Komah - Between Vice and Virtue

La scène métal belge se développe de plus en plus, et cela grâce à des formations majeurs, comme: Aborted, Agathocles, Enthorned et d'autres.
Bon nombres de groupes qui tentent de se faire un nom, ne viennent pas essentiellement de Bruxelles, la capitale ; mais plutôt de la Flandre et la majorité des grandes villes Wallonne, telles que Liège, Namur et Mons.

Né en 2007, Komah nous assène à l'aide son rouleau compresseur, un métal contrasté entre les parties mélodiques et celles énervées. Il y a eu d'abord un premier album "Straight Line" sorti en 2009, qui avait fait pas mal de bruit. Math Demit, le chanteur quitte alors ses partenaires pour des raisons professionnelles et se voit remplacé par Leny Andrieux. Le quintet a ensuite scionné les festivals et effectué une tournée européenne en compagnie d'un colosse qu'il n'est plus besoin de présenter: Pro-Pain.

Line-up :

Luigi Chiarelli (guitare)
Leny Andrieux (chant)
Jonas Sanders (batterie)
Greg Discenza (Guitare)
Nicholas Brynin (basse)

Le deuxième album sort en automne 2012 sur Spinal Records, tout a été mis en oeuvre pour sortir une production grand cru avec le concours de Charles Deschutter du Rec'n'Roll studio pour le mixage et l'enregistrement.

Between Vice And Virtue
s'écoute sans retenue et fait figure d'album sur lequel on peut s'avaler des hectolitres de  "Jupiler" bière belge, avant que la lassitude gagne.

Grâce à l'ouverture de "The Bird", on rentre dans un hardcore/métal puissant, acerbe, faisant alterner des rythmiques et des pointes mélodiques non négligeables.


"One After The Other", "Last way To Cerberus" et "The Hunt" respectent à merveille les règles du genre avec un voix hurlée et des riffs rapides, une batterie mitraillette.

Vous y ajoutez des passages particulièrement oppressants comme le final "Beyond The limits".

Petit hic, je ne vois pas l'intérêt de cet instrumental en plein milieu de l'album. En guise d'introduction c'eût été parfait !

Il faut aussi retenir "The King Of Raptors", excellent morceau qui sort un peu de la norme métal-core avec des passages plus techniques et avec la participation de Gary Meskil et Adam Philips membres de Pro-Pain.

La forme reste classique, comme si Lamb Of God rencontrait Machine Head. Komah accouche d'un album qui sans révolutionner le style, a au moins le mérite d'apporter un coup de "boost" sur la scène métal belge.