Interview - Dog N Style

 

Alors qu'ils sont en pleine pré-production de leur premier album, nous avons décidé de prendre des nouvelles des vosgiens de Dog'N'Style. Si les jeunes rockers ont encore du chemin à parcourir leur motivation et les nombreuses dates (notamment en première partie d'Ultra Vomit, Tagada Jones, The Casualties) qu'ils ont assuré l'an dernier en font un prétendant sérieux dans la scène heavy rock française. C'est Grégoire, chanteur/guitariste de son état, qui a répondu à ces quelques questions alors qu son groupe vient d'être annoncé en première partie de No One Is Innocent Chez Paulette (Pagney Derrière Barrine) en Mars prochain.

Cela fait plus d'un an que votre premier EP est sorti, qu'est ce que vous retenez de l'année écoulée ?

Grégoire (chant/guitare): L'EP est sorti dès le mois de janvier. Grâce à ce support nous avons pu commencer à démarcher des salles au delà de nos réseaux respectifs et nous avons pu commencer à bien tourner. Avec la promotion de ce disque, en un an, nous avons foulé près de soixante scènes partout en France mais aussi à l'étranger, en Espagne et en Russie. 2015 a été une grosse année pour le groupe.

 

La Russie est devenu une destination privilégiée pour les groupes de metal, vous y avez donné onze dates en mai dernier. Comment s'est passée votre tournée ?

Très bien pour la musique, un peu moins bien pour nos foies... Le public russe est demandeurs de groupes étrangers. Il y a tout un réseau de salles là bas et c'est une bonne école pour apprendre à tourner. C'est un pays gigantesque, les distances sont énormes. Ca a été une bonne première expérience avec un public étranger qui a été réceptif tout au long de la tournée.

Parlons maintenant de ce nouvel album pour lequel vous êtes en pleine pré-production. Quand avez vous commencé à composer de nouveaux morceaux ?

Les premiers nouveaux morceaux ont été composés dès l'arrivée de Boubou (batterie, Untamed, ex-Blame) dans le groupe. Pour monter un set complet, on a dû travailler sur trois nouveaux titres qui faisaient partie intégrante du show qu'on a présenté en 2015. Mais on a réellement commencé à parler de l'album à partir de cet été. On a composé des morceaux en répète sur plusieurs mois, entre deux concerts. La composition est assez étalée dans le temps, ce qui nous a permis de bien réfléchir nos morceaux.

 

La pré-production est une étape que vous n'aviez pas négligé mais moins travaillée pour l'EP. Est ce que vous voulez avoir un maximum de recul sur vos nouveaux titres ?

Pour l'EP nous n'avions pas fait de pré-productions. L'étape ne nous avait pas semblée nécessaire. Aujourd'hui, la démarche n'est plus forcément la même qu'il y a deux ans. Cette étape permet en effet de se faire une première idée de l'ensemble avant d'entrer en studio. Sur un EP cinq titres, la cohérence du tout est un peu moins importante que sur un format de dix titres. Enregistrer une maquette en amont permet d'éviter de répéter certains schémas de composition, d'être moins redondants entre les différents morceaux. Mais ça permet aussi de se donner une idée du travail à fournir une fois entré en studio.

 

Vous aviez travaillé avec Clément Decrock (All The Shelters) et Guillaume Bideau (ex Scarve, Mnemic, One-Way Mirror) pour l'EP, est ce que vous allez réunir la même équipe ?

Exactement. Nous sommes satisfaits du résultat final de l'EP, d'où notre volonté de revenir au Boss Hog. Quant à Guillaume, son apport permet de faire évoluer les lignes vocales pour les rendre meilleures. On a travaillé en complémentarité avec lui pour donner un groove particulier aux morceaux. Travailler à nouveau avec lui s'est imposé naturellement.

Est ce que vous sentez déjà une différence entre vos nouvelles compositions et les titres de l'EP ?

Si la plupart des nouveaux morceaux sont dans la veine de ceux présents sur l'EP, ils sont également plus réfléchis et un poil plus technique. Travailler les pré-productions nous permet de mettre les instruments en cohérence, de peaufiner les détails. On perd sans doute en spontanéité mais on gagne en profondeur. Quand au style des morceaux, il évolue vers une ligne plus claire, avec des influences heavy plus prononcées, mais aussi des accents stoner plus développés. Mais toujours sans dénaturer notre style. Au final, ça reste du rock'n'roll dégueulasse pour faire danser.

 

Il est plus que jamais difficile de se faire remarquer, avez vous des plans avec des labels ou bien des agences de communication afin de soutenir au maximum votre premier album ?

Ca reste une étape que l'on a pas encore abordée. Pour le moment, nous n'avons démarché aucun label ni aucune agence de communication. Nous attendons d'avoir terminé l'enregistrement de l'album pour nous atteler à cette tâche. Aujourd'hui, avoir un label ou une agence de com n'est pas nécessaire pour pouvoir tourner. Mais c'est une aide non négligeable pour se placer sur des scènes plus importantes en bénéficiant de leurs réseaux. Le but de l'album est de pouvoir passer cette étape et de trouver un deal. Avec notre parcours en 2015, nous avons un passif qui nous donne un léger avantage même si rien n'est gagné. Notre objectif reste de trouver un label pour porter l'album mais en cas d'échec, nous continuerons en auto-production comme nous l'avons toujours fait.

 

Quand pensez vous que l'album sera disponible au public ?

L'album sera disponible au public dès sa sortie début septembre. Au format physique mais également en téléchargement numérique. Quelques semaines avant la sortie, nous diffuserons un ou deux extraits pour faire monter la sauce.

 

Une exclu pour les lecteurs de Metal Cunt sur cet album à venir ?

La sortie de l'album s'accompagnera d'une tournée de trois semaines que nous sommes en train de monter. Mais d'ores et déjà, la sortie officielle, soit la première date de la tournée, se fera chez nous, à Epinal, dans une salle bien connue des aficionados...

 

Une blague pour finir ?

On t'aime Clément (rires)

Line-up :

Grég (chant/guitare)

Yan (guitare)

Robin (basse)

Vincent (batterie)

Discographie :

Dog'N'Style (EP-2015)

1er Album (à paraître)