Iron Man - South of the Earth

Depuis quelque temps, on a beaucoup parlé de la fin du monde, que ce soit dans les films ou dans les croyances...
C'est ce contexte post-apocalyptique qui a certainement inspiré le Groupe Iron Man pour son nouvel album, South of the earth.

Iron Man est groupe de Heavy/Doom Metal qui nous vient du Maryland aux US et qui a commencé ses activités à l'aube de 2éme millénaire.

Il est actuellement composé de :

–   Alfred Morris III (Chant et Guitare)
–   Louis Strachan (Basse)
–   "Screaming Mad" Dee Calhoun (Guitare)
–   Jason "Mot" Waldmann (Batterie)

Musicalement, l'album tend vers du Metal avec une ambiance assez sombre, on pourrait parler de Doom en vulgarisant mais la sonorité du groupe et plus nuancée que ça, les morceaux ont une dimension chaotique, la plupart des riffs sont lents et assez sombres, sur certains titres ils sont accentués par une pédale wah-wah et la basse est facilement audible, elle contraste les sons assez graves de la partie guitare par un son plus clinquant. Les parties vocales sont assez impressionnantes et collent plus que bien à l'ambiance des compositions du groupe, en plus d'une utilisation qui va du chant grave aux cris très aigus, une utilisation majoritaire du vibrato ajoute un petit quelque chose au chant. 

Et c'est cette accumulation de petite chose qui donne le "LA" à l'album d'Iron Man, l'atmosphère chaotique qu'il dégage ainsi que l'ambiance de fin du monde.

De ce coté il n'y a rien à redire, le groupe a réussi, musicalement, à nous faire voir un plan vraiment inquiétant du monde, les deux premiers titres de l'album nous emènent très vite dans cette lourde atmosphère notamment « Hail to the Haze » avec le refrain « How much longer » scandé tel un avertissement.  

Arrivé à la moitié de l'album on trouvera la balade « Ariel changed the sky » qui vient balayer net tout le chaos jusque là maitre de l'album, on est coupé dans l'écoute pour ainsi dire la balade n'a rien à faire dans cet album majoritairement sombre, la chanson est également la plus courte de l'album, d'une moyenne de 6 minutes pour les autres titres, celui ci n'en fait que 3, peut être que le groupe a voulu nous offrir un moment de détente dans un disque très sombre ? 

Néanmoins le titre reste une très belle composition, mais au milieu d'un album avec une atmosphère si sombre on a du mal à lui trouver une place, Iron Man prouve malgré tout qu'il est capable de passer d'un extrême à un autre, tout en conservant une qualité certaine de compositions. 

Le disque se poursuit sans grand changement dans l’atmosphère, et se clôt par le titre « The ballad of Ray Garraty » qui est sans conteste un des meilleurs titres de l'album, une intro calme où Alfred pose sa voix de manière magnifique et nous montre tout son talent de vocaliste. La chanson alterne passage doux et passage lourd pour un résultat simplement magique. 

En résumé les Iron Mans nous offrent ici un album très inspiré avec de très bonnes sonorités.

Pourtant l'album est redondant, les compos ont beau être très bien exécutées, elles se ressemblent beaucoup, il y une une sensation de déjà vu lorsqu'on écoute cette production. Mais le groupe est resté fidèle à la thématique de l'album et de ce coté il a fait un excellent travail tant sur l'écriture que sur l'interprétation.