Limb - Terminal

 

Limb nous vient d’Angleterre et nous présente en ce mois de Septembre 2015 son second album intitulé Terminal. Après un split, un EP, un premier opus éponyme sorti en 2014 suivi d’ une tournée Britannique et un changement de batteur, le quatuor revient via le label Anglais New Heavy Sound et s’est entouré à la production de Russ Russel (Napalm Death, Dimmu Borgir, Evile, Amorphis ou encore Samael...), autant vous dire que si le monsieur a accepté de travailler avec le groupe c’ est que les gars en valent la peine. Et effectivement, inutile de tergiverser, cet album est une tuerie, les londoniens ont sortis les armes lourdes et les 37 minutes passées en compagnie de Limb ne laisseront à priori que peu de survivant.

Là ou Limb privilégiait un Sludge/Doom assez traditionnel avec son premier album, associant aux basse/guitares épaisses et caverneuses, une batterie massive et monolithique, Terminal dévoile le groupe sous un nouvel aspect, une volonté de faire de cet album une suite de séismes sonores parfumés d’ une envie non dissimulée de faire suinter le Rock’n'Roll dans ce qu’elle a de plus rageur et pose Limb en véritable étendard d’un style qui ayant plutôt une belle reconnaissance populaire en cette période tire bénéficie de ce genre d’ effort artistique pour en sortir grandi.

La collaboration avec Russ Russell confère à terminal un groove redoutable, ça Fuzz à tout rompre sans être agressif, les sonorités sont délicieusement grasses et graves, les références Sludge/Doom toujours présentes dans un petit coin des compositions se font beaucoup plus discrètes et la propreté du mix offre à Limb un tout nouveau terrain de jeu que le quatuor a très vite pris à son compte.

Le mot d’ordre est « énergie », de cette énergie qui vous booste tant le physique que l’esprit car Limb mêlent à sa musique des textes riches tour à tour porteur d’éléments lumineux et d’ autres totalement sombre.

Le chant de Rob Hoey à la limite d’une texture Death, véhicule rage, puissance et nous accroche par sa volonté de nous surprendre par les nuances, les modulations, les mélodies et les émotions qu’il veut nous faire partager. 
Chaque titre est interprété comme si la partie jouée était la dernière, Terminal est particulièrement «Ghost Dance», «Sleepwalkers» et le duo terrible que sont «Dawn Riders» et «Micromegas» véhiculent un sentiment d’urgence radical baigné d’une forme d’introspection débridée procurant à l’album un maximum de spontanéité, de fougue, de mélodies, d’émotions et d’efficacité.

Terminal est un album ou la personnalité du groupe s’est faîte jour, ultra dynamique dans sa construction, Rob (Chant), Pat (Guitare), Sam (Basse) et Tom (Batterie) semble y avoir mis leurs tripes et leurs âmes s’offrant ainsi un univers de création plus affirmé et varié. J’imagine sans mal leurs futures prestations live qui associant les titres lourds et lugubres de leur premier opus à ceux envoûtant et électrisant de Terminal feront de chaque scène de véritables défouloirs émotionnels.