Last Avenue - Integration Protocol

Inspiré par des groupes comme Rammstein, Stone Sour, Daft Punk ou encore The Prodigy, Last Avenue a déjà publié Analog 1.1 avec l'aide de Tinplho Records et Send The Wood Music (Gnô, Hord, The Mars Chronicles) en février dernier. Originaire d'Orléans et formé en 2009, le quintet s'affirme de la scène indus et souhaite avec Integration Protocol passé le cap important du deuxième album.

Line-up :

Dèj (chant/guitare)

Will (guitare)

Elie (basse)

DDA (batterie)

Flo (machines/samples)

Décidément c'est une période faste pour l'indus français, entre le DVD de The CNK, le nouveau Pavillon Rouge, le premier album de Voron et ce deuxième opus de Last Avenue les fans de "l'avènement des machines" sont servis.

C'est bien des derniers dont il est question et de ce Integration Protocol qui débarque un an après le premier essai des orléanais. Un pari risqué et de plus en plus rare de nos jours (en même temps les groupes ayant souvent du mal à trouver des dates ils ont plus de temps pour composer).

Last Avenue fait dans la simplicité : gros riffs metal sur ses couplets, refrains plus poppies ou plus rock accrocheurs. Ainsi « Wait » évoque Korn avant un final qui lorgne plus du côté de Fear Factory, les riffs de « Wireless Ghost » ou « Lacks Reah » (entre autre) nous font clairement penser aux teutons de Rammstein avec cependant parfois une approche un peu plus rock'n'roll.

La voix de Dèj colle très bien au groupe, capable de gueuler sur les passages les plus rentre dedans il délivre de très refrains aux sonorités pop (« Wait », « Kill The Past », « Spying From The Future »...). Comme le veulent certaines traditions dans l'indus le bougre est bien souvent aidé par des effets en tout genre qui apporte pas mal de variété dans le chant.

Car voilà le seul problème de Last Avenue : la variété.

En cédant à l'un des drames de notre temps : la durée trop longue des albums, Integration Protocol se montre moins efficace qu'il ne le serait avec quelques titres en moins. Le groupe développe la même formule au fil des douze titres qui composent ce deuxième opus et s'il le fait admirablement il est dommage de voir que certains sont moins indispensables que d'autres (« Lacks Reah », « Self Made Drone »).

Si l'album manque un peu de diversité « The Factory » envoie des samples plus bruitistes très agressifs pour le quintet qui s'il n'est pas non plus proche du dernier Klone, reste quand même très porté sur la mélodie. A l'inverse « This Is Personal » totalement electro et plus mélancolique que le reste de l'album offre une bonne respiration vers la fin de celui-ci. Il rappelle un peu dans la démarche ce que Sybreed avait fait avec « In The Cold Light » (The Pulse Of Awakening, 2009). Différent la conclusion « Pieces Of Metal Planet » l'est aussi avec sa structure un peu complexe.

La production de Christian Cavin (Psykup, The Mars Chronicles) est vraiment excellente et rend crédit à la fois à la section metal (bien musclé) et aux ambiances plus electro pop des orléanais.

En définitive Last Avenue se montre très inspiré un an après avoir publié son premier opus.

Voilà un groupe qui a de quoi plaire aux fans de Pain, Rammstein, d'indus accrocheur et mélodique. La manière change mais pas la matière disait le Roi Loth.