Interview - Hellbros

Bientôt en tournée lors de 6 dates en France et 4 Belgique, quelle meilleure occasion de découvrir les Hellbros ! Combo de Hard Rock gras et festif tout droit venu du Canada, ceux-ci vont publier un morceau par mois de leur nouvel EP, Calling All Giants, sur internet, alors vous n'avez pas d'excuse pour passer à côté !

Salut ! Premièrement, peux-tu présenter Hellbros pour les gens qui ne vous connaissent pas ? Comment le groupe a-t-il vu le jour ?

Peter Jurt : Hellbros a été forgé dans les flammes de l'enfer par sa majesté infernale, Lucifer. Non, plus sérieusement, nous sommes quatre gars qui ont eu le même objectif commun pendant très longtemps. Nous voulions faire un rock n' roll crado et bruyant et nous assurer que quiconque qui voyait un de nos concerts allait repartir en sachant que nous pouvions envoyer la sauce plus fort que n'importe quel autre groupe qu'ils aient vu.

Il y a deux frères de sang dans Hellbros, quelles sont leurs relations avec les deux autres « bros » ? Comment est l'alchimie au sein du groupe ?

Oui, Christian et moi partageons en effet le même ADN et nous sommes tous les deux allés au lycée avec Josh. Nous avons rencontré Spag quand sa navette spatiale s'est crashée dans un champs près de la ferme familiale. A la base, nous le gardions comme animal mais il a rapidement pris forme humaine et a appris à jouer de la basse. Tout le monde dans le groupe se nourrit des uns des autres, que ce soit pour la débauche d'énergie sur scène ou pour trouver l'inspiration quand nous écrivons des chansons.

Vous avez travaillé avec Mike Fraser pour votre nouvel album. Comment en êtes-vous venus à travailler avec lui ? Comment c'était ?

Mike nous avait contacté après la sortie de notre premier album et évidemment, nous étions très excités à l'idée de bosser avec lui, il a travaillé avec AC/DC sur The Razor's Edge, qui est l'une des raisons principales pour lesquelles je me suis plongé dans la musique rock. C'est vraiment cool de travailler avec quelqu'un qui a un CV aussi dingue dans le monde du rock. C'était gratifiant que quelqu'un comme lui nous approche et soit attentif à notre travail. Travailler avec lui nous a beaucoup appris et nous avons essayé de faire rentrer tout ça dans nos têtes.

Vous allez publier une chanson sur internet tous les mois avant la sortie de votre nouvel EP, intitulé Calling All Giants. C'est une façon de faire assez inhabituelle puisque généralement, les groupes dévoilent un ou deux morceaux avant la sortie de l'album. Pourquoi avez-vous choisi d'opérer de cette manière ?

Nous avons pensé qu'il s'agissait d'une bonne idée. Cela fait que nous avons du matériel à proposer constamment. Cela donne un avant-goût aux fans, tu leurs donnes envie d'en avoir plus, tout en sachant que les nouvelles chansons arriveront bientôt.

Ces derniers temps, beaucoup de groupes semblent préférer sortir plusieurs EPs en peu de temps plutôt qu'un album « longue durée ». Dans votre cas, pourquoi ? Est-ce que cela vous offre plus de possibilités de tourner ou bien, n'aviez-vous pas assez de chansons à disposition pour un album ?

Tout ce que tu as cité. Cela fait un petit moment depuis notre dernière sortie et nous aimerions bien mettre fin à ce silence, même si cela doit vouloir dire « moins de chansons ». Nous écrivons actuellement quelques morceaux et nous espérons être de retour en studio cet automne. Cela voudrait dire, espérons-le, qu'un nouvel EP sortirait au printemps. Grosso mode, nous laissons le processus de composition suivre son cours et nous ne forçons pas les choses afin d'avoir assez de chansons pour sortir un full-length.

Il se dit que votre son va évoluer vers des territoires plus obscurs et plus complexes. Qu'est-ce qui a fait évoluer les choses de cette manière ?

