ressent déjà la même aisance d'être sur scène que Dez (chant) et Mike (guitare), qui sont pourtant là depuis bien plus longtemps que nous. Donc c'est parfait pour nous ! Nous aimons ce que nous faisons et nous inspirons peut-être d'autres gens à faire très exactement ce que nous faisons. La musique est amour et vie !

Quel est le programme pour les six prochains mois ? Une petite pause ? Une séance composition ou des concerts ?

Le Chicago Open Air en juillet, puis de nombreux shows en août, septembre et octobre aux Etats-Unis. Et bien sûr, nous commencerons à composer pour le successeur de Trust No One ! On a hâte, on est vraiment excités ! Et non, on ne se reposera pas ! On se reposera quand on sera mort (Rires !) !

Avez-vous pu rencontrer d'anciens membres du groupe, comme John Boecklin (batterie) ou Jeffrey Kendrick (guitare) ?

On a pu rencontrer John. Un très bon gars. Mais après, cela arrive dans la vie d'un groupe que certains, au bout d'un moment, veuillent changer et partir vers d'autres horizons créatifs. Ils veulent tenter autre chose, se lancer dans d'autres challenges. C'est comme ça. On leur souhaite le meilleur !

Line Up:

Dez Fafara : Chant

Mike Spreitzer : Guitare

Neal Tiemann : Guitare

Diego Ibarra : Basse

Austin D'Amond : Batterie

Album:

Trust No One (2016)