Jaded Heart - Fight The System

Le groupe germano-suédois Jaded Heart sort le 26 septembre son 12 ème album sous le même label qu'Emergency Gate : Fast Ball Music. Officant depuis 1994 sur la scène hard-rock mélodique allemande, Fight The System succède à Common Destiny sorti en 2012. Le membre originel de la formation, le batteur Axel Kruse, a quitté la bande après 23 années de bons et loyaux services, mais que les fans ne s'insurgent pas, car son départ est principalement dû à un besoin de changement : « J'ai simplement ressenti le besoin de mettre un point final à cette aventure, et d'en entreprendre une nouvelle. Cela n'a rien à voir avec les autres membres du groupe ! » (source : rockmeeting.com)

Line-up :

Johan Fahlberg (Chant et choeurs)
Michael « Muelli » Muller (Basse et choeurs)
Peter Ostros (Guitare et choeurs)
Masahiro Eto (Guitare et choeurs)
Bodo Stricker (Batterie)

Le quintette souvent considéré comme le Manowar allemand des années 1990 revient en force avec à son tableau de chasse deux nouveaux membres qui s'ajoutent au line-up : il s'agit du guitariste Masahiro Oto et de l'ancien batteur de Calejon Bodo Stricker. Que les adeptes ne s'inquiètent pas, car ce changement n'atteind pas la constante régularité du groupe, la preuve avec la première pépite de l'opus Schizophrenic. Au programme :une voix hard-rock old-school, des synthétiseurs fidèles au groupe, et des choeurs qui collent à la schizophrénie qu'en appelle le titre. Sur Control, le suédois Rick Altzi (anciennement du groupe Sanity) s'invite sur ce second morceau. A première écoute, ce que l'on entend ce sont les riffs d'un hard-rock typique et une voix taillée pour le stade telle que la possédait Gary Moore dans les années 1980. Ce que l'on revit avec Jaded Heart, ce sont toutes les influences auxquelles ils ont été attentifs. Tout y est, en partant de l'ambiance planante qui menace dès les premières secondes pour passer ensuite à un duo criblé de lyrics lambdas du milieu : « Here I am standing, got nowhere to go and to stay », enfin le solo de guitare sans quoi hard-rock n'est pas, le clip illustrant le tout. N'est-ce pas un peu cliché ? Peut-être bien que si, mais chaque période a droit à son heure de revival. Sur Not in a Million Years, l'instrumental du début qui se répète après chaque refrain n'est pas sans nous rappeler les envolées de folk métal que nous offre Fintroll. I Lost My Faith est quant à lui très mélodique, et la voix de Fahlberg est à l'image d'un Vintersorg de Borkanagar àses heures les plus calmes.

Nightmare's Over, énième chanson sur le cauchemar. Cauchemar qui prend fin à la vue d'une idole féminine furtive comme un ange passe illustré par un synthétiseur solaire au coeur de ces riffs sabordants. Never Free,Till Do Us Apart et Terror in Me sont égales, presque similaires, si l'on excepte la caresse vocale du début de Never Free. A ce stade de l'album, le néophyte prend conscience de la marque de fabrique de Jaded Heart : une guitare machiste faisant passer la basse au second plan et des solos qui s'étouffent les uns entre les autres, toujours avec cette voix que l'on s'attend à entendre clamer dans un stade.