Jackhammer - Jackhammer

Jackhammer, quintette stoner metal breton, sort son premier éponyme après 3 année d'existence. Depuis leurs débuts sur l'île de Groix, le groupe a sillonné les côtes pour écumer les scènes breitz en participant au tremplin du Motocultor ainsi qu'au Nantes Metal Fest qui ont forgé et assis une réputation pour un futur qui ne peut être que meilleur à venir.

Line-up:

Lionel (chant)
Will (guitare)
Benj (basse)
Tom (batterie)
Arthur (guitare)

Le fer de lance de l'éponyme No Place For Reason entame d'entrée un stoner fluide, brutal et maîtrisé qui sait vers où il se dirige. Le clip de ce premier titre a été réalisé aux Ateliers du Vent à Rennes, où nous pouvons voir un groupe qui crache tout ce qu'il a à exprimer sur scène. On écoute ce morceau une fois, deux fois, puis on finit par le lancer en boucle tellement il est punchy et convaincant, pas de doute, nous avons là un groupe prometteur, très prometteur.

Le second titre explicite Serial Fucker débute sur une basse et deux guitares aux relents grunge, graves et pesants. Un peu plus lent que le morceau précédent, la voix hardcore orchestre le tout accompagnée d'une caisse claire très brute, avant de se laisser emporter, à mi-titre par des solos réussis et agréables ni trop longs ni trop courts pour un EP, juste ce qu'il faut. Certains relents heavy nous rappellent un peu Hawkind.

Ensuite, Lady Rider instaure une osmose, une syncopée mélodique liant  chacun des instruments. Industrielle et embuée, l'atmosphère que dégage le groupe amène tout un chacun à fermer les yeux et à laisser son esprit vaguer sous les fumigènes et à s'oublier, pour une douce apocalypse scénique. Un tout groovy qui sait faire dans le swing, ces musiciens nous amènent où ils veulent. Le long Swindle mêle ses influences 70's et 80's qui sont soignées, un bon doom est amorcé, sans oublier l'écho des deux guitares qui dialoguent à merveille et réussissent à nous posséder grâce à des solos psychédéliques. Très bonne rythmique.

Enfin, (hélas...), notre éponyme se termine avec le brillant et délectable Human. Sur un détour lancinant, le morceau monte en haleine et prend de la puissance progressivement. Des riffs clairs se font entendre pour la première fois sur cette dernière pépite, ainsi qu'un chant clair, et l'on peut dénoter que les multiples galipettes vocales dont est capable Lionel sont sans faille. Une bonne surprise qui donne envie d'en découvrir plus par la suite. En mêlant le calme et l'agitation, le groupe fait durer 7 minutes un morceau que l'on n'entend pas passer, tellement l'aquarelle du growl, du solo et de la ballade sont exploitées en puissance.