Ce fut naturel. Goodtime Machine contenait principalement des chansons qui donnaient envie de faire la fête et de lever le poing en l'air. Il y avait d'autres territoires que nous voulions explorer musicalement et il en a résulté des chansons plus longues mais aussi plus sombres. Peut-être même qu'un jour, nous allons nous essayer à l'electro-pop. Peut-être que oui, peut-être que non. Au fil du temps, tes goûts musicaux changent et tes influences évoluent donc je pense qu'il est normal que la musique que nous écrivons change également. Tant qu'elle garde son caractère qui déchire !

Vous allez tourner en Europe en juin. A quoi pouvons-nous nous attendre et à quoi vous attendez-vous ?

Fuck yeah, on est super contents !!! Un show de Hellbros, c'est avant tout pour s'éclater. Nous espérons que l'Europe sait comment faire la fête ! Quand nos fans et de nouveaux fans viennent nous voir, ils peuvent s'attendre à être complètement décoiffés par l'énergie que nous déployons sur scène. Nous sommes très fiers de nos enregistrements en studio mais c'est vraiment sur scène que n'importe quel groupe de rock prend toute son ampleur et nous ne faisons pas exception. On va vous détruire les tympans.

Vous allez vous produire à l'Entrepôt d'Arlon avec vos compatriotes canadiens de Dance Laury Dance, une salle dans laquelle ils ont déjà joué. Est-ce un groupe dont vous vous sentez proches ?

Nous sommes bien potes avec ces tarés ! J'ai beaucoup d'histoires dépravées et illégales avec eux, mais il faut que vous veniez nous voir en personne pour que je vous les raconte. Nous avons joué avec eux de nombreuses fois au Canada et nous espérons encore partager plein de fois la scène avec eux à l'avenir. Ce sera la première fois que nous jouons avec eux en Europe et nous avons hâte de les retrouver pour faire la fête. Ils vont se produire au Hellfest cette année et nous sommes vraiment jaloux !

Faire la première partie d'Iron Maiden et d'Alice Cooper ont été des moments très forts dans votre carrière. Comment c'était de partager la scène avec de tels monstres sacrés et pour qui d'autres aimeriez-vous ouvrir ?

Maiden est le premier groupe que j'ai jamais écouté et Alice Cooper est l'un de mes compositeurs préférés donc oui, c'était incroyable de jouer avec ces légendes ! Un autre moment a été d'ouvrir pour les rockers canadiens de Monster Truck et tourner partout au Canada a été immensément fun aussi. Si, en ce moment, je devais choisir un groupe dont nous devrions assurer la première partie, je dirais sans hésiter Guns N' Roses mais je pense que nous préférerions encore nous produire dans un stade rempli de personnes qui sont venues juste pour nous voir !

Vous semblez aimer passer du bon temps ! Quelle est la fête la plus folle que vous avez faite en tournée ?

Oui, nous adorons faire la fête. Tofino, à l'extrémité de la côte ouest de l'île de Vancouver en Colombie-Britannique, est ma préférée. Nous y avons donné un concert au milieu d'une forêt située sur la plage d'un lac, les gens venaient s'y fournir en champignon dans des tentes. Ce genre de trucs barjots, ça ne s'invente pas ! Les hippies, qu'on les aime ou qu'on les déteste, savent comment faire la fête dans la forêt ! Tout l'équipement était branché à un générateur et ils ont fait jouer des groupes toute la nuit. Ce fut inoubliable.

Guns N' Roses est l'une de vos plus grandes influences. Je ne peux pas ne pas te demander ce que tu penses de cette tournée de reformation !

Je n'arrive pas à croire que c'est vraiment en train de se passer mais bien sûr, j'approuve totalement ! Comme je l'ai dit juste avant, si ils nous écoutent, nous serions heureux d'ouvrir pour eux à chaque fois qu'ils auront besoin de nous.

Line-up :
Peter Yurt (chant/guitare)
Christian Yurt (guitare)
Matt "Spag" (basse)
Josh Roy (batterie)
 
Discographie :
Goodtime Machine (2011)
Hellbros (2015)
Calling All Giants (EP - 2016)