Interview GRORR

- Bonjour à vous, et merci d’avoir accepté notre interview sur Metal Cunt
De rien, c’est avec plaisir. 
 
- Comment décririez-vous Grorr, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Grorr est un groupe de métal progressif qui joue sur les ambiances. On pratique un style de métal le plus ouvert possible.
 
- Pouvez-vous présenter votre parcours ? et la signification de Grorr ?
Grorr ne signifie rien, c’est une onomatopée que l’on retient facilement et avec un nom pareil, on nous classe tout naturellement dans le métal. Le groupe est né en 2005. On était au départ deux guitaristes, Gaël et moi, avec une boite à rythme. On a commencé dans un style purement brutal death, puis Yoann, le bassiste est entré dans le groupe et on s’est acheminé petit à petit vers le death prog, un type de musique qui nous correspond bien. Puis Jérémy et Julien sont arrivés, respectivement à la batterie et aux claviers/percu. On a sorti notre premier album en 2011, Pravda, et notre deuxième, Anthill, est sorti en 2012.
 
- Votre dernier album Anthill est sorti le 14 septembre 2012, parlez-nous un peu de l’originalité et de l’univers  de cet album.
Anthill est un concept album. C’est une seule est unique chanson de 45 minutes, divisée en 3 parties, racontant l’histoire d’une fourmilière de sa naissance au printemps, à une révolution au début de l’hiver. L’originalité vient du fait que l’on a intégré à nos morceaux des instruments traditionnels (flute japonaise, vielle à roue, cornemuse) ainsi que des ambiances « world music ». On a tout fait pour que la musique  raconte une histoire propre sans que les auditeurs aient à lire les paroles.
 
- Comment s’est passé l’enregistrement de votre dernier Album ?
On s’est enregistré chez nous. Le but était d’avoir tout le temps qu’on voulait, ce qui n’es pas le cas en studio, afin d’avoir exactement le résultat que l’on s’était fixé au départ. On l’a ensuite fait mixé par notre ingé son, Gilles Lahonda, qui nous suit depuis nos début.  On a la chance d’avoir eu l’intervention sur la moitié des morceaux de Romain Baudoin, un vielliste à roue particulièrement réputé.  

- Au niveau des concerts que vous donnez, comment pourriez-vous  les définir ? un partage ? une expérience ? une démonstration ? autre ?
Comme « Anthill » est un concept album, on joue de la première note à la dernière d’une traite, avec des interludes entre les morceaux. Donc, dire que nos lives sont des voyages musicaux est le meilleur moyen de nous définir.
 
 
- Il y a-t-ils des collaborations studios, scènes, de prévues ?
L’été dernier, j’ai enregistré le premier album de Yurakane, « The Awakening ». C’est un groupe avec qui est très pote, et ils m’ont proposé de chanter avec Lokx sur un de leurs titres. On y a pris tellement de plaisir que Lokx fera forcément une apparition sur notre prochain album. Après, pour la scène, on a quelques gros projets de collaboration dont on vous parlera le moment venu.
 
- Quelles sont vos influences ?
Si y’a dans le groupe des influences qu’on partage tous, c’est Meshuggah, Gojira et Tool… Après, on aime tous beaucoup de groupe, mais ces trois sont ceux qui nous définissent le mieux.
 
- Que prévoyez-vous pour le futur de Grorr ?
On est en train de composer notre nouvel opus qui devrait sortir on sait pas encore quand. Pour ce qui est des concerts, une date est prévue le 30 juillet avec Dagoba dans le cadre du festival l’été à Pau. Le lieu où le concert est prévu, le Théâtre de Verdure, est un des plus beaux endroits où il nous a été permis de jouer. Ça va être un beau moment.
 
- Votre opinion sur la scène Metal Française ?
La scène française est particulièrement inventive et riche. On pense forcément à la réussite de de Gojira, mais beaucoup d’autre groupes valent le coup d’oreille comme Hacride, Mars Chronicle ou Weaksaw. Le problème est que les salles de concert et les média ne font pas assez confiance au public et aux groupes, du coup, se faire connaitre est vraiment difficile pour tout le monde. Après, pour prendre un exemple qu’on connait bien, la scène paloise est hyper active. Avoir des groupes comme Yurakane, Knox, Dawn of Justice, Sol Niger et plein d’autres dans une petite ville, ça fait du bien à tout le monde. Donc, je suppose que si on a une telle émulation par chez nous, on doit trouver la même dans toutes les villes de France
 
- Un message pour les lecteurs de Metal Cunt ?
Écoutez tout ce qui vous passe à portée de main et allez à un max de concerts ;)