Live Report BetizFest - Les Quinze Ans - Jour 1

 

 16h00, les portes s'ouvrent et le palais des grottes s'offre à nous pour deux jours de musique. Le parvis se remplit tranquillement et permet de prendre contact avec l’enceinte, de découvrir les différents stands de merchandising, l’exposition installée intra-muros et de récupérer quelques jetons boissons le tout dans une ambiance bon enfant... !
 La météo est au rendez-vous et permettra de profiter pleinement de l'espace extérieure aménagée pour se poser, discuter et déguster le cas échéant une mousse bien fraiche (d’où les jetons Hé Hé !), pizzas ou autres collations toutes bienvenues.


16h45, The Ramines, tribute band des Ramones prend possession de la scène et a bien l'intention de lancer parfaitement ce Betizfest 2017. Le public est encore peu nombreux pour le live du combo mais les titres sont salués comme il se doit. Fort d'un passage sur Canal + il y a peu, le quatuor pioche dans le meilleur de la discographie du mythique combo du Queens pour faire résonner la salle au son du Rock/Punk made in New York City. L'interprétation des chansons ne souffre aucun reproche, chacun maitrisant les titres, c'est carré, parfaitement exécuté, l'essence des titres est bien présente, cependant on pourra peut-être regretter une trop grande distance avec le public, un certain manque de folie, néanmoins le groupe proposera une belle entrée en matière en proposant une set-list parfaitement choisie.

N'oublions pas qu'ouvrir un festival est toujours une épreuve délicate et au final The Ramines s’en sort plutôt bien
Cependant une petite inquiétude pointe le bout de son nez au niveau du son, sans être mauvais celui-ci manque cruellement de fréquence basse et rend la sonorité globale bien trop agressive.Le changement de plateau est bien rodée et le timing est totalement respecté (ce qui sera le cas pendant tout le Fest, félicitations à l'équipe du plateau pour cette gestion).



Après des années, Les Rats, grande figure du Punk Rock Français des années 90 sont de retour pour un Grand Rat Tour!
Une chose est certaine le public ne les a pas oublié et la salle se remplit dès les premiers accords. Le concert reprendra les grands moments de la discographie des Rats sans oublier la cover de « Paris s'éveille »  de Dutronc qui figurait sur l'album C'est bien parti pour ne pas s'arranger dans le quels on retrouve également « Enfants à problèmes » (présent sur la version CD de l'album) qui sera également joué ce soir. Le groupe est en forme et satisfait de retrouver la scène, bref d'être là et de nous apporter leur verve punk rock intacte et sincère. Les textes résonent avec toujours autant de lucidité et d'à propos.


Encore une fois le son viendra gâcher le set du groupe, toujours pas de fréquence basse et les solos sont quasi inaudibles. Fort heureusement l'énergie et la sincérité des musiciens permettront de passer au-dessus de cet aléa sonore et de profiter du passage dans le nord d'un groupe phare avec Les Sheriff et Parabellum dans la mouvance Frenchy Punk Rock des nineties.

No One Is Innocent prend place une petite demi-heure après, le son semble un peu meilleur mais le manque de basse est encore trop marqué. No One Is Innocent va proposer un concert de très grande qualité, le groupe balance « La Peau » et joué en 2017, le titre n'a pas pris une ride, c'est toujours ce rouleau compresseur de MetalFusion.



Les samples complètent parfaitement l'ambiance des titres, conférant en live une urgence et une pression qui ne faiblit à aucun instant. Dans la fosse, c'est la furie totale, le groupe a totalement retourné le public dès le premier morceau et proposera une revue en bonne et due forme de sa discographie, « Nomenklatura » « Djihad Propaganda »  « Silencio »  feront mouche à chaque fois. le contact entre Kemar et le public lui n'on plus ne faiblira jamais, le frontman est totalement à l'aise. Un live de folie  No One Is Innocent marque le premier gros coups de ces deux jours, un pur moment de musique live où énergie et plaisir se tirent la bourre.



Prêt pour un deuxième concert d'ouf...? Et bien c'est Tagada Jones qui va s'en charger, les Bretons promènent leur mix de Punk Hardcore Metal depuis maintenant vingt ans et après une récente tournée avec Sick Of It All (excusez du peu...) ils viennent poser leur valise le temps d'une heure à Cambrai.



Le backdrop de l'album La Peste Et Le Choléra surplombe la scène. Le quatuor s'installe, l'énergie du combo est intacte et celle-ci est communicative. Waner à la basse est un vrai feu follet, un kangourou dans un corps d'homme. C'est un vrai plaisir de voir le groupe si complice, en grande forme et comme toujours offrant un tourbillon de bonne humeur énergisant. Niko est d’une proximité et d’une humanité sans artifices avec la salle qui est quasi pleine et qui répond du tac au tac aux interventions du guitariste/chanteur.




Tagada Jones laisse la place avoir salué son staff, les corps transpirent et les voix commencent à s’érailler d’avoir trop donné
La soirée de cette première journée touche à sa fin mais se sera après les légendaires Sick Of It All que le Palais Des Grottes nous laissera aller glaner quelques heures de repos.




La salle s’est curieusement légèrement dégarnie pendant le changement de plateau mais rien de bien méchant, la fosse est encore bien remplie et reste bouillonnante en attente du Hardcore pur jus du combo New-Yorkais
Le groupe a démarré sa carrière dans les années 80, qui l'eu cru tant le set respire la fraicheur et on a plutôt le sentiment de voir un groupe de jeunôt défendant son premier album. Un bonheur de voir le groupe avec toujours autant d'enthousiasme qui puise pour cette tournée des trente années d'existence du groupe dans tout son répertoire, on aura même l'honneur de très vieux titres qui sonnent encore tellement actuels.


Quelle énergie! quelle furia sur scène! la pression ne retombe jamais, Lou Koller ne lâchant pas le public un seul instant pendant et entre les titres, alors que son frère Pete comme à son habitude arpente la scène et jump comme un diable sorti de sa boîte. Un set de fou furieux, endiablé et rageur. Malheureusement, encore et le manque de fréquence basse  altérera un son pourtant comme pour No One Is Innocent et Tagada Jones bien plus précis et clair, vraiment dommage car les gars du Queens on mit le paquet pour clôturer cette soirée et laisser dans nos esprits ce pour quoi leur NYHC nous fait grave tripper